« retour à l'accueil France Démocrate, Le journal de la démocratie en mouvement
»«
»«

Contribuer au site Syndiquer le site Impression Contact Plan du site

OG

Cliquez ici pour me contacter.

Une convention passionnée pour la campagne européenne

Le reportage de France démocrate à la Convention du MoDem

, 8 février 2009

Vu 2504 fois | 12 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 07 votant(s)

Il n’a échappé à personne que le Mouvement Démocrate lançait sa campagne officielle pour les élections européennes du 7 juin prochain. L’événement avait lieu à la Mutualité à Paris.

Arrivé vers 10h30, la salle était pleine à craquer ; l’orange des campagnes habituelles s’était exceptionnellement teint d’un bleu européen sur la tribune officielle où se présentaient à tour de rôle les têtes de liste du mouvement, dont la désignation a été approuvée à la majorité des militants par vote électronique. [1]

À l’applaudimètre, les interventions de Sylvie Goulard (tête de liste Ouest), Cherifa Adaissi (2e de liste Centre, ci-contre à droite) et Jean-François Kahn (tête de liste Est) ont été incontestablement très appréciées. Le fondateur de l’hebdomadaire Marianne avait notamment profité des déclarations des dirigeants de l’UMP à l’encontre de François Bayrou pour leur répondre depuis la tribune de la Mutualité. [2]

François Bayrou prononça un discours passionné et percutant de l’avis des militants présents. La plupart d’entre eux - parfois inquiets ou exaspérés par les querelles ou les dissonances dans leurs sections locales - avaient retrouvé du baume au coeur, à la sortie de la Mutualité.

Une seule ombre au tableau : "l’affaire Quitterie Delmas". [3] Certains militants s’interrogeaient sur son absence dans les investitures ; François Bayrou en apporta la réponse. [4] Néanmoins, des blogueurs ont poursuivi le débat au détriment du lancement concret de la campagne européenne. [5] On dira ce qu’on voudra, l’étalage publique de cette querelle était-elle indispensable ? Certains militants à la sortie de la Convention auraient préféré lire autre chose sur les blogs démocrates...

Pourtant, la Convention s’acheva sur une satisfaction générale et l’impression nette que la campagne européenne était bel et bien lancée. Le Général Morillon, qui ne se représentait pas et qui n’était pas présent ce dimanche, avait fait remarquer, il y a quelques jours, que ses collègues eurodéputés des autres Etats membres l’avaient félicité pour la qualité des têtes de liste présentés par le Mouvement Démocrate... alors que le Parti Socialiste n’a toujours pas constitué ses listes et que l’UMP propose des candidats plus soucieux de se recaser que de défendre les valeurs européennes !

L’orange devient mécanique, la machine de campagne est en marche, rendez-vous le 7 juin prochain !

Photos : OG/France démocrate


P.S. : des témoignages firent part de la présence de Quitterie Delmas en haut d’une des tribunes des spectateurs. Aux dires des témoins, elle semblait "prostrée seule dans son coin"...

[1] Vote qui a connu quelques cafouillis, mais qui semble annoncer une pérennisation de la méthode du scrutin militant d’après Pierre Guillery.

[2] Le président du Modem s’est notamment fait accusé ce dimanche de "populisme" par Xavier Bertrand, tandis que Patrick Devedjian prédisait la dissolution du mouvement... La dépêche de leurs déclarations circula aussitôt à la tribune avant d’être reprise par Jean-François Kahn.

[3] Voir sa note sur son blog.

[4] Réponse qui rejoignait celle de Christophe Ginisty sur son blog.

[5] Frédéric LN a d’ailleurs fait un un tour de ces blogs dans une brève sur France démocrate.

Noté 5.0/5 (07 votants)

La réponse de Matif

Posté le 13 février 2009, à 17h 53mn 01s
Restons vigilants

Le Modem, en utilisant le vote par internet, suit le chemin de l’UMP, et ce n’est pas un compliment. Il montre en cela une négligence grave de ce qui caractérise les élections démocratiques : la TRANSPARENCE.

