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Grand Paris : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

dimanche 5 juillet 2009, par Christophe Quarez

Les idées ne manquent pas, mais les querelles PS/UMP, sur fond de pré-campagne des régionales, cachent une solide alliance entre ces deux formations pour ne surtout pas remettre en cause leurs petites féodalités franciliennes. La route de la solidarité entre départements est fermée !

Entre les annonces du chef de l’État, le plan transport de Christian Blanc, le rapport de la commission Balladur proposant de fusionner les départements de la petite couronne, les travaux des 10 équipes d’architectes, le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) proposé par le conseil régional, le rapport des sénateurs Planchon et Bellot, les idées et propositions ne manquent pas pour enfin donner un peu de cohérence à la région capitale et en faire une véritable métropole européenne, au même titre que ses concurrentes Londres ou Madrid.

Pourtant, on cherche toujours s’il y aura un pilote dans l’avion.

Les querelles PS/UMP sur fond de pré-campagne pour la présidence du Conseil Régional d’Ile de France cachent en fait une solide alliance entre ces deux formations pour ne surtout pas remettre en cause leurs petites féodalités franciliennes.

Ces élus franciliens peuvent être rassurés : leurs prérogatives ne seront pas remises en cause car il ne se passera rien sur le Grand Paris.

Les incohérences et dilutions de responsabilités entre les différents acteurs institutionnels (la région, huit départements, 1281 communes, des centaines de syndicats intercommunaux, établissements publics, …) ne sont pas remis en cause.

Les élus PS et UMP de la région parisienne ont même réussi à créer un syndicat : "Paris Métropole" dont le seul objet est… de faire des études..., soit vraiment pas grand’chose !

Autrement dit, ces notables locaux ont réussi à bloquer toute initiative pouvant réellement aboutir à simplifier et coordonner, par une nouvelle Gouvernance, les politiques franciliennes de transport, de logement, d’urbanisme, de développement durable.

En attendant, la Seine-Saint-Denis restera le département le plus pauvre de France, les Hauts-de-Seine le plus riche (avec un PIB équivalent à celui d’un pays comme la Grèce), le Val d’Oise se sentira toujours exclu des grands projets transport, et les Franciliens continueront de galérer entre leurs lieux de vie, de travail, de loisirs.