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Le compte-rendu le plus riche est sans doute celui de Christine Gérard, qui n’aura été freinée que par la batterie de son portable.
Elle commence sur les leçons tirées par François Bayrou des européennes :
"nécessité de suivi au jour le jour des mouvements d’opinion.
attente des français que nous ne soyons pas dans la mêlée mais au-dessus de la mêlée (position pas évidente) : allier fermeté et bienveillance.
ne veut pas dire qu’il faut que nous changions de ligne
... Il y a un immense espace électoral hors de la gauche et de la droite. ... L’abstention importante (est aussi un) message envoyé à la classe politique."
Christine Gérard relève les interventions de plusieurs conseillers et conseillères de la Drôme, du Doubs, de Paris, Seine-Saint-Denis, Guadeloupe, Sarthe, Haute-Savoie, Alpes de Haute-Provence, sur les européennes.
Céline Croisé les résume dans son compte-rendu publié par le blog Modem Goussainville :
"le manque d’organisation : des tracts sont arrivés trop tardivement
le manque de visibilité parfois du positionnement de CAP21
le manque de reconnaissance de la part du Siège de l’implication des militants sur le terrain
la complexité du programme des Européennes : 27 points c’est trop, pas mémorisable.
Il faudrait :
exprimer les slogans de façon positive
clarifier le positionnement idéologique, politique et stratégique
changer notre image et être en phase avec les citoyens sur leurs préoccupations quotidiennes"
Christine Gérard relève l’intervention de Jean Lassalle en clôture de la première partie du débat : "Chapeau bas à ceux qui ont perdu leur siège mais ont gardé leur dignité. Les critiques ici restent bienveillantes. Nous avons pris suffisamment d’assurance pour être indépendants. Rester nous même. Le reste est une question d’espérance."
Le débat portait ensuite sur les régionales. François Bayrou est revenu d’abord, selon Céline Croisé, sur "2 questions auxquelles on n’a pas su répondre :
1. en quoi sommes nous différents
2. en quoi notre message est différent des autres"
François Bayrou propose, indique-t-elle, "que les candidats soient élus par les adhérents. Mais il ne s’agit pas de faire seulement du copinage. … Cette campagne interne ne doit pas conduire vers des déchirements. Il faut permettre à des personnalités nouvelles d’émerger."
Régine Marre a senti une ambiance enthousiaste mais des décisions moins nettes :
"Toutes les décisions ont été prises à la quasi unanimité et F. Bayrou a eu droit à une standing ovation à la fin du Conseil. L’ambiance était à la satisfaction générale, nous étions tous décidés à regarder vers l’avenir, la prochaine échéance étant les Régionales. Le mode de désignation de nos candidats sur des listes indépendantes sera décidé aux Universités d’été du 4 au 6 septembre prochains à La Grande Motte."
Selon Christine Gérard, Marielle de Sarnez a annoncé pour les régionales "plus d’autonomie et plus de responsabilité des fédérations", la "nécessité de poser la question de la stratégie avec les adhérents mais (une) décision commune." Et François Bayrou : "les alliances à « géométrie variable » ne passent pas, même si cela peut être jugé regrettable. C’est interprété comme un manque de cohérence même si cela n’est pas le cas."
Cyril Bègue relève plusieurs décisions :
"Mise en place d’une enquête personnalisée sur le mode d’engagement de chaque adhérent
Repérer les compétences et les mettre en réseaux
Mettre en place un cursus honorum et, en attendant, faire monter des jeunes.
Je suis intervenu sur deux sujets :
Voter sur le principe de réflexion à la désignation des candidats par les adhérents voire les sympathisants. Cette proposition a été retenue.
J’ai demandé si le bureau exécutif avait eu connaissance du projet de fédération internet proposé par une commission constituée de Jeunes Démocrates. Ce n’était pas le cas.
Après l’intervention de Christophe Ginisty sur le sujet : Nous avons voté pour la création d’un groupe de coordination de notre action internet.
Jean François Kahn a annoncé la création du CREA : Centre de Réflexion et de recherche pour l’Elaboration d’Alternatives."
Orange pressé revient sur l’initiative des Promoteurs :
"Christophe Ginisty a jugé que si nous ne mettions pas les pieds dans le plat rien de changerait et que les risques pris en valaient la chandelle. Et les risques se sont avérés réels, je ne citerai pas expressément les propos de François contre Christophe, mais Christophe a en gros pris pour tous les Promoteurs et plus largement pour les contestataires. Sur plus de 300 signataires, environ 5 ont eu des répercussions à subir, des pressions ou des conséquences, Christophe a subi la colère béarnaise que l’on sentait bien. Mais au final, je trouve qu’on peut le remercier.
