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F. Bayrou sur les affaires : "La politique en pâtira si les politiques sont complices"

Entretien sur l’émission Radio France politique

dimanche 11 septembre 2011, par FrédéricLN

11 septembre, Massoud et l’Afghanistan ; le Centre ; Robert Bourgi, Clearstream et autres affaires ; la production en France, la dette et le programme socialiste ; l’éducation ; les langues régionales et les regroupements forcés de communes…

"Un des collaborateurs de Nicolas Sarkozy accuse son prédécesseur d’avoir reçu de ses mains des millions et millions en argent liquide, à l’époque où ils étaient au pouvoir, et dans la perspective du financement de campagnes électorales ! Il faut que le procureur de la République ouvre une enquête préliminaire sur ces allégations. C’est une ambiance insupportable pour des citoyens d’une démocratie normale. Une succession d’affaires, qui tombent tous les mois : rétrocommissions des frégates de Taiwan, affaire Tapie et ainsi de suite… Une des raisons pour lesquelles je me suis éloigné du cœur de l’Etat, c’est celle-là. Il y a présomption de présence, au cœur de l’État, depuis des années et des années, et sous la gauche aussi, de réseaux qui mettent en question le lien de confiance entre le citoyen et le pouvoir démocratique. Pour moi, « démocratie » signifie : les cartes sont sur la table."

François Bayrou : Le 11 septembre c’est de l’Histoire, c’est-à-dire du présent.

Tout d’un coup, la plus grande puissance de l’Occident a découvert son extrême fragilité, sa paralysie absolue, en face d’actes suicidaires. On pouvait frapper le cœur même de ce qui apparaissait comme « l’Empire ».

J’ai vécu le 11 septembre dans une très grande émotion, non seulement parce que ce qu’on voyait était écrasant de terreur, mais parce qu’il y avait deux jours pleins que je vivais dans l’idée de la mort de Massoud — le commandant Massoud, que nous avions fait venir au Parlement Européen, avec Philippe Morillon.

La première personne au monde qui ait parlé devant moi d’al Qaïda et de bin Laden, c’était Massoud. « Tu sais, il y a un réseau international dirigé par un milliardaire, et ce qu’ils veulent, c’est la déstabilisation absolue du monde »… C’était si fort que j’ai cru qu’il y avait chez Massoud un peu d’exagération, de théâtralisation du conflit interne de son pays, l’Afghanistan.

A la mort de Massoud, j’ai fait ce qu’on appellerait aujourd’hui un twitt à mes amis : « C’est le commencement d’une nouvelle guerre mondiale. »

Une grande force s’était mise en mouvement, une force de contestation absolue de nos règles de vie.

La vie et la mort, normalement, ça constitue une barrière infranchissable, intangible. Cette succession d’événements, la mort de Massoud et le 11 septembre, j’ai toujours pensé qu’il y avait un lien entre les deux : cette contestation radicale : « tu m’humilies, donc je vais te tuer au risque de ma propre mort ».

Je pense qu’il faut (retirer nos forces d’Afghanistan) de façon ordonnée. Il n’est pas facile d’y gagner une guerre. La ligne à suivre : une transition ordonnée. Mettre en place les instruments d’un ordre, pour que le chaos n’y revienne pas.

L’intervention a été décidée, je vous le rappelle, à l’unanimité des forces politiques françaises…

Q - L’avocat Robert Bourgi, une sorte de « Monsieur Afrique » héritier des réseaux Foccart, raconte avoir remis en mains propres au président Chirac des valises de billets, des millions d’euros… en provenance de chefs d’État africains. Pour Dominique de Villepin, ces allégations sont « mensongères et indignes ».

FB : C’est pas rien, ce qui se passe ! Un des collaborateurs présentés comme principaux du président de la République actuel, Nicolas Sarkozy, accuse avec profusion de détails le précédent président de la République, de la même famille politique, et le secrétaire général de l’Élysée de l’époque, d’avoir reçu de ses mains des versements de millions et millions en argent liquide, à l’époque où ils étaient au pouvoir, et dans la perspective du financement de campagnes électorales !

