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La faillite de la France, "ce sont les pauvres qui en souffriraient le plus"

François Bayrou ce 13 mars 2011 sur "C politique"

, 13 mars 2011

Vu 1844 fois | 1 commentaire(s) | Noté 4.8/5 par 05 votant(s)

La Grèce et d’autres Etats européens s’avèrent au bord de la faillite, malgré les plans successifs de l’Union européenne et du FMI. Les agences de notation dégradent leur notation, les taux d’intérêt qu’ils doivent payer augmente… Interrogé sur ce retour de la crise, François Bayrou réagissait aujourd’hui sur France 5.

Je pense qu’il faudrait une agence de notation européenne publique, pour qu’il y ait de la transparence et du contrôle.

Je trouve qu’on s’est mal comportés avec la Grèce. L’UE devrait avoir pour vertu de garantir à ses membres que, pour sortir des difficultés, ils auront accès au crédit au meilleur taux possible. Sur cette affaire de la Grèce, il y a eu des propos allemands extraordinairement blessants : ‘vendez vos îles !’ C’est extrêmement blessant et c’est dangereux.

(Et annuler une partie de la dette ?)

Si vous annulez une partie de la dette, vous mettez par terre tout l’édifice. Je ne suis pas de cet avis extrême ; encore qu’il y ait des économistes qui nous disent que ça nous pend au nez.

Des puissances, par exemple la Chine, sont en embuscade. Les pays européens forment un ensemble, cet ensemble devrait être autonome ; éviter d’avoir, à l’intérieur, la création d’une dépendance à l’égard d’ensembles qui les tiendraient pour l’avenir…

Le FMI a une vision du monde, économique, qui est inchangée depuis des années, et qui est extrêmement lourde pour les pays qui ont affaire avec lui : si on peut éviter l’intervention du FMI, c’est mieux ! Voilà pourquoi nous devons aller vers l’équilibre budgétaire.

(Peut-on le faire sans récession ?)

Si on ne va pas vers l’équilibre, les peuples souffriront jusqu’à pleurer des larmes de sang. Si un pays comme le nôtre ne pouvait payer sa dette, ce sont les pauvres qui souffriraient le plus. Quand un pays est en déséquilibre – regardez l’Argentine !… (…)

Les mauvais bergers, ceux qui prétendent qu’il n’y a qu’à dépenser comme on le fait depuis des années, ceux-là nous conduisent à la catastrophe.

(Et les hôpitaux, et les écoles ?)

Il faut faire marcher des hôpitaux, des écoles, et il faut en même temps réaliser des économies, et avoir une contribution juste en impôts. Les phrases (du gouvernement) sont optimistes, la réalité est beaucoup plus inquiétante !

J’ai un critère pour l’élection présidentielle qui vient : ceux qui ont des promesses excessives sont des gens dangereux pour le pays.

Je suis défenseur du principe de l’ISF ; en trouvant une nouvelles manière de le calculer qui sera plus juste, qui fera qu’on le paye à proportion de son patrimoine, et que ce ne soient pas les plus riches qui soient exemptés. Je suis pour qu’on crée une tranche à 45% de l’impôt sur le revenu. La TVA, c’est une réflexion qu’il faudra avoir.

J’avais dans la campagne présidentielle de 2007 avancé une idée : que l’on crée pour chaque entreprise deux emplois sans charges, pour faire repartir la création d’emplois… et mon idée était de le financer par un point de TVA supplémentaire, pour faire en sorte que les consommateurs participent à cet effort.


PS - "MarianneRepublique" a publié un résumé de cette émission sur lepost.fr.

Noté 4.8/5 (05 votants)

La réponse de Marie-Anne Kraft

Posté le 14 mars 2011, à 12h 20mn 59s
La faillite de la France, "ce sont les pauvres qui en souffriraient le plus"

Corriger : émission "C politique" et non "C dans l’air". Voir aussi mon résumé + un lien sur vidéo ici : http://www.lepost.fr/article/2011/03/14/2433592_francois-bayrou-a-c-politique.html

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