« retour à l'accueil France Démocrate, Le journal de la démocratie en mouvement
»«
»«

Contribuer au site Syndiquer le site Impression Contact Plan du site

Municipales 2008 : Mission accomplie pour le MoDem ?

, 14 mars 2008

Vu 3115 fois | 3 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 01 votant(s)

Malgré l’implosion lyonnaise, les échecs parisiens et marseillais, et les incertitudes paloises, le MoDem est incontournable.

Le premier tour des élections municipales et cantonales du 9 mars 2008 a donné incontestablement un avantage à la gauche, sans pour autant donner une trop rude leçon à la majorité présidentielle qui conquiert certaines villes (Le Puy, Chaumont), mais en perd aussi dès le premier tour (Rouen, Bourg-en-Bresse, Dieppe, Vierzon, Alençon, Chalon-sur-Saône, Rodez) et risque d’en perdre encore beaucoup au second tour (Angoulême, Amiens, Blois, Orléans, Corbeil-Essonnes, voire Strasbourg, Toulouse, Périgueux et même Marseille, ces quatre dernières étant très incertaines).

La grande diversité des situations locales

Il reste en effet que, comme l’a expliqué au soir des élections une Roselyne Bachelot avec son ton habituel, ces élections sont d’abord le résultat d’enjeux très locaux avec des situations très différentes et il serait bien difficile de trouver un ‘sens’ national unique.

La très grande prime au sortant, quelle que soit son étiquette, a montré d’ailleurs que le bilan du maire et les projets de ses concurrents étaient sans doute l’élément clef, ou, si on reste au niveau des personnalités, la forte notoriété de certains candidats et leur ancrage dans leur commune ont joué un rôle prédominant.

Une stratégie pragmatique

Lors de la préparation des élections législatives de juin 2007, j’avais critiqué assez fortement le MoDem pour n’avoir pas pris en compte, dans sa stratégie, l’implacable scrutin majoritaire uninominal à deux tour (combattu peut-être, mais qui existe bel et bien). Son jusqu’auboutisme indépendantiste ne pouvait que déboucher sur un échec très regrettable en nombre d’élus à l’Assemblée Nationale (trois) alors que François Bayrou représentait, quelques semaines auparavant, 18% des électeurs.

Je dois dire que pour ces élections municipales (je n’évoque pas les cantonales), j’ai plus apprécié la stratégie du MoDem même si elle peut être difficilement défendable sur le plan national. Et même si elle apparaît un peu désordonnée.

En clair, l’idée était de prendre en compte la situation de la commune. De faire une liste autonome du MoDem en principe (comme pour les autres élections) mais de s’allier parfois au premier tour, parfois au second tour, avec les forces qui proposent un projet municipal que le MoDem approuve, indépendamment de l’étiquette politique.

Opportunisme ?

Bien sûr, on peut aisément imaginer qu’une telle stratégie a pour conséquence de se rassembler avec les listes susceptibles de gagner, par pur opportunisme (comme à Lyon, à Montpellier ou à Dijon) afin de rafler le maximum d’élus. En ce qui me concerne, j’aurais bien du mal à faire ce reproche d’électoralisme, sans savoir au fond s’il est justifié ou pas, puisque j’ai toujours pensé qu’un parti politique était fait pour avoir des élus, sans évidemment renier ses principes (l’autonomie n’est pas un principe mais une stratégie).

Ou choix des meilleurs ?

L’alliance avec Alain Juppé à Bordeaux (qui n’était pas donné gagnant et était plutôt dans une sorte de spirale de l’échec après les législatives de juin 2007), celle avec Xavier Darcos à Périgueux (en situation délicate), celle avec Philippe Mottet à Angoulême (en ballottage défavorable), ou même la liste de François Bayrou à Pau ont montré que cette stratégie pouvait être courageuse et pas seulement fondée sur le pragmatisme.

François Bayrou avait tout à perdre à s’impliquer personnellement dans cette élection plutôt difficile, alors que Ségolène Royal (qui avait échoué, il y a quelques temps, dans son objectif de devenir maire de Niort contre un socialiste), si elle a beaucoup participé à la campagne des socialiste, n’a pris aucun risque personnel.

Le sort très incertain de Marseille montre en tout cas que cette stratégie d’alliance (ici avec le socialiste Jean-Noël Guérini) n’est pas sans risque. Sans doute les décisions d’alliances dépendent beaucoup de la personnalité de la tête de liste : on ne pouvait imaginer un ralliement de Jean-Luc Bennahmias à Gaudin, mais si le candidat MoDem avait été Jacques Rocca-Serra (devenu candidat UMP, et qui a échoué dans le 2e secteur), une alliance au second tour avec Jean-Claude Gaudin aurait été très probable.