Il y a une conséquence directe à en tirer : il faut que le procureur de la République ouvre une enquête préliminaire sur ces allégations.

Je ne sais pas qui est ce M. Bourgi, je ne l’ai jamais rencontré, j’ai lu dix papiers sur son rôle auprès des présidents africains, il a été honoré par le Président de la République en des mots très falletteurs…

Ceci nous ramène à une ambiance insupportable pour des citoyens d’une démocratie normale.

Nous vivons une succession d’affaires, qui tombent tous les mois : rétrocommissions des frégates de Taiwan, affaire Tapie et ainsi de suite… on découvre qu’à l’intérieur même de la République, il y a des pratiques – ou des soupçons de pratiques – insupportables.

Q – Est-ce que vous les découvrez, comme nous (journalistes) les découvrons ? Ça renvoie à une époque où vous étiez au cœur de l’État, vous-même ?

Une des raisons pour lesquelles je me suis éloigné du cœur de l’Etat, c’est celle-là. Si vous voulez relire le discours que j’ai fait à la tribune de l’Assemblée Nationale en votant la censure au moment de l’affaire Clearstream ! Je m’en suis expliqué à différentes reprises dans le livre « Abus de pouvoir », il y a trois ans.

Pour moi, « démocratie » signifie : les cartes sont sur la table. Or ce que je découvre, la multiplication de réseaux qui mêlent le monde des affaires et le monde politique, les influences toutes mystérieuses, m’amène à dire : en France, depuis des années et des années, les cartes se jouent sous la table, sans que personne, les citoyens ni les journalistes…

…Entre nous, les journalistes, quand ils fouillent, ils trouvent ! Vous dites « on ne savait pas » ?… Moi, j’observe qu’il y a désormais quelques organes de presse, sur internet ou sur papier, qui font des pas décisifs en avant.

Je sais que l’affaire Tapie, par exemple, n’aurait pas été dévoilée si quelques hommes politiques très peu nombreux, et quelques journalistes très peu nombreux aussi, n’avaient pas décidé d’aller voir ce qu’il y avait, sur cette affaire tellement invraisemblable, qu’il était impossible de l’expliquer par la raison et par la justice !

Il y a présomption de présence, au cœur de l’État, depuis des années et des années, et sous la gauche aussi, de réseaux qui, pour un républicain, mettent en question le lien de confiance entre le citoyen et le pouvoir démocratique.

Q – Il y a des risques qu’au final, ce soit la politique en pâtisse, et que les gens n’aient plus confiance ? (de ces révélations ? ou de la corruption elle-même ? la question n’est pas claire).

R - La politique en pâtira si les politiques sont complices, coresponsables, silencieux, en face de tout ça. Or il existe une dynamique politique, que depuis des années je porte, et qui a refusé de se taire en face de tout ça.

Un des enjeux de l’élection présidentielle qui vient, c’est que désormais, ces protections occultent ne pourront plus jouer.

Je ne me suis jamais engagé avec l’idée qu’en soutenant tel ou tel autre, je puisse en recevoir un avantage. Mon engagement, c’est de repartir des principes. « Principes », princeps, c’est le premier pas nécessaire pour reconstruire.

La certitude qu’il y ait au sommet de l’Etat des femmes et des hommes inaccessibles à la corruption, à l’influence, à la pression, ben… c’est le premier pas à franchir pour que ça se reconstruise à partir de 2012.

Une des garanties que les Français auront dans le projet que je leur présenterai, c’est un candidat à la Présidence de la République qui ne sera prisonnier d’aucune de ces forces de pression. Un garant, pour qu’on sache que la Justice doit aller jusqu’au bout.

Q – Ecoutez ce qui a été dit de vous par l’un de vos anciens amis, Dominique Paillé. (Bobino de Dominique Paillé évoquant un deal Sarkozy-Bayrou).

R – Non, Monsieur. Ne sont pas mes amis, les gens qui passent leur vie à mentir et trahir. Ceux-là croient que les autres sont comme eux.

