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38 ans, informaticien, marié et père de 2 enfants, habitant à Saint Laurent du Var dans les Alpes Maritimes (France).
» PACA
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Les militants qui ont suivi un peu la vie interne du Mouvement Démocrate en PACA, auront noté que Marseille est la tête de pont, avec une étrangeté locale, une double présidence de Jean-Luc Bennahmias et Xavier de Peretti ; contrairement aux autres départements qui n’ont qu’un seul président. Ils se sont partagé le leadership dans les Bouches du Rhône, et donc de fait sur la Région en raison du poids démographique du mouvement des Bouches du Rhône. J’ai vaguement perçu que cela n’était pas un problème pour la présidence du MoDem 06, mais il faudrait leur demander pour être sûr.
Après les Européennes, où Jean-Luc Bennahmias était tête de liste, on s’attend à ce que Xavier de Peretti le soit pour les Régionales, ce qui serait cohérent, d’autant que dans un interview, Jean-Luc Bennahmias avait dit qu’il ne serait pas à nouveau candidat à la région où il a été élu en 2004. A moins qu’il y ait une fronde des autres départements, on aurait donc une tête de liste probable, et les 5 suivants forcément issus de chacun des départements de la région. Pour le reste de la liste, panachage classique des hommes et femmes en fonction du département et des profils à mettre en avant. Sur une liste de 123, il y aura de quoi se divertir.
Amusons-nous a faire des règles de trois grossières sur les précédents scrutins pour dégager des ordres de grandeur.
Le FN faisait 22% en 2004. Il a perdu une partie de son électorat qui aime bien Sarkozy, donc l’UMP devrait être en mesure de prendre la majorité grâce à ces voix. Sauf qu’en 2004, il y avait l’UDF alliée à l’UMP. Disons que la moitié des électeurs de l’UDF regardera ailleurs si on leur propose autre chose qui tient la route [1]. Donc ce que l’UMP gagne à l’extrême droite, il le perd au centre.
Les Verts étaient associés au PS en 2004 et ont eu 8 élus. Cette fois-ci, ils voudraient bien partir sous les couleurs d’Europe Écologie, quitte à y inclure le MoDem. L’idée serait séduisante et me plairait assez. Des 16% aux Européennes, Europe Écologie pourrait espérer qu’il en reste 8 ou 9, et le MoDem avec le même ordre de grandeur, on arrive à 15 à 20% avec des accords de second tour avec le PS pour obtenir des vice-présidences et des portefeuilles intéressants. Ni le PS ni l’UMP ne peuvent être majoritaire sans les Verts ou le MoDem, à moins de s’associer avec le FN. Honnêtement si les électeurs nous suivaient, un pivot Vert-MoDem serait passionnant. Personnellement, je considère qu’une région à gauche est un contrepoids indispensable à notre département des Alpes-Maritimes à 65% sarkozyste.
Reste que les présumées tractations en île de France, si elles se concrétisaient, pourraient laisser envisager un ralliement dès le premier tour du MoDem au PS. Ce serait une erreur à mon avis, mais simplifierait grandement la cuisine électorale. Par contre, les électeurs du MoDem auraient du mal à le digérer, et si les Verts, qui draguent une partie de notre électorat, partent seuls, ils les récupéreraient facilement, actant d’un MoDem à moins de 10%, avec une perte d’autonomie manifeste.
L’université de rentrée du MoDem sera le lieu de débat sur ce sujet et je ne vous cache pas que j’ai un peu les boules de pas pouvoir concilier la campagne cantonale de Fabien qui se termine le 5 septembre et cette université de rentrée qui se tient du 4 au 6. J’aurais aimé voir si le MoDem va rester sur sa ligne d’indépendance ou l’abandonner.
Nouvelle version du billet publié initialement sur mon blog sous le nom "Régionales, mes spéculations 8 mois avant".
[1] Je pars de l’idée (absolument sans chiffre et grossièrement à la louche) que la moitié des électeurs de l’UDF soutient le MoDem. Le reste de l’électorat Modem n’étant pas forcément issu de l’électorat UDF qui pesait environ 10%.
"La culture n’est pas un luxe. C’est ce qui permet à tous les peuples, et à chacun de ceux qui les composent, de s’intéresser sur leur destinée. Sur ce qu’ils sont, leur héritage, le patrimoine de symboles, peut-être de valeurs qu’ils ont en commun, de manière à chercher le meilleur cap pour l’avenir.
Toujours les films de Souleymane Cissé font sortir des questions enfouies au sein des peuples, des familles. Parce qu’il pense que les faire s’exprimer, là est la libération et le progrès.
Les griots, leur thème est le même : d’où venons-nous ? qui sommes-nous, cousins ? quel cousinage y a-t-il entre communautés, entre peuples, entre identité ? Quel est le pacte qui fait que des cousins vivent éternellement en paix ?
Quand on se dispute avec sa famille, c’est le thème du film "Yeelen" de Souleymane Cissé, c’est une déchirure intérieure profonde.
D’où aussi, une conception d’une certaine communauté politique. De quel héritage devons-nous être les défenseurs ? Qu’est-ce ça peut prendre comme visage pour l’avenir ? C’est la question même du développement.
Cette réconciliation nécessaire au développement entre le passé, le présent et le futur, cette grande cicatrisation, c’est la condition même pour que les peuples prennent confiance en eux, et pour que les plus jeunes puissent atteindre à cet exercice supérieur de l’humanité, qu’est la création.
Je crois que l’homme est fait pour créer. Création artistique, recherche, création économique, c’est le même acte (d’) êtres humains, qui font que le monde qui viendra après eux sera enrichi.
La culture ouvre à la création. La culture permet à tous les peuples de trouver en eux l’équilibre, une manière d’être qui rende pacifique, bien avec soi-même, c’est la condition pour éviter les guerres, les misères, les déchirures, tout ce qui empêche le développement."
Retranscription partielle et avec coupes, seule le prononcé fait foi.