Alors je te le dis de tout cœur : "Christophe, merci !". … Grâce à toi et au travail de couloir des promoteurs auprès des militants, nous avons réussi ce que beaucoup rêvaient d’obtenir depuis longtemps, une collégialité et un partage du pouvoir."
La synthèse de Christophe Ginisty figure sur le blog des Promoteurs, avec un gimmick, "tenir" : "Ce matin se tenait le Conseil National du Mouvement Démocrate auquel j’ai participé. ... plus de quatre heures dans une atmosphère surchauffée par l’absence de climatisation dans la salle Lecanuet. (...) Passant aux solutions d’avenir, François Bayrou a tenu à lancer le débat. (…) Prenant la parole, Marielle de Sarnez a tenu à nous faire part de trois réflexions. (…) Les dirigeants du Mouvement ont tenu à marquer leur volonté d’avancer. (…) En quittant la salle, Marielle de Sarnez a tenu à me dire : "tu devrais être content, la plupart des propositions émises par les Promoteurs a été retenue". Moi je suis fier que certaines de nos propositions aient été votées, même si je suis très inquiet sur certaines autres décisions qui me paraissent irréalistes mais cela n’engage que moi. A titre tout à fait personnel, j’attendrai de voir comment tout cela va se mettre en place très concrètement." Il précise sur son blog avoir été "totalement excédé pour avoir passé 4 heures dans une salle chauffée à 50 degrés sans la moindre décision", mais "la suite fut plus fertile".
Les internautes intéressés par les Démocrates (dont beaucoup passent sur France démocrate !) relèveront, entre autres chez Christine Gérard, les propos de François Bayrou : "il est intéressant de faire une enquête sur les raisons de l’adhésion afin de savoir pourquoi les uns ou les autres adhérent". Pour "les adhérents qui ne trouvent pas leur place dans leur département ou ne souhaitent pas en trouver", il reste à "trouver un mode de militantisme décentralisé".
PS : en fait, le compte-rendu le plus riche et détaillé, et de loin, est signé Jérôme Charré sur citoyensdemocrates. Merci à P. de me l’avoir signalé !
Un autre bilan chez Sylvie Tiger. N’hésitez pas à en signaler d’autres en commentaires !
Posté le 13 juillet 2009, à 08h 13mn 46s
Température et pression, conditions de réactions créatives en Conseil National
"La culture n’est pas un luxe. C’est ce qui permet à tous les peuples, et à chacun de ceux qui les composent, de s’intéresser sur leur destinée. Sur ce qu’ils sont, leur héritage, le patrimoine de symboles, peut-être de valeurs qu’ils ont en commun, de manière à chercher le meilleur cap pour l’avenir.
Toujours les films de Souleymane Cissé font sortir des questions enfouies au sein des peuples, des familles. Parce qu’il pense que les faire s’exprimer, là est la libération et le progrès.
Les griots, leur thème est le même : d’où venons-nous ? qui sommes-nous, cousins ? quel cousinage y a-t-il entre communautés, entre peuples, entre identité ? Quel est le pacte qui fait que des cousins vivent éternellement en paix ?
Quand on se dispute avec sa famille, c’est le thème du film "Yeelen" de Souleymane Cissé, c’est une déchirure intérieure profonde.
D’où aussi, une conception d’une certaine communauté politique. De quel héritage devons-nous être les défenseurs ? Qu’est-ce ça peut prendre comme visage pour l’avenir ? C’est la question même du développement.
Cette réconciliation nécessaire au développement entre le passé, le présent et le futur, cette grande cicatrisation, c’est la condition même pour que les peuples prennent confiance en eux, et pour que les plus jeunes puissent atteindre à cet exercice supérieur de l’humanité, qu’est la création.
Je crois que l’homme est fait pour créer. Création artistique, recherche, création économique, c’est le même acte (d’) êtres humains, qui font que le monde qui viendra après eux sera enrichi.
La culture ouvre à la création. La culture permet à tous les peuples de trouver en eux l’équilibre, une manière d’être qui rende pacifique, bien avec soi-même, c’est la condition pour éviter les guerres, les misères, les déchirures, tout ce qui empêche le développement."
Retranscription partielle et avec coupes, seule le prononcé fait foi.