De plus M. Bayrou se montre aussi girouette que notre actuel président. Rappelons que le 8 mars 2007 il avait déclaré au journal Politis, parlant à la fois des ordinateurs de vote et du vote par Internet : « il faut refuser cette évolution et suspendre toute utilisation ».

Pour en savoir plus, on peut prendre connaissance de la position de l’ASTI. L’ASTI est une fédération de 30 associations professionnelles et scientifiques d’informaticiens (plus de 5000 membres). Elle est très claire sur le sujet : «  l’ASTI recommande que (...) pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme, y compris au moyen de machines à voter. »

Voir aussi cet article d’un chercheur d’un laboratoire CNRS d’informatique : “Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance

Il est important de reprendre contact avec la réalité, loin des mondes virtuels enchantés, et de signer et faire signer la pétition nationale pour le maintien du vote papier (déjà plus de cent mille signatures)

La réponse de FrédéricLN

Posté le 14 février 2009, à 08h 43mn 41s
Restons vigilants ... sur les interprétations fallacieuses

Votre commentaire, pour une aussi bonne cause soit-il, est parfaitement tendancieux (et tout près de la ligne jaune de l’insulte personnelle...).

Vous feignez de ne pas voir la différence entre les scrutins de la République, expression du droit de chaque citoyen dans des centaines de milliers de bureau de vote - scrutins sur lesquels François Bayrou s’est effectivement prononcé de la façon la plus claire ... et l’organisation d’une consultation interne à une association comptant quelques dizaines de milliers de membres dispersés sur le territoire national.

L’ASTI s’interdit-elle de consulter ses membres par internet ? Le vote papier y est-il la seule forme autorisée d’exercice de l’expression des membres ? Ce serait rigolo.

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 12h 37mn 38s
Restons vigilants ... sur les dérives insidieuses

Bonjour FredericLN, Merci pour votre réponse. Existerait-il des fonctionnements démocratiques à géométrie variable ? Vous suggérez que le fonctionnement d’une association qui se veut démocratique peut s’appuyer sur des procédures qui ne sont pas démocratiques (le vote électronique) dans son fonctionnement interne. Cette dérive me paraît très dangereuse, et pour tout dire, peu éthique. Elle ne peut aboutir qu’à la définition de "grandes" élections (les "scrutins de la République") et de "petites" élections pour lesquelles on ne fait plus que mimer les caractères fondamentaux d’élections démocratiques alors que ceux-ci peuvent être largement bafoués sans que cela se voit. C’est donner le signal au monde entier que les élections à l’intérieur de cette association ne sont pas prises au sérieux par leurs organisateurs (ce qui est frôle l’imposture intellectuelle quand le nom en est "France Démocrate").

L’ASTI, après avoir réfléchi à cette question, a effectivement décidé de ne PAS consulter ses membres par internet.

Je vous engage à réfléchir très sérieusement à cette question car vous contribuez, peut-être sans le savoir, à miner les institutions démocratiques de votre pays. Le vote par internet se généralise à grande vitesse en France : il a été utilisé pour les prud’hommes à Paris, il a été imposé pour l’élection des membres du conseil de l’ordre des infirmiers, il est autorisé pour les élections des représentants des CE dans les entreprises (dans ce cas, le décret donne le pouvoir aux organisateurs de lever l’anonymat) , et Marleix tente une nouvelle fois de l’introduire pour le vote du conseil supérieur des français de l’étranger malgré le fiasco de 2006 (ce conseil élit ensuite 12 sénateurs). Comment M. Bayrou pourrait-il s’opposer à la généralisation du vote par internet si lui-même l’autorise dans son parti ?

Bref, on passe doucement des votes dans les associations, présentés comme des votes sans importance (ce que je ne pense pas) aux élections de la République.

Je vous engage, une fois de plus, à lire avec attention l’article « Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance » et à en tirer les conséquences en poussant ce parti à repasser au vote papier et à le clamer haut et fort au nom des principes démocratiques élémentaires.

