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Jean-Michel Cadiot

Je suis journaliste et secrétaire général du Cercle du Sillon. Je suis candidat MoDem dans la 8ème circonscription du Val d’Oise : Sarcelles-est et nord, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Arnouville, Bonneuil-en-France (législatives de juin 2007 et décembre 2007), et à Sarcelles pour la cantonale des 12-19 octobre 2007.

jeanmichelcadiot.com

Le MoDem n’est pas le centre-droit !

, 25 novembre 2008

Vu 2441 fois | 3 commentaire(s) | Noté 4.7/5 par 014 votant(s)

Certains socialistes ont la mémoire qui flanche : parmi les composantes du Front populaire, il y avait la Jeune République, le parti fondé par Marc Sangnier… qui fut ensuite celui du jeune Jacques Delors.

Le Congrès de Reims a été riche d’enseignements. Les débats ont été vifs et féconds au sein du premier parti de l’opposition, en qui se retrouvent nombre d’humanistes, un parti qui a eu ses périodes glorieuses - des réformes du Front populaire, le rôle dans la Résistance, l’abolition de la peine de mort, en particulier - et des périodes tristes - il a soutenu Munich, une forte proportion des siens, certes pas les meilleurs, ont voté les pleins pouvoirs à Pétain, il a entamé les guerres d’Indochine et d’Algérie.

Il n’empêche, nul ne peut se désintéresser, comme le prétend Nicolas Sarkozy ; non plus que se réjouir du blocage qui est le sien, et des risques d’implosion.

Que Martine Aubry soit confirmée, ou qu’une autre décision soit prise, il faudra toujours compter avec le PS.

Nous, le MoDem, nous avons été, un peu malgré nous, au coeur des polémiques. Ségolène, quelle horreur, nous "tendrait la main". Martine, qui se félicite de son alliance avec nous à Lille, ne veut aucune forme d’alliance nationale avec nous. Qui parle d’alliance ? Nous expliquons simplement qu’il devrait être possible d’empêcher, communément, une éventuelle réélection de M. Sarkozy en 2012, tant son projet de société ultra-libéral, et ses conceptions économiques qui sont celles qui ont conduit à la crise économique et financière actuelle -endettement, endettement à gogo- et la casse sociale de même que l’abandon des services publics ou de la carte scolaire sont néfastes.

Mais cette obsession sur le MoDem et sur François Bayrou a conduit les délégués socialistes à nous caricaturer. Nous étions toujours le "centre-droit". Il ne s’est donc rien passé depuis trois ans ? Nous sommes le Nouveau Centre ? De qui se moque-t-on ?

"Nous avons une dévotion pour le Front populaire qui a été jusqu’aux radicaux, mais pas le centre-droit", s’est exclamé, très fier, à Reims Henri Emmanuelli, figure du "rajeunissement" de Benoit Hamon.

Outre que si nous sommes, ou voulons être le centre, c’est au sens de "centraux" et non "centristes", et que François Bayrou a franchi le Rubicon qui reliait l’UDF à la droite, il est historiquement faux que notre courant de pensée, celui dont nous nous réclamons et se réclameraient la plupart des "centristes" ait été hostile au Front populaire.

Parmi les composantes du Front populaire il y avait la Jeune République, le parti fondé par Marc Sangnier, un homme dont François se réfère abondamment et dont la définition de la démocratie est reprise telle quelle dans notre charte.

Or, la JR était membre du Front popu, et y comptait un ministre Philippe Serre, -sous-secrétaire d’Etat au Travail, et qui s’appliqua à humaniser la politique d’immigration- qui avait vaincu aux élections à Briey, en Meurte et Moselle, François de Wendel, président du puissant Comité des Forges, une figure des fameuses "200 familles".

Certes, la JR est une de nos références, parmi d’autres. Nous ne saurions nous approprier le Front populaire.

Mais j’aime à relever qu’un certain Jacques Delors a fait ses classes politiques, a appris les valeurs politiques à la Jeune République avant que d’adhérer au PS.

Un autre fait apparemment anodin vaut le détour et la réflexion. Jacques Delors est le père d’une certaine Martine Aubry.

Sus aux anathèmes ! Le MoDem n’est pas le centre-droit. Le PS est utile à la démocratie et n’a pas le droit de nous caricaturer.

Noté 4.7/5 (014 votants)

La réponse de Etoile66

Posté le 27 novembre 2008, à 19h 36mn 19s
Le MoDem n’est pas le centre-droit !

Si le Mouvement Démocrate veut garder ses adhérents enthousiastes de 2007 et continuer à en attirer, il faut absolument qu’il se mette en phase avec la société de notre pays qui ne se retrouve pas dans cette guerre des tranchées droite-gauche et ce qualificatif "centre" qui ne veut rien dire pour eux .

Selon l’analyse des politologues, la société n’accepte plus - merci Internet - d’être manipulée lors des élections.

Voici la dépêche que je viens de lire ce matin suite aux déboires du PS : http://fr.news.yahoo.com/64/20081127/twl-la-fraude-une-pratique-ancienne-dans-acb1c83.html

Un extrait :

A ses yeux, comme à ceux de ses collègues du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), l’exacerbation des tensions est révélatrice des mutations que subissent tous les partis, sous l’effet de la présidentialisation des institutions. Avant, les instances désignaient leurs champions ; dorénavant, ce sont les militants.

