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Nous devons être au rendez-vous de l’Europe

vendredi 11 avril 2008, par Olivier Berardi

“Il faut reprendre et conduire la révolution démocratique de l’Union européenne. C’est à nous de la proposer, et s’il le faut de l’imposer.“ François Bayrou au Conseil national de l’UDF, 12 novembre 2006.

Notre mouvement politique a devant lui un rendez-vous qu’il ne doit pas manquer, celui des élections européennes de juin 2009. Nous devons nous y engager de toutes nous forces, sans attendre la présidence française de l’Union Européenne du 1er juillet au 31 décembre 2008.

C’est notre légitimité
et notre projet

Notre mouvement est issu de la famille politique à l’initiative de la construction européenne.

Cette histoire nous responsabilise, plus que tout autre parti, pour faire campagne partout en France, faire une campagne explicative et politique pour l’Europe.

Il y en a besoin.

Selon les analyses lexicales de Jean Véronis, professeur de linguistique et d’informatique à Aix-en-Provence, l’Europe était quasi-absente des discours des principaux candidats à la présidentielle de 2007.
- Parmi les « 14 mots de l’économie », comme parmi “les grandes idées“, le mot Europe est absent.
- François Bayrou, dans les 6 derniers mois de campagne, a utilisé le mot Europe 150 fois, contre 280 pour Sarkozy).

Le Président actuel (Nicolas Sarkozy, discours du 27 mars 2008 à Londres), le gouvernement (Cf. discours du 1er avril du Ministre de la défense à l’Assemblée Nationale sur l’Afghanistan) ne nous proposent aucune vision de l’Europe communautaire.

Si Romano Prodi a qualifié François Bayrou de “plus pro-européen des candidats”, ce ne sera pas suffisant à convaincre un pays qui a voté "non" à 55%.

Le panthéon des figures historiques (Robert Schuman, Jean Monnet, René Pléven,… Simone Veil)… ne suffira pas à faire voter MoDem !

Les nouveaux défis

Notre pays, l’Europe, le monde changent si fortement que des défis, pressentis depuis des décennies, maintenant nous questionnent et nous hantent.

Comme il y a plus de 60 ans face au risque de guerre sur notre continent, nous devons faire face aux tensions de dislocation par des conflits ethniques, des affrontements religieux, des fractures sociales et d’inégalités entre le nord et le sud.

Nous devons chercher un nouveau pacte de confiance entre les peuples et les pays, si nous voulons que l’Europe redevienne “le laboratoire d’une volonté commune“. Si nous voulons clarifier le fonctionnement européen, lever les incompréhensions, ouvrir des perspectives claires pour sortir de la stérile langueur européenne.

Beaucoup de travail a déjà été fait, faisons connaître ses résultats :
- "Nous avons besoin d’Europe", le document très ambitieux issu du Conseil national de mai 2004
- "La France ensemble" de François Bayrou, fin 2006
- Les interventions de François Bayrou au Forum de l’Unesco “l’Union 50 ans après“, le 10 février 2007
- Sa conférence de presse au Parlement Européen à Strasbourg, le 12 février 2007,
- et bien d’autres.

Allons au-delà en organisant partout en France
- des séances d’information / formation sur l’Europe,
- des réunions de débats et de réflexion pour alimenter le projet.

Faisons preuve d’initiative et d’imagination pour :
- diffuser l’idée européenne : ses enjeux, son fonctionnement etc., auprès des citoyens.
- donner envie de participer à ces élections.

Choisir une stratégie de rassemblement

Le nouveau mode de scrutin était censé favoriser les grands partis aux dépens de partis moyens comme l’UDF, le FN ou le PCF ; cela a plutôt réussi contre le FN ou le PCF, qui n’ont obtenu que 9% et 4% sièges, avec 10% et 6% des voix ; au contraire, le scrutin avait réussi à l’UDF : 14% des sièges pour 12% des voix.

Qu’en sera-t-il en 2009 ? Pour sauver (ou mieux améliorer) sa représentation européenne, le MoDem doit montrer sa capacité d’entraînement, fédérer les forces européennes sincères, ceux qui défendent une Europe plus politique plus juste, plus solidaire et soucieuse des défis de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

Soyons ouverts, allergiques à l’isolement et prêts au dialogue, pour faire avancer l’Europe démocrate.


Rappel sur l’élection de 2004

Le scrutin s’effectue par listes à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne, sans panachage ni vote préférentiel, en un seul tour, dans le cadre de huit circonscriptions régionales, dont une regroupe les départements, collectivités et territoires d’Outre mer. Le nombre de sièges par circonscription est fixé par décret. Les sièges sont répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés, et attribués selon l’ordre de présentation sur la liste.

Nombre de sièges : 78 députés français sur un total de 626 (en 2009 : 74 sur 736).

40 listes s’étaient présentées au total en France.

Le taux d’abstention avait été de 57,24% (23.765.992 électeurs).

L’UDF avait obtenu 11,96% des suffrages exprimés, et 11 élus, qui siègent dans le groupe ADLE (démocrates et libéraux), alors que l’UDF faisait partie avant 2004 du Parti populaire européen (droite).

Résultats complets sur france-politique.fr. Le site des députés Européens UDF : udf-europe.net.

Le mandat est de 5 ans. Pendant la prochaine législature (2009-2014), tous les députés européens toucheront 7000 € brut, et une indemnité mensuelle représentative de frais de mandat, de 3500 € brut.



Version éditée d’un article proposé le 2 avril