Cordialement

LM

» Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 13h 03mn 06s
Mise en oeuvre du vote des français de l’Etranger

Voir le communiqué de presse "La France retient la solution de Scytl pour le vote par Internet des Français de l’étranger" http://www.scytl.com/fra/news.php

La réponse de FrédéricLN

Posté le 14 février 2009, à 13h 24mn 10s
vote par internet

Une fois de plus, je rejette votre assimilation entre "élections". Les unes relèvent de l’égale dignité des citoyens en démocratie, et leur qualité a selon moi valeur constitutionnelle. Les autres relèvent des règles que se donne librement un groupe de citoyens qui s’associent de leur propre chef.

Ceci posé, vous pourriez observer que les scrutins par internet dans un parti sont bien plus FACILES à truquer que les scrutins par internet ou vote électronique républicains, dans un cadre de contrôle pluripartite. Qu’il est assez facile de fausser le résultat d’un scrutin électronique dans une association.

Et également, qu’il est ENCORE PLUS FACILE de fausser le résultat d’un scrutin papier, toujours dans une association. Le pourcentage de votants effectifs sera faible, le contrôle n’existera presque nulle part, le bourrage des urnes ou la falsification des feuilles de résultats sont à la portée de n’importe qui, et accessoirement les erreurs de décompte ou de transmission sont nombreuses. Et si, pour garantir ces contrôles, on fait un vote uninominal en un Congrès unique… le résultat du vote est généralement prédéfini : dans 99,9% des associations (donc hormis des situations de crise très grave), ne feront l’effort de venir au congrès, que les personnes qui approuvent les propositions de la direction.

Autant je suis opposé au vote électronique dans les scrutins républicains… autant je ne ferais pas du papier une solution miracle !

» Démocrate sans frontière

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 14h 43mn 04s
vote par internet

Je vous engage une fois de plus à lire l’article « Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance » dont vous n’avez manifestement pas pris connaissance. Cet article effectue une réelle comparaison des modes de vote et dépasse (je vous prie d’excuser la formule) les avis du Café du Commerce. J’attire votre attentions sur les compétences techniques de l’auteur, membre d’un laboratoire CNRS d’informatique. Cet article a été publié après évaluation, contrairement aux arguments promotionnels des vendeurs de "solution de vote électronique".

Un trucage d’un vote papier est toujours visible, il y a des témoins qui finissent par raconter (cf. les élections internes du PS, les votes dans les chaussettes), surtout s’il concerne beaucoup de voix.

Un trucage d’un vote électronique peut être massif et invisible (une personne peut suffire), et un vote électronique reste opaque par nature. Il n’est pas possible qu’il y ait de contrôle par les partis comme vous l’affirmez, ou même par des "spécialistes". Les procédures de contrôle fièrement exhibées par les vendeurs sont fallacieuses. C’est un peu comme si je contrôlais le niveau d’huile de ma voiture en consultant uniquement le voyant du tableau de bord en oubliant qu’il peut tomber en panne ou dysfonctionner. Avez-vous vu déjà vu un professionnel garagiste procéder ainsi ? Non, il ouvre le capot et vérifie. Le problème c’est qu’avec le vote électronique si on ouvre le capot pour vérifier on lève l’anonymat des votes, donc on ne peut pas lever le capot, donc on se contente de regarder le voyant qui peut être truqué et ne pas refléter la réalité...

La position de l’ASTI (que des informaticiens !) doit éveiller votre attention, votre curiosité et votre sens de l’éhique.

Quid de la légitimité de Bayrou à contester la validité des scrutins électroniques ?

Cordialement LM

» « Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance » ,

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 15h 28mn 46s
Rapports de spécialistes

On peut lire les rapports des scientifiques ayant observé le vote par internet des français de l’étranger ici : http://www.ordinateurs-de-vote.org/AFE-rapport-pellegrini.html

C’est vraiment édifiant !

J’espère vraiment que France Democratie va se pencher sérieusement sur cette question , prendre les décisions qui s’imposent et le faire savoir haut et fort.

» Trois rapports d’experts sur le vote par Internet de l’AFE

La réponse de FrédéricLN

Posté le 14 février 2009, à 18h 33mn 28s
Pensée unique

Je crains que votre incapacité à prendre en compte et écouter les arguments d’autrui ne nuisent à votre combat. Où avez-vous vu que je conteste VOS arguments sur le scrutin électronique ? Qu’est-ce qui vous fait penser que France démocrate VOUS a attendu pour parler du sujet ? (la première fois que nous en avons parlé, c’était moins d’un mois après le lancement du site...).