Et il se trouve que je n’appartiens pas à cette manière d’être. Ma démarche est claire et transparente, et je n’ai rien à faire avec ce type de « personnalités ».

Q – Dominique Paillé dit que vous n’irez pas aux présidentielles et que vous allez vers un accord avec Nicolas Sarkozy ? Pouvez-vous nous confirmer (le contraire) ?

R – C’est dire — vous garderez le bobino de cette conversation ! — c’est dire l’extrême perspicacité, la sensibilité aiguisée de ces gens … ils se trompent, comme toujours, sur toute la ligne.

Ils étaient au gouvernement quand les décisions les plus dévastatrices ont été prises — contre les principes qui sont les nôtres, contre les idées élémentaires de justice, de droit et de loi, de refus du népotisme… — et qu’ont-ils dit ? Rien, ils ont applaudi ! Et aujourd’hui, ils se présentent comme des ennemis du pouvoir, simplement parce qu’ils n’ont pas eu les promotions qu’ils souhaitaient !

Ce n’est pas ça, le centre.

Il y a des centaines d’élus qui ont cru, de bonne foi sans doute, c’est que le centre était à droite. Moi je n’ai jamais cru ça ! J’ai cru une chose simple, c’est que le centre est au centre ! Si le mot « centre » a un sens, c’est qu’il n’est précisément pas dépendant d’un camp !

Aujourd’hui, ce débat tranché : eux-mêmes disent que cette expérience était un échec, qu’ils se dressent contre !…

Notre devoir est de reconstruire un Centre qui permette à la France de répondre aux questions qui sont les siennes.

Q – Nicolas Sarkozy aimerait mieux que ce soit vous qui soyez candidat ?

R – C’est ce qu’on raconte dans le monde des manœuvriers, ceux qui croient qu’on ne peut faire de la politique que pour truquer.

Il se trouve que j’appartiens, certains diront que c’est par provincialisme, ou par idéal, au monde de ceux qui ont refusé d’être des manœuvriers. Sinon je serais aujourd’hui, vous le savez, chamarré de galons et de chapeaux à plumes.

Quand vous faites de la politique en vous préoccupant des coups tordus, du billard à trois bandes, vous vous intéressez à ce genre de questions. Je ne suis pas dans cette démarche. Depuis le premier jour du mandat que Nicolas Sarkozy a reçu et que j’ai essayé d’empêcher, j’ai pensé que les options étaient contradictoires avec ce que je croyais de la France. Et les résultats sont là !

Ce que je crois, c’est que Sarkozy n’est même plus la question. La question, ce n’est plus les rivalités pour devenir capitaine, c’est l’état du bateau. C’est : comment on peut faire pour sortir le pays de sa situation ?

Il est impossible de s’en sortir avec les options prises par chacun des deux camps.

C’est une question de salut national.

Pour cette situation du pays, il est impossible de gouverner sans rassembler tous ceux qui partageront le diagnostic de ce qu’il faut faire.

Q – Est-ce que pour une union nationale, vous pourriez rejoindre Nicolas Sarkozy ?

R – Je ne suis pas là avec l’idée de devenir, pour quelque avantage que ce soit, supplétif du PS ou de l’UMP.

Je suis là pour que le pays échappe à une tenaille dangereuse pour son avenir. Ni la majorité de l’UMP et de ses satellites, ni la majorité du PS et de ses satellites, ne sont en situation de répondre à cet « état d’urgence ».

De partout – le livre de Jean Peyrelevade « Etat critique », ou lisez ce qu’écrit Hubert Védrine – de partout se lèvent des gens pour dire : la situation devient hors contrôle.

Q – Nous allons aborder un sujet qui vous tient à cœur, celui de l’éducation. François Hollande a proposé la recréation de 60 à 70000 postes sur la durée du quinquennat : enseignants, psychologues scolaires, infirmiers…

R – Ce qui me navre et me désespère, ce sont les bêtises auxquelles conduisent les primaires internes. Il y a 15 jours, François Hollande se singularisait, et j’en était heureux, en disant : « moi, je ne ferai plus de promesses excessives ». Quand Martine Aubry annonçait « j’augmenterai de x% le budget de la Culture », il répondait « je veux pas faire de promesses de cet ordre ». Eh bien, on est retombés dans l’ornière. Ça conduit, ces espèces de prises de contrôle des formations politiques par les ailes les plus radicales, les plus irréalistes.