Même réflexion sur l’alliance du MoDem au second tour avec l’UMP à Toulouse, que Jean-Luc Moudenc peut pourtant perdre (le premier tour totalise plus de voix à gauche qu’à droite et au centre).

Des alliances regrettables ?

Certaines alliances au premier tour me semblent criticables car contre nature. À Grenoble, le MoDem de Philippe de Longevialle s’est rallié à la liste du maire PS sortant Michel Destot qui dès le premier tour comprenait des communistes (contrairement à Dijon), et qui pourrait reprendre ensuite dans sa majorité des écologistes d’extrême gauche, peu en phase avec les idées du MoDem (je ne sais pas s’il y aura fusion des listes PS et Verts, mais sûrement un accord de gestion après).

Je regrette aussi la constitution de listes MoDem contre des maires sortants issus de l’UDF-bayrouiste (c’est-à-dire, qui n’ont pas rallié l’UMP en 2002), comme les députés du Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde, brillamment réélu à Drancy (au long passé communiste) avec 69,5% - mieux que Jean-François Copé à Meaux ! - ou Nicolas Perruchot à Blois.

Résultats décevants dans des grandes villes

La situation dans les très grandes villes est plutôt décevante pour le MoDem, souvent très au-dessous des 10% fatidiques pour pouvoir se maintenir au second tour ou négocier fermement avec d’autres listes : 5,5% à Marseille ; 5,7% à Strasbourg (victime des profondes divisions centristes comme à Lyon) ; 5,9% à Toulouse (où la liste de Jean-Luc Forget était la poursuite d’une rivalité ancestrale avec le maire sortant Jean-Luc Moudenc, tous les deux anciens centristes du CDS) ; 14,7% à Nancy (alors que la tête de liste Françoise Hervé avait déjà atteint les 20% et est reconnue par tous comme une très bonne connaisseuse des dossiers de sa ville) ; 7,8% à Lille (où Jacques Richir était parfois contesté) ; 7,5% à Caen (où la liste de Philippe Lailler, MoDem, était en concurrence avec une liste du Nouveau Centre).

De beaux scores en Seine-en-Marne

Mais dans d’autres villes, le MoDem a fait de très beaux scores et est souvent incontournable dans les préparatifs du second tour.

Notamment en Seine-et-Marne.

Je cite, entre autres, Aude Luquet qui a réalisé 15,5% à Melun, mettant en ballottage le maire UMP sortant Gérard Millet ; Charles Napoléon qui, avec ses 21,2% à Nemours, fait jeu égal avec le maire socialiste sortant Jean-Pierre Béranger (21 voix d’écart) mais qui n’est qu’en troisième position (et les cinq listes présentes au premier tour peuvent toutes se représenter au second tour !) ; Bruno Grandjean avec 31,3% à Fontainebleau, il menait une liste divers droite soutenue par le MoDem contre le maire UMP sortant Frédéric Valletoux (qui a obtenu 45,9%) ; Patrick Septiers qui a été réélu avec 76,0% à Moret-sur-Loing ; Dominique Maillard avec 17,0% à Roissy-en-Brie.

L’échec d’Ange Anziani à Meaux (6,7% contre maire UMP sortant réélu Jean-François Copé) et de Jean-Michel Scharr (11,3% contre le maire UMP sortant réélu Jean-Pierre Le Poulain) sont le résultat de candidatures contestées en interne : Ange Anziani, ancien premier adjoint de Jean-François Copé, étant considéré comme un ancien RPR ; Jean-Michel Scharr à Avon, s’est présenté aussi sur le canton de Fontainebleau contre la candidate officiellement investie par le MoDem Armelle Magnan de Bornier, ce qui a empêché la présence d’un candidat du MoDem sur ce canton au second tour.

De beaux scores dans quelques villes importantes

Quelques belles réussites aussi nationalement avec le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe réélu à Arras avec 51,2% et Hervé Chevreau réélu à Épinay-sur-Seine à 60,4%.

D’autres réélections dès le premier tour : Luc Binsinger avec 53,0% à Saint-Nicolas-de-Port ; Jeran-Michel Tobie avec 60,5% à Ancenis ; Jean-Jacques Jégou avec 53,9% au Plessis-Trévise ; Rodolphe Thomas avec 53,0% à Hérouville-Saint-Clair ; Olivier Henno avec 64,7% à Saint-André-Lez-Lille ; Denis Badré avec 52,7% à Ville-d’Avray.

