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Jean-Michel Cadiot

Je suis journaliste et secrétaire général du Cercle du Sillon. Je suis candidat MoDem dans la 8ème circonscription du Val d’Oise : Sarcelles-est et nord, Villiers-le-Bel, Garges-lès-Gonesse, Arnouville, Bonneuil-en-France (législatives de juin 2007 et décembre 2007), et à Sarcelles pour la cantonale des 12-19 octobre 2007.

jeanmichelcadiot.com

Pour en finir avec la crise, il faut en finir avec la guerre d’Irak

, 3 novembre 2008

Vu 1161 fois | 0 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 05 votant(s)

Le directeur général du Crédoc, Robert Rochefort, prédisait à la Conférence Nationale que, si la crise actuelle avait bien des points communs avec celle de 1929, elle n’entraînerait pas de guerre. Certes, mais elle a un lien étroit avec la guerre d’Irak.

La guerre, avant et pendant la crise

Cette crise nous est importée des Etats-Unis. Elle se manifeste par des désordres financiers et monétaires d’une ampleur sans précédent. Elle a parmi ses premières explications, et c’est à mon sens la première, la guerre menée par les États-Unis en Irak depuis mars 2003.

Cette guerre avait été lancée sous des prétextes mensongers -armes de destructions massives, liens avec al-Qaïda- et avait été dénoncée avec vigueur par de grands pays comme la France, l’Allemagne, comme par le secrétaire général de l’ONU.

Cette guerre a tué de 100.000 à 1,2 millions de personnes, selon les sources, elle a détruit les infrastructures d’un pays, a suscité une guerre civile entre communautés, jetant dans l’exode, soit à l’extérieur, soit à l’intérieur du pays, 4 millions de personnes. Parmi eux, des milliers de chaldéens, dont certains ont de la famille dans le Val d’Oise, notamment à Sarcelles.

Cette guerre, commencée quinze mois après le scandale financier d’Enron (société de courtage en énergie, septème entreprise américaine, de 67 milliards de dollars de capitalisation boursière qui s’est effondrée, provoquant 20.000 licenciements) a depuis le départ un coût financier exorbitant, qui a mis à mal l’économie américaine.

Une guerre payée par l’emprunt

Officiellement, ce coût est d’environ 3 à 400 milliards de dollars.

Mais le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, après une enquête approfondie qui tient compte des pensions d’invalidité à payer pendant quarante ans, la chiffre à au moins 3.000 milliards. D’une part, cela obère le budget américain, et handicapera la politique du futur président, quelqu’il soit ; d’autre part ; ce ne sont pas les impôts, mais l’emprunt qui paie la facture.

Il y a donc la subprime de l’immobilier. Il y a aussi la "subprime de la guerre". En fait, elles se confondent.

Une crise pétrolière très grave

La guerre d’Irak a aussi créé un choc pétrolier. Début 2003, le baril valait 25 dollars. Il y a quelques mois, il frôlait les 150, et s’il est redescendu de moitié, son prix demeure très élevé.

L’Irak, qui recèle des deuxièmes réserves mondiales, a certes repris sa production, mais loin de son niveau d’avant-guerre, et il va falloir augmenter sa production de manière exponentielle. Un "pic pétrolier" est attendu pour 2020, et si l’Irak n’est pas alors en sécurité, et en mesure de fournir des pays comme l’Inde ou la Chine, une nouvelle crise financière est presque certaine.

Après la guerre d’octobre 1973, il y a eu le premier "choc pétrolier". Les Etats-Unis ont connu la récession, tout comme de nombreux pays.

Or, pour échapper à la récession, qui malheureusement s’installe à nouveau, la réserve fédérale américaine a maintenu des taux d’intérêts très bas, et a favorisé l’emprunt. Nous savons ce qu’il en est advenu, combien de familles ont été ruinées, aux Etats-Unis, mais aussi ailleurs, y compris en Europe.

Quant aux pays pauvres, ce sont eux qui souffriront le plus, car leur système bancaire est aussi très malade, et nombre de projets de développement ont dû être abandonnés.

En revanche -et je mettrais là une nuance avec les orateurs de la Mutualité- tous les pays ne sont pas pareillement atteints. La Chine a toujours une croissance à deux chiffres ou presque, l’Inde et la Russie pourraient mieux s’en sortir que prévu. C’est d’abord une crise du capitalisme occidental.

Économies ruinées et guerres vont hélas toujours de pair. Pour en finir avec la crise, une des conditions est de mettre fin à la guerre d’Irak.

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