Q – Mais en 2007, vous vouliez sanctuariser les moyens de l’Éducation Nationale…

R – Mais la situation du pays a beaucoup empiré ! Je ne sais pas si vous regardez les chiffres : 2007, l’endettement était de 60%, il va atteindre plus de 90% !

Q – Vous n’auriez pas tenu vos promesses ?

R – Non, je n’aurais pas laissé le déficit déraper comme ça !

60% et 90% de quoi ? Du travail de tous les Français, et de toutes les entreprises françaises, pendant une année pleine !

On ne peut pas se laisser aller à la facilité de penser qu’on va se remettre à créer des postes !

Le programme du PS : 300000 emplois-jeunes sur fonds publics, retour à la retraite à 60 ans, une allocation générale pour tous les étudiants, augmentation du budget de la Culture, création de 10000 postes de policiers,… 60000 postes dans l’Éducation ?

Moi, comme citoyen, je dois tenir un cap : pas de promesses impossibles à tenir !

Il serait extrêmement dangereux, même symboliquement, de faire croire qu’en claquant des doigts, on pourrait recréer 60 ou 70000 postes. C’est déjà un grand exploit de maintenir, de s’engager à maintenir, sur la longue durée, les moyens de l’Éducation.

Q – Vous vous engagez à maintenir ces moyens ?

R - Exactement. Et c’est exactement ce que François Hollande défendait il y a 8 jours. Et j’imagine que la situation n’a pas changé en 8 jours ? Sauf qu’elle a empiré !

Je veux dire aux familles et enseignants que (la réussite), ce n’est pas seulement une question de moyens, c’est une question d’organisation du système éducatif, de changements à apporter. Par exemple on pourra mettre des étudiants avec une bourse dans les établissements scolaires, pour faire l’aide aux devoirs, comme surveillants, moniteurs, tuteurs. Il y a tout à faire en inventant autre chose que des créations de poste. Quand bien même on le voudrait, on ne pourrait pas !

Les amis de M. Hollande en Espagne (dont la dette est de 30% inférieure à la nôtre, et dont la production industrielle est plus importante que la nôtre), ont fait voter la règle d’or, M. Zapatero la laisse au pays comme héritage.

Q – Qu’est-ce que peut se passer pour la Grèce ? Un scénario catastrophe ?

R – Il y a devant nous un scénario dangereux : que la Grèce dise "je suis en situation de surendettement, je ne peux plus payer".

Alors, ceux qui prêtent, dans le monde, vont comprendre qu’une dette en euros n’était pas protégée par l’euro. Et vont examiner les emprunteurs tête de pipe par tête de pipe !

Et pour la France, ce sera une heure de vérité : on découvrira, par l’augmentation des taux d’intérêt, la fragilité de notre pays.

Et on verra quels hommes politiques auront assez d’honneur, de responsabilité et de sérieux pour s’engager à écarter à partir de 2012 les dérives — les dérives au sein de la République, les affaires, et les déséquilibres du pays.

Q – Alors, on peut la voter en 2012 ?

Georges Bidault (qui a été le président du Conseil National de la Résistance, a écrit dans le journal L’Aube, le jour des accords de Munich, alors que tout le monde applaudissait : « quand il s’agit de dire non, le meilleur moment, c’est le premier ».

Si les forces politiques de France disaient au monde : « nous, on va s’engager ensemble, même si on va être en compétition dans quelques jours ; nous excluons les dérapages »…

Q – Mais la Grèce ne tient pas ses engagements, qu’est-ce qu’on fait ?

R – Les affaires de la Grèce sont des problèmes pour la Grèce, ce sont des problèmes pour nous. Je propose de résoudre au moins les problèmes pour nous ! En faisant le choix de la seule politique possible, crédible, durable comme on dit en écologie, pour le long terme.