Et d’autres listes MoDem dont le comportement pour le second tour va être décisif :
- François-Xavier de Peretti avec 20,2% à Aix-en-Provence
- Christophe Grudler avec 16,9% à Belfort : il se maintient au second tour, faisant le jeu du maire sortant chevènementiste
- Jean-François Mortelette avec 16,2% à Blois : il ne se maintient pas contre Nicolas Perruchot et le candidat PS
- Nathalie Griesbeck, députée européenne, avec 14,7% à Metz : contre le maire sortant Jean-Marie Rausch, en situation critique, dont elle fut la première adjointe, elle a fusionné avec la liste UMP de Marie-Jo Zimmermann qui a obtenu 16,7%
- Isabelle Le Bal avec 11,6% à Quimper - dont le retrait pourrait rendre difficile la réélection du socialiste Bernard Poignant
- Gilles Artigues, un des rares députés UDF qui a préféré être au MoDem et ne pas être réélu en juin 2007, avec 20,2% à Saint-Étienne - contre le maire sortant Michel Thollière qui n’a obtenu que 37,9%, et dont il a été l’adjoint
- Christian Leblond avec 12,3% à Asnières : il fusionnera avec toutes les autres listes présentes au premier tour pour battre le maire sortant UMP Manuel Aeschlimann qui n’a obtenu que 41,6%
- Éric Chevée avec 13,7% à Chartres : il fusionne avec la liste socialiste contre le maire sortant UMP Jean-Pierre Gorges
- Alcino Alves Pires avec 10,4% à Évreux, où le maire sortant UMP Jean-Pierre Nicolas, successeur récent de Jean-Louis Debré, est en ballottage très légèrement favorable.

Et aussi : Marc Saint-Denis (conseiller général) avec 19,9% à Vandœuvre-lès-Nancy (face à la maire UMP sortante Françoise Nicolas) ; Kévin Izorce avec 18,7% à Saint-Nazaire (où il arrive devant l’UMP face au maire PS sortant Joël Batteux) ; Xavier Coiffard avec 17,8% à Cholet ; Pierre Bauchet (maire sortant) avec 48,0% à Fleury-lès-Aubrais ; Didier Borotra (maire sortant) avec 41,8% à Biarritz ; Maurice Pollet avec 24,5% à Savigny-le-Temple ; Jean-Marie Borderies avec 16,8% à Lieusaint ; Jean-Yves Jourdain avec 33,6% à Avallon ; Pierre Creuzet avec 20,5% à Nanterre ; Christophe Grébert avec 22,4% à Puteaux (où sévissait la rivalité entre le père et sa fille) ; Vincent Delahaye (maire sortant) avec 49,9% à Massy ; Stéphane Cochepain à 11,0% à Clichy ; Philippe Laurent (maire sortant) avec 40,8% à Sceaux ; Michel Fanget avec 16,0% à Clermont-Ferrand ; Richard Bertrand avec 26,9% à Poissy ; François de Maizières (divers droite soutenu par le MoDem malgré un candidat se revendiquant du MoDem, Stéphane Fillette) avec 39,0% à Versailles contre le candidat UMP Bertrand Devys (24,0%) choisi par le maire UMP sortant Étienne Pinte (tous les deux étaient des adjoints de ce dernier).

16% de moyenne dans les villes où le MoDem est présent et déjà plus de 550 élus

Les résultats complets sont publiés sur le site du MoDem.

En tout, selon Éric Azière, 554 conseillers municipaux MoDem auraient été élus au 1er tour et dans les 350 communes environ où le MoDem présentait des listes autonomes, celui-ci recueillerait en moyenne 15,9% des voix (les 3 à 4% indiqués par le Ministère de l’Intérieur étant la moyenne sur l’ensemble des 36 000 communes).

Situation parisienne dramatique et hypocrisies socialistes

La situation à Paris est, en revanche, plutôt pitoyable.

Le MoDem n’a jamais caché qu’il ne soutiendrait pas la démarche (vouée à l’échec) de Françoise de Panafieu au second tour, mais la réaction du maire sortant Bertrand Delanoë, qui n’a besoin plus de personne (ni des Verts, ni du MoDem) pour se faire réélire au second tour, est désolante et se moque beaucoup du MoDem.

