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La Jeunesse, véritable enjeu des régionales

, 7 août 2009

Vu 1452 fois | 2 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 04 votant(s)

81% d’abstention chez les 18-34 ans aux européennes. Ce chiffre aurait dû faire l’effet d’une bombe. Il n’a entraîné que de rares articles dans les médias. Ce record historique est pourtant un signal d’alarme qu’il ne faut surtout pas occulter. A huit mois du prochain scrutin, il est même urgent de se pencher sur le problème. Réconcilier les jeunes et la politique : serait-ce le véritable enjeu des élections régionales ?

La défiance du politique. Les jeunes et la politique, c’est l’éternel « je t’aime, moi non plus ». Les premiers ont du mal à voir quel impact aura leur vote, la seconde peine à trouver les mots pour intéresser. Dans les deux cas, force est de constater que ce sont les élus et les mouvements politiques les premiers responsables. Il faut dire que la Jeunesse n’est pas franchement leur préoccupation première…

Hors période électorale, rares sont les partis qui s’adressent aux jeunes. Le gouvernement lui-même fait mine d’ignorer les moins de trente ans. Qui se souvient que Roselyne Bachelot était ministre de la Jeunesse de 2007 à 2009 ? Ses interventions publiques sur ces questions sont presque inexistantes. La Jeunesse n’est finalement confrontée à la politique qu’en période de conflit social. Si les lycéens et les étudiants ne s’étaient pas mobilisés pendant des mois, instillant la crainte d’une radicalisation à l’Exécutif, jamais Martin Hirsch n’aurait été nommé Haut Commissaire. C’est seulement parce que l’Élysée craint que les manifestations ne reprennent à la rentrée, qu’il travaille à l’annonce d’un Plan Jeunes.

Comment, dans ce contexte, ne pas comprendre la défiance des jeunes vis-à-vis de la politique ? Et c’est sans compter les scandales, qui font les choux gras des médias et détériorent un peu plus chaque semaine l’image des élus. C’est sans parler des querelles intestines des partis, qui éclatent au grand jour et nous éloignent toujours un peu plus des préoccupations quotidiennes des citoyens. Dans pareille situation, comment peut-on encore convaincre un jeune d’aller voter ?

Un scrutin difficile à appréhender. En 2004, près de 45 % des 18-34 ans s’étaient abstenus aux régionales. Cette élection a pour défaut sa complexité, avec une proportionnelle partielle à deux tours, une prime majoritaire, des listes à l’échelle de la Région mais sur lesquelles figurent des sections départementales, … Si la décentralisation est entrée dans les mœurs, il reste difficile de cerner les compétences d’un Conseil régional, par rapport à celles de l’État, d’un département ou même d’une commune.

Pas facile pour un primo-électeur de s’y retrouver. Il ne fait donc aucun doute que la campagne devra commencer par un rappel du mode de scrutin et du fonctionnement d’une Région. Un effort didactique trop absent pendant les élections européennes. Et pourtant indispensable, si nous souhaitons que les électeurs aient toutes les cartes en main pour faire leur choix le moment venu, en particulier les plus jeunes.

Mettre en avant la vie quotidienne. Après ces éclaircissements, nous devrons être capable de montrer aux citoyens l’impact des actions du Conseil régional sur leur quotidien. Pour les lycéens, étudiants et jeunes actifs, le champ est vaste ! L’instance a en effet toute liberté de développer une politique Jeunesse ambitieuse, dans bien des domaines. Question ensuite de volonté et de priorités politiques.

Il est partie prenante dans la gestion des infrastructures scolaires (lycées) et universitaires, dans la formation, l’insertion professionnelle et l’emploi, dans la mobilité (locale mais aussi internationale), dans le logement (parc social, résidences CROUS, …), dans la santé avec la mise en place des Agences régionales de santé (ARS). Sans compter les loisirs, la culture, la vie associative, … Autant de possibilités et de perspectives d’améliorer la vie quotidienne des citoyens. Autant de raisons qui peuvent amener les jeunes électeurs, si elles leur sont expliquées, de mettre un bulletin dans l’urne et de faire ainsi entendre leur voix.

La Jeunesse : véritable enjeu des régionales. Parler aux jeunes ne nécessite pas de publier un programme spécifique à la Jeunesse. Il ne s’agit ni de cloisonner le débat ni de marginaliser les jeunes électeurs. Les candidats doivent en revanche prendre en compte ces problématiques tout au long de la construction de leurs programmes, dans chacune des parties. Il s’agit de remettre ces questions, tout aussi importantes que les autres, au premier plan. Ceci afin d’en finir avec l’éternel traitement de seconde zone qui laisse entendre aux 18-34 ans que leurs préoccupations ne valent pas la peine d’être défendues. En réhabilitant ces sujets, nous réhabiliterons en même temps les électeurs qu’ils concernent.

Le mouvement politique qui prendra toute la mesure de cet enjeu, sortira vainqueur des élections régionales. Non pas parce qu’il arrivera en tête, mais parce qu’il aura fait l’effort de s’intéresser à la vie d’une partie de la population trop souvent oubliée. Parce qu’il aura redonné goût aux jeunes générations en la chose politique. Parce qu’il aura ainsi porté un message d’avenir et de renouvellement.

J’ai bon espoir, bien évidemment, que ce mouvement politique capable de tant de changements et d’humanisme… ce soit le MoDem.

Noté 5.0/5 (04 votants)

La réponse de fondevallée

Posté le 8 août 2009, à 10h 20mn 05s
La Jeunesse, véritable enjeu des régionales

Juste un petit mot pour confirmer combien la jeunesse est au coeur des politiques régionales qui, à travers la formation, la stimulation de la recherche et de l’investissement industriel, l’aménagement du territoire, sans parler de la culture et du reste, est la collectivité l plus susceptible de donner un avenir aux jeunes et une perspective à la vie qu’ils essaient de se construire.

La réponse de Etoile66

Posté le 16 août 2009, à 15h 32mn 27s
Sauf que...

Sauf que les jeunes ne sont pas majoritaires dans le pays actuellement.

Et que pour gagner une élection il faut plus de 50% des suffrages exprimés.

N. Sarkozy l’a bien compris lui qui a pris la composition démographique du pays pour base de sa politique.

On peut rêver et émettre des souhaits, mais la dure réalité, c’est que les jeunes sont minoritaires et votent peu... donc pour gagner une élection, puisqu’il faut la majorité, il n’y a pas 36 solutions...

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