Q – La solution n’est plus en Europe, alors ?

R – La solution est en Europe, mais pour l’instant, ils ne la trouvent pas. Alors le moins qu’on puisse faire, c’est assainir nous-mêmes la situation de la France.

Q – Est-ce que l’État doit entrer dans le capital des banques, pour mieux contrôler ce qui se passe ?

R – Bon… Si les banques, à nouveau, sont placées en situation de déséquilibre tel qu’elles doivent faire appel (à l’État)… j’ai soutenu, il y a 2 ans, 3 ans, l’idée que l’État prenne une participation dans les banques : je la soutiens encore aujourd’hui !

Mais la question principale de la France, ce n’est pas les banques, le système financier inernational, c’est que nous ne produisons plus !

Pourquoi on s’endette ? Pourquoi il n’y a plus de pouvoir d’achat ? Pourquoi on ne peut plus payer les services publics ? Pour une raison très simple, c’est que les ressources françaises s’en vont, par dizaines et dizaines de milliards par an, nous sommes obligés d’acheter beaucoup plus que nous ne vendons, parce que nous ne savons plus produire en France !

Pour un pays qui fait des avions, des satellites, des hélicoptères, de la pharmacie, c’est incroyable que nous en soyons là ! Il faut résoudre cette question, sinon nous irons de faillite en faillite.

Q (France Bleu Béarn) – Quelle politique vous envisageriez pour les langues régionales ? Est-ce un luxe ?

R – Ce n’est pas un luxe, c’est un droit. Les langues régionales, ça fait partie du trésor culturel du pays. Je sais bien que beaucoup de gens qui ne les parlent pas n’ont pas ce sentiment, et s’interrogent… Mais vous savez, au Japon, le japonais est classé trésor national ! Pour moi, les langues de France, et elles sont riches et nombreuses, le breton, le basque, les langues de la grande familles occitane où se trouvent le gascon et le béarnais,… ces langues ont besoin d’être transmises autrement qu’à reculons.

Je soutiens l’idée qu’il y ait des moyens pour ces langues, aussi bien audiovisuels, que les écoles, que comme vous savez j’ai sauvées, comme Ministre de l’Éducation Nationale, aussi bien les ikastolas que Diwan ou que les calendretas occitanes, en les faisant entrer dans le cadre du contrat avec l’État.

Q – Vos élus s’inquiètent de la réforme territoriale, des interventions des préfets pour forcer les communautés de communes à s’unir…

R - Cette réforme est mal inspirée, maladroite, et aura des résultats contraires à ceux qu’elle prétend entraîner. Pour deux raisons.

La première : croire que plus gros, c’est mieux, « big is beautiful » c’est une erreur. En matière de proximité, plus c’est gros, plus c’est loin, et plus ça coûte cher !

La deuxième : c’et une tès mauvaise idée de l’imposer par le haut, par les services de l’État, qui ne connaissant pas bien les nuances de la vie politique locale. Nom d’une pipe, laissez les gens faire ce qu’ils veulent ! Les élus veulent, exerçant leurs responsabilités locales, les exercer réellement, en responsables de premier rang !

Q – Avez-vous une pensée pour la mairie de Pau ?

R – J’ai une pensée pour tout ce qui se passe à Pau, ville dont je suis élu depuis longtemps, mais ce n’est pas le lieu de dire ce que je pense sur Pau !

Q – question Twitter : « comment allez-vous financer votre campagne ? »

R – Facilement. Nous avons l’autonomie financière, et nous sommes les seuls, dans l’espace du Centre. C’est bête pour les autres, mais impossible à contredire !

Q – « Combien d’heures de travail pour écrire votre dernier livre ? »

R – Dix semaines.

Q – « François, tu cherches toujours le rassemblement avant une élection, et le reste du temps, tu lâches tout le monde, pourquoi ? »

R – Je n’ai jamais lâché personne, et personne ne peut, à ce jour, dire que je l’ai lâché.


Voir en ligne : Vidéo de l’émission