« retour à l'accueil France Démocrate, Le journal de la démocratie en mouvement
»«
»«

Contribuer au site Syndiquer le site Impression Contact Plan du site

» PACA

Régionales en PACA : mes spéculations orange

, 29 août 2009

Vu 1794 fois | 0 commentaire(s) | Noté 4.0/5 par 02 votant(s)

Contrairement à Christophe Ginisty pour l’île de France, j’affirme n’avoir aucune information sur ce que pourrait faire le MoDem en région PACA ! Mais je vais m’essayer, depuis les Alpes Maritimes, à un petit pronostic spéculatif.

Une tête de liste

Les militants qui ont suivi un peu la vie interne du Mouvement Démocrate en PACA, auront noté que Marseille est la tête de pont, avec une étrangeté locale, une double présidence de Jean-Luc Bennahmias et Xavier de Peretti ; contrairement aux autres départements qui n’ont qu’un seul président. Ils se sont partagé le leadership dans les Bouches du Rhône, et donc de fait sur la Région en raison du poids démographique du mouvement des Bouches du Rhône. J’ai vaguement perçu que cela n’était pas un problème pour la présidence du MoDem 06, mais il faudrait leur demander pour être sûr.

Après les Européennes, où Jean-Luc Bennahmias était tête de liste, on s’attend à ce que Xavier de Peretti le soit pour les Régionales, ce qui serait cohérent, d’autant que dans un interview, Jean-Luc Bennahmias avait dit qu’il ne serait pas à nouveau candidat à la région où il a été élu en 2004. A moins qu’il y ait une fronde des autres départements, on aurait donc une tête de liste probable, et les 5 suivants forcément issus de chacun des départements de la région. Pour le reste de la liste, panachage classique des hommes et femmes en fonction du département et des profils à mettre en avant. Sur une liste de 123, il y aura de quoi se divertir.

Tambouille électorale

Amusons-nous a faire des règles de trois grossières sur les précédents scrutins pour dégager des ordres de grandeur.

- Le FN faisait 22% en 2004. Il a perdu une partie de son électorat qui aime bien Sarkozy, donc l’UMP devrait être en mesure de prendre la majorité grâce à ces voix. Sauf qu’en 2004, il y avait l’UDF alliée à l’UMP. Disons que la moitié des électeurs de l’UDF regardera ailleurs si on leur propose autre chose qui tient la route. Donc ce que l’UMP gagne à l’extrême droite, il le perd au centre.

- Les Verts étaient associés au PS en 2004 et ont eu 8 élus. Cette fois-ci, ils voudraient bien partir sous les couleurs d’Europe Écologie, quitte à y inclure le MoDem. L’idée serait séduisante et me plairait assez. Des 16% aux Européennes, Europe Écologie pourrait espérer qu’il en reste 8 ou 9, et le MoDem avec le même ordre de grandeur, on arrive à 15 à 20% avec des accords de second tour avec le PS pour obtenir des vice-présidences et des portefeuilles intéressants. Ni le PS ni l’UMP ne peuvent être majoritaire sans les Verts ou le MoDem, à moins de s’associer avec le FN. Honnêtement si les électeurs nous suivaient, un pivot Vert-MoDem serait passionnant. Personnellement, je considère qu’une région à gauche est un contrepoids indispensable à notre département des Alpes-Maritimes à 65% sarkozyste.

- Reste que les présumées tractations en île de France, si elles se concrétisaient, pourraient laisser envisager un ralliement dès le premier tour du MoDem au PS. Ce serait une erreur à mon avis, mais simplifierait grandement la cuisine électorale. Par contre, les électeurs du MoDem auraient du mal à le digérer, et si les Verts, qui draguent une partie de notre électorat, partent seuls, ils les récupéreraient facilement, actant d’un MoDem à moins de 10%, avec une perte d’autonomie manifeste.

L’université de rentrée du MoDem sera le lieu de débat sur ce sujet et je ne vous cache pas que j’ai un peu les boules de pas pouvoir concilier la campagne cantonale de Fabien qui se termine le 5 septembre et cette université de rentrée qui se tient du 4 au 6. J’aurais aimé voir si le MoDem va rester sur sa ligne d’indépendance ou l’abandonner.


Nouvelle version du billet publié initialement sur mon blog sous le nom "Régionales, mes spéculations 8 mois avant".

Je pars de l’idée (absolument sans chiffre et grossièrement à la louche) que la moitié des électeurs de l’UDF soutient le MoDem. Le reste de l’électorat Modem n’étant pas forcément issu de l’électorat UDF qui pesait environ 10%.

Noté 4.0/5 (02 votants)

À la Une

Brèves - Voir toutes les brèves S'abonner aux brèves

Le dessin du jour