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Vivement le "libéralisme" au club Delanoë

samedi 24 mai 2008, par OG

Les amis de Bertrand Delanoë étaient réunis ce samedi 24 mai à la Maison de la Mutualité à Paris

Il aurait fallu être présent dès le matin pour suivre l’intégralité de cette réunion qui a rassemblé les amis du maire de Paris.

Ce dernier est en lice pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste ; aux journalistes, il ne dit pas s’il est candidat. Mais lorsqu’on écoute Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis, c’est clairement une réunion de soutien à la candidature du maire de Paris. "Je ne veux pas d’un premier secrétaire intérimaire, encore moins pour garder la place au chaud pour un autre", affirme la députée à la tribune. Elle soutient ouvertement le maire de Paris au poste de premier secrétaire et personne dans la salle ne se prive pour l’applaudir.

Environ 200 personnes dans la salle, essentiellement des militants. Au premier rang, quelques personnalités sont présentes : Bertrand Delanoë habillé relax ; sa première adjointe, Anne Hidalgo ; l’ancien ministre de la Défense, Alain Richard ; le député-maire de Grenoble, Michel Destot ; le député européen Harlem Désir et l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin.

Ce dernier, impassible et seul à prendre des notes de façon assidue, fait figure de légende dont tout le monde se réclame et se réfère. Les réformes économiques du gouvernement Jospin (1997-2002) sont mises en avant par les différents intervenants pour justifier le terme "libéralisme" mis au goût du jour par Bertrand Delanoë lui-même.

Du libéralisme, beaucoup d’intervenants s’en réclament ; on sent d’ailleurs un soulagement, un sentiment décomplexé et un alignement sur la pensée de celui qu’on soutient désormais. Les conseillers généraux, régionaux, maires et autres élus se battent ainsi pour dire tout le bien qu’ils pensent du "libéralisme" voulu par le maire de Paris.

Un conseiller régional conclue ainsi son intervention sur son souhait de voir son parti devenir "libéral" ; "...et socialiste !" , se sent obligé d’ajouter Bertrand Delanoë...

La seconde partie de la réunion est consacrée à une introspection du Parti socialiste, jugé en "mauvais état" par le maire de Cergy (95), ancien strauss-kahnien et rallié au panache de Bertrand Delanoë. Il est clair pour les intervenants que les dernières victoires aux municipales ne doivent pas excuser une réforme de fond de la pensée socialiste. D’ailleurs, la réunion vise à élaborer une contribution, en vue du prochain grand congrès du Parti socialiste qui aura lieu à Reims du 14 au 16 novembre 2008.

La réunion se poursuit et je ne m’attarde pas. Je suis le maire de Paris pour le photographier à l’extérieur, mais ses six gardes du corps interdisent à tout photographe de prendre une image de Bertrand Delanoë en train de griller une cigarette... Seule Florence Muracciole du Journal du Dimanche a le privilège d’interviewer le maire de Paris en toute tranquilité.

Crédit photos : France démocrate