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La discrimination des Sikhs en France

Une question qui n’est pas entièrement tranchée

, 10 octobre 2008

Vu 1370 fois | 0 commentaire(s) | Noté 4.7/5 par 03 votant(s)

Contrairement aux assurances données par M. Nicolas Sarkozy, lors du récent sommet Inde - Union Européenne, la question de la discrimination des Sikhs en France demeure ouverte sur plusieurs fronts.

L’évolution récente du concept de laïcité à la française, un principe inscrit dans la Constitution mais qui n’a toujours pas de définition précise, a eu pour conséquence de priver les Sikhs de France - qui ne sont pas tous issus de l’immigration - de la possibilité concrète de continuer à faire vivre leur tradition dans la dignité.

Or la reconnaissance de la dignité de la personne humaine est la pierre angulaire sur laquelle repose l’édifice des Droits de l’Homme.

Les promoteurs de la démocratie laïque concevaient ce régime comme le plus apte à instaurer l’équilibre universel. Un siècle plus tard, il s’avère incapable de faire face en termes de droits fondamentaux aux exigences nées de la différenciation de l’humain. Non seulement il ne contribue plus, particulièrement dans le contexte de la globalisation, à penser et bâtir le lien universel, mais il oppose aujourd’hui les Droits de l’Homme aux droits des hommes en niant à son tour la dimension universelle de la dignité humaine.

Concernant l’accès aux biens et services et à la justice, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l’Exclusion (HALDE) a mis un terme à cette dynamique discriminatoire.

Cependant, contrairement à ce qu’avançait le Président de la République lors de sa conférence de presse de clôture du sommet Inde - Union Européenne, aucun compromis susceptible de sauvegarder les droits fondamentaux de l’ensemble des usagers, dont font partie les Sikhs, n’a pu être trouvé concernant l’accès à l’éducation et la libre circulation des personnes (notamment sur les fournitures de pièces d’identité).

La France ayant signé et ratifié un certain nombre de conventions et traités, l’équipe juridique en charge de ces dossiers a très logiquement estimé souhaitable et juste de les déférer devant les juridictions ad hoc. La question n’est donc pas entièrement tranchée.

Enfin, on soulignera la flagrante contradiction entre la réponse de Nicolas Sarkozy et son « appel à la diversité » prononcé devant les Nations Unies voici à peine un an.

Noté 4.7/5 (03 votants)

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