En effet, Bertrand Delanoë, voulant ratisser large, essaie de ne pas donner flanc aux accusations de centrisme que lui lancent ses amis de gauche, et a adopté une attitude pour le moins ambiguë : il refuse toute fusion de listes avec le MoDem pour le second tour, mais laisse entendre qu’il pourrait impliquer les élus MoDem dans sa gestion, sans d’ailleurs forcément leur donner des responsabilités.

Proposition très hypocrite puisque cela signifie en gros l’élimination du MoDem du Conseil de Paris.

16 listes MoDem pourraient fusionner pour le second tour (soit dans la totalité des arrondissements encore en lice), mais seulement trois peuvent se maintenir au second tour : Marielle de Sarnez dans le 14e (13,9%), Philippe Meyer dans le 5e (14,3%) et Véronique Delvové-Rosset dans le 7e (15,7%). Dans une telle configuration (maintien des listes au second tour), le MoDem aurait bénéficié plutôt d’une élection du maire d’arrondissement dès le premier tour, surtout dans les arrondissements qui l’ont ratée de peu : 4e, 9e, 10e, 13e (ce qui élimine Éric Azière, conseiller de Paris sortant), et 19e. Concrètement, il y aura donc très peu d’élus parisiens du MoDem.

La décision de Bertrand Delanoë s’explique pourtant facilement : en compétition interne avec Ségolène Royal pour conquérir l’appareil du Parti socialiste, Delanoë suit un vieux précepte mitterrandien qui veut que le PS ne se gagne que sur sa gauche (ce précepte n’avait pas vraiment réussi à Laurent Fabius).

Or aujourd’hui, Ségolène Royal prône une alliance franche et systématique du PS avec le MoDem, que ce dernier ne veut pas, d’ailleurs ; agaçant sans aucun doute la plupart des hiérarques socialistes, à commencer par François Hollande.

En maintenant l’archaïque alliance de gauche (PS-PCF-Verts), Bertrand Delanoë montre à l’évidence qu’il ne rénovera jamais le PS. Les Verts et les communistes ne représentent plus grand chose, même si le PCF fait preuve d’un incroyable sursaut dans les communes qu’il détenait, grâce à sa très bonne implantation locale ; alors que le MoDem serait indispensable au candidat socialiste pour le second tour d’une élection présidentielle… dans le cas, bien sûr, où le candidat du MoDem ne serait pas, lui-même, au second tour.

Un parti très sollicité

Du côté de l’UMP, Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin voulaient contracter un accord national avec le MoDem qui a poliment refusé. La proposition de Patrick Devedjian consistait concrètement à retirer la liste d’Yves Urieta, maire sortant de Pau, socialiste dissident soutenu par l’UMP pour faciliter l’élection très difficile de François Bayrou, en contrepartie d’un soutien du MoDem à l’UMP dans toutes les autres villes…

Des comportements très "centristes" mais peu cohérents

La liste MoDem de François Hervé se maintient à Nancy, assurant la 5e élection d’André Rossinot pour le second tour.

Se maintiennent aussi les listes MoDem à Saint-Étienne (handicapant le maire sortant Michel Thiollière), à Clermont-Ferrand et à Aix-en-Provence.

La liste MoDem de Colombes a fusionné avec la liste de la maire UMP sortante incluant Rama Yade. À Toulouse aussi, le MoDem fusionne avec l’UMP pour permettre à Jean-Luc Moudenc de sauver sa mairie.

La liste MoDem de Aude Luquet (15,5%) a fusionné avec la liste de gauche (36,3%) à Melun (avec la possibilité de battre le maire UMP sortant Gérard Millet qui n’a eu que 48%). Même situation à Poissy où la gauche et le MoDem totalisent au premier tour 54%. À Lille aussi, fusion avec la liste de Martine Aubry - qui n’en avait pas besoin. Idem à Marseille où la décision de Jean-Luc Bennahmias de fusionner avec Jean-Noël Guérini est très constestée au sein du MoDem.

La liste MoDem de Blois s’est retirée pour aider la réélection de Nicolas Perruchot.

J’ai trouvé très désordonné le comportement de beaucoup de listes MoDem entre les deux tours, et il m’a semblé qu’elles s’offraient au mieux offrant sans considération de projet municipal, ce qui est est déplorable et donne une très mauvaise image du MoDem, comparée avec raison aux délices et poisons de la IVe République.