"Les grands partis ne sont plus capables de gérer des enjeux aussi importants sans éclater", juge M. Grunberg.

S’ils ne veulent pas perdre toute légitimité politique aux yeux des citoyens, "ils vont être obligés de revoir leurs règles internes et faire en sorte que les barons locaux laissent s’exprimer les militants", renchérit Vincent Tiberj, professeur à Sciences Po Paris. Et cela autant à droite qu’à gauche insistent les chercheurs.

Autre tendance de fond, mais qui concerne davantage les partis de gauche, le rapport au militantisme n’est plus le même.

"Longtemps les militants ont été comme des militaires : quand le leader décidait d’appeler à voter, les troupes suivaient. Plus maintenant", souligne M. Tiberj.

Le XXe siècle avait été marqué par une structuration politique où les partis étaient des éléments fondamentaux de canalisation de la vie politique. Le parti était omniprésent, à la fois dans la mutuelle, le syndicat, l’amicale de locataires ou le club sportif... Du coup, on suivait son chef sans se poser de questions.

Aujourd’hui, les militants sont beaucoup plus autonomes, ils ont tendance à s’affranchir des consignes du chef et même à zapper. ... L’incapacité des partis à s’ouvrir à une participation plus active et indépendante des militants reste patente.

"Il y a une grande difficulté à organiser la démocratie interne dans des organisations qui ne savent pas jouer le jeu d’une majorité et d’une minorité", remarque Sophie Duchesne, chercheuse au Cevipof.

Un espoir pour le Mouvement Démocrate, c’est que ses adhérents se retrouvent vraiment autour d’idées fortes, et autour d’un projet de société, et qu’en même temps, ils soutiennent un leader dans leur immense majorité qu’ils ne regardent pas comme un "gourou" ni un "homme parfait", mais comme un visionnaire, planté dans notre Histoire, avec une idée claire de notre culture.

L’article se termine ainsi :

" La démocratie, cela a toujours été une certaine mise à l’écart des minorités. Cela fonctionne quand il y a un projet partagé. Plus du tout depuis que le débat sur des options divergentes a été remplacé par des figures totémiques", insiste l’historien Roger Martelli.

Quand le débat interne ne peut plus dégager de choix clairs pour les militants et que les discussions portent uniquement sur le profil du chef, les jeux d’appareils et les trucages ont tendance à se développer, confirment tous les spécialistes.

Au MoDem, heureusement, nous avons un projet de société autour duquel nous nous retrouvons tous. Il s’élabore dans diverses commissions avec beaucoup d’engagement, le fait de CONSTRUIRE quelque chose de nouveau est motivant...

C’est la force du Mouvement Démocrate... face aux vieux partis sclérosé.

MAIS... il faut vraiment que - comme le disent les "spécialistes" des partis - que les "anciens" responsables "s’ouvrent à une participation plus active et indépendante des militants"...

C’est une question de survie du Mouvement.

Car on ne peut vivre au XXIème siècle comme au XXème siècles... ceux qui se sont trompés de siècle ont été gravement sanctionnés.

Michail Gorbatchev lors de son passage à Berlin-Est dont les habitants souhaitaient passer à l’Ouest, juste avant la chute du Mur, avait dit à Hohnecker :

„Того, кто опоздает, накажет жизнь“ "La vie punit celui qui arrive trop tard"...

Ce serait bien d’avancer dans la confiance mutuelle...

Ce serait la clé de notre succès :-)

La réponse de Cyril LAZARO

Posté le 26 novembre 2008, à 11h 47mn 51s
Le MoDem n’est pas le centre-droit !

Le MoDem n’est certainement pas le centre droit de par la constitution de sa base adhérente et du nombre de voix recueillies par François Bayrou lors des élections présidentielles. En revanche, l’appareil politique demeure à très forte consonnance UDF et il est évident que cela desservira toutes les optiques d’alliance avec des partis de gauche lors de toutes les consultations électorales à venir. Cela mériterait une analyse précise au niveau du bureau national et nécessitera très certainement de nombreuses corrections au niveau des compositions collégiales des différents départements. Il en va de la crédibilité et de l’avenir du mouvement démocrate. Si rien n’est fait sur le sujet, de très nombreux adhérents retourneront vers leurs familles politiques initiales à défaut de se retrouver dans leurs instances départementales et il en sera fini du rassemblement espéré par des millions de français. Cyril LAZARO

La réponse de Olivier Berardi

Posté le 29 novembre 2008, à 21h 40mn 47s
Le MoDem n’est pas le centre-droit !

Tout à fait d’accord avec vous Cyril

En Savoie nous en avons eu une démonstration sans appel. 1-aux municipales et aux cantonales 2008 2-aux élections en interne.

Le résultat a été incohérent et illisible pour les électeurs, et le grand discrédit (grand écart entre le discours national et les pratiques locales ) que nous avons subit au local ne fait que s’étendre. Les enjeux nationaux,et Européens, la figure de François BAYROU, et la personnalisation a outrance de notre système politique (“mania“) ne masqueront pas cet aspect et fait déjà des dégâts considérables. le déni des différences fondamentales de lignes politiques aux locales La méthode Coué, et le soit disant concept de Présidence collégiale ne changeront pas grand chose. Il faudra reconnaître (plus vite sera le mieux) l’échec de rassembler des personnes venues d’horizons différentes. Françoic Bayrou en est manifestement capable, Le Modem Savoie ne l’ai pas .

Olivier BERARDI

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