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Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

, 22 janvier 2008

Vu 3898 fois | 4 commentaire(s) | Noté 2.0/5 par 04 votant(s)

Ce 17 janvier, je rentre avec un peu de mélancolie du dernier café démocrate de la campagne pour l’élection du Conseil National du Modem. Il s’est déroulé là où tout a commencé en juin dernier, au café Le Margeride, place d’Italie dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Une page se tournait ce soir : ce n’était pas seulement la courte campagne, qui se terminait, mais un cycle commencé en juin donc entre une bande de copains qui depuis des semaines refaisaient le monde par voie de commentaires sur le blog de Quitterie et qui, dans l’émotion de la non investiture de Quitterie, avaient eu envie de se réunir pour la réchauffer, lui tenir compagnie, la soutenir.

De ces premiers cafés démocrates (d’abord dénommés plus prosaïquement "apéros de Quitterie") est né un peu plus qu’une équipe, un esprit. Cet esprit a d’abord pris la forme d’un groupe de réflexion axé autour d’une puis deux listes de discussion, baptisées MoDem 4.0, avec l’idée d’une avant-garde du MoDem, d’être déjà la génération suivante au sens où l’on parle de génération pour un logiciel.

Parmi ces pionniers, il y avait ce soir encore Michel Hinard, Benjamin Sauzay, Guillaume Desrosiers, Thomas Deslypper, Benoît Charvet, Marie-Isabelle Pichon (dite MIP), Mickaël Silly, Sébastien Soria, Franck Vautier, Fabien Neveu, Clément Le Ricousse et j’en oublie certainement, outre évidemment Quitterie et Virginie, et Nicolas Vinci qui est retenu en otage par le père Noël à Helsinki.

Pendant mon absence prolongée en Bretagne (due à la préparation de mon livre), ce groupe a travaillé et j’ai retrouvé, en octobre, outre ceux que