Je place dans ce cas la situation à Aubagne : François Bayrou a dû intervenir pour condamner l’alliance du MoDem avec la liste communiste - sans pourtant s’opposer à des fusions, ailleurs, avec des listes composées en partie de candidats communistes.

Quoi qu’il en soit, les candidats ne sont pas propriétaires de leurs voix et les consignes de vote ne sont pas toujours suivies dans les urnes. Et faut prendre en compte le comportement des abstentionnistes du premier tour.

Le MoDem existe donc bel et bien, dans ce paysage municipal très diversifié, et c’est sain pour le pays.


NB : Les résultats ainsi que la composition complète des listes sont accessibles de façon pratique sur le site du Figaro.


Version éditée d’un article publié le 11 mars sur divers supports web dont le blog de Sylvain Rakotoarison.

Noté 5.0/5 (01 votants)

La réponse de Chris

Posté le 15 mars 2008, à 08h 53mn 02s
Municipales 2008 : Mission accomplie pour le MoDem ?

un petit détail que je souligne, Jacques Richir n’a jamais été contesté à Lille par les militants MoDem. E.Forest a levé le voile la semaine dernière en tenant une conférence de presse commune avec le nouveau centre.

C’était en fait un Nouveau Centre qui était resté au MoDem pour torpiller la campagne de l’intérieur.

La grande majorité des Militants MoDem de Lille était derrière notre liste et notre candidat.

Nous n’avons pas fait à Lille le résultat espéré, mais nous allons continuer notre travail pour implanter notre mouvement dans notre ville. Avec 2 élus (sûr) + peut être un autre (a voir selon les résultats du 2eme tour), nous aurons droit à des conseillers de quartiers. A nous de travailler et de construire l’avenir du Mouvement Démocrate à Lille.

La réponse de Etoile66

Posté le 16 mars 2008, à 11h 10mn 01s
Municipales 2008 : Mission accomplie pour le MoDem ?

C’était en fait un Nouveau Centre qui était resté au MoDem pour torpiller la campagne de l’intérieur.

C’est un problème qui est partout en France et qui vient uniquement du fait que les listes des adhérents sont gérés depuis Paris qui ne connaît RIEN aux situations locales complexes ni au comportement des personnes en particulier et qui n’enregistre que l’adhésion par cotisation.

On a vu ce que cela a entraîné au PS avec le "choix" de S. Royal par des militants UMP ayant adhéré au PS à 20€.

Il faudra vraiment réfléchir à une gestion correcte des adhérents, à davantage de transparence et de confiance entre le siège et les locaux.

En ce qui concerne ma circonscription dont j’ai eu la liste des "adhérents" y figuraient le responsable Nouveau Cente local et son épouse ainsi que des "membres" qui m’avaient assuré au téléphone avoir aussi la carte UMP et soutenir le candidat UMP à la présidentielle et aux régionales.

Je souhaite que ces expériences soient prises TRES au sérieux.

» Un grave problème, le management !

La réponse de Christophe LACOMBA

Posté le 16 mars 2008, à 22h 40mn 03s
Municipales 2008 : Mission accomplie pour le MoDem ?

Petite précision locale (mais de taille) : pour une fois il est tout à fait normal que le MoDem n’ait pas soutenu Jean-Christophe Lagarde (brillemment réélu à la mairie de Drancy) : non seulement celui-ci a fait campagne aux législatives sous l’étIquette UDF sans jamais citer le MoDem (nouvellement créé) ni François Bayrou, une fois réélu il s’est empressé de rejoindre le Nouveau Centre. Mais beaucoup plus grave : il serait pour beaucoup responsable d’une défaite programmée du MoDem aux législatives de toute la Seine Saint Denis, en faisant en sorte qu’il n’y ait pas de candidat MoDem s’opposant à l’U.M.P. (je rappelle qu’il était président de la fédération UDF du département qui a échu ensuite naturellement à Nicolle Rivoire, maire de Noisy le sec, mairie dont j’ignore ce soir si elle l’a conservée, hélas... !).

Comme quoi pour la gamelle, et son petit siège, il y a des gens qui sont capables de torpiller non seulement leur clan, mais même tout un bord politique : grâce à ce brillant stratège le 9/3 est encore tenu au niveau départemental par le PCF, je le rappelle.

...mais qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour garder son siège et préserver sa carrière. Mais peut-être que Bayrou dirait de lui (comme de Juppé, avec ses anciennes casseroles) que "c’est un bon maire".

Amitiés orange

À la Une

Brèves - Voir toutes les brèves S'abonner aux brèves

Le dessin du jour