Mais serez-vous capable d’écouter aussi les AUTRES arguments et les inconvénients des AUTRES modes de scrutin dans le cas traité dans cet article, celui d’une consultation interne au Mouvement démocrate ?

» François Bayrou et les sujets "internet" (campagne présidentielle)

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 21h 22mn 36s
Je suis capable d’écouter, J’écoute

Je vous remercie de l’amabilité de votre réponse.

Je n’ai pas bien compris votre réponse.

Vous dites : “serez-vous capable d’écouter aussi les AUTRES arguments et les inconvénients des AUTRES modes de scrutin dans le cas traité dans cet article, celui d’une consultation interne au Mouvement démocrate (...) ”( À quel article faites-vous donc référence ?)

Je vous réponds sans hésiter que je suis à l’écoute de ces arguments.

La réponse de Matif

Posté le 14 février 2009, à 22h 16mn 26s
Complément

Je n’ai pas trouvé ces arguments dans l’article que vous référencez.

La réponse de FrédéricLN

Posté le 15 février 2009, à 09h 25mn 08s
Complément suite

ok ok ;-)

"L’article" : celui que vous commentez ici (et qui parle de la campagne européenne et de la consultation préalable des militants)

"Les autres arguments" : ceux de mes précédents commentaires qui soulignent que, dans un vote interne à une association répartie sur un vaste territoire, comme un parti, le scrutin papier, qu’il soit décentralisé ou en Congrès, garantit fort mal un respect fidèle de l’opinion des adhérents.

Le lien que je donnais : pour donner au lecteur l’info de référence sur le sujet que vous avez abordé dans vos commentaires (la position de François Bayrou sur le sujet lors de la présidentielle).

Merci en tout cas pour votre contribution nourrie !

La réponse de Matif

Posté le 15 février 2009, à 14h 16mn 34s
slogan commercial

Merci de votre réponse.

Ce que je remets en cause depuis le début de ces échanges c’est la conclusion que vous avez énoncée à plusieurs reprises : “dans un vote interne à une association répartie sur un vaste territoire, comme un parti, le scrutin papier, qu’il soit décentralisé ou en Congrès, garantit fort mal un respect fidèle de l’opinion des adhérents.”

Comme j’essaie de vous l’expliquer depuis le début, il est faux que le choix du vote par internet garantisse mieux que le vote papier le respect fidèle de l’opinion des adhérents. Je ne vois vraiment pas ce qui peut vous mener à cette conclusion et il semble que vous ne puissiez m’apporter d’arguments qui confortent cette position. Il s’agit d’un argument commercial des sociétés qui vendent du vote par internet, vous y apportez foi, mais sur le fond cela reste faux.

Il est regrettable que le parti externalise ainsi ses élections en abdiquant tous ses pouvoirs de contrôle sans prendre conscience du coût politique et symbolique de ce choix.

Les conséquences sont immédiates : un vote par internet va être mis en oeuvre pour les élections du conseil supérieur des français de l’Etranger (qui élit 12 sénateurs) en utilisant les mêmes arguments que vous avancez (des électeurs répartis sur un grand territoire et une soi-disant supériorité du vote par internet par comparaison avec le vote par correspondance). Maintenant, M. Bayrou ne peut plus s’opposer à la mise en place de cette consultation politique par vote électronique, même s’il affirme le contraire, puisqu’il fait à l’intérieur de son parti ce qu’il dit combattre à l’extérieur. On ne voit pas bien par quel retournement de situation justifier cette contradiction (à moins de penser qu’à France Democratie c’est le pays des Bisounours et qu’il ne saurait, par principe, y avoir de malversation électorale alors qu’à l’extérieur il y a des méchants fraudeurs ;-).

Réveillez-vous ! Ces contradictions entre actions et discours n’échappent pas aux électeurs.

Bon dimanche, cordialement

LM

À la Une

Brèves - Voir toutes les brèves S'abonner aux brèves

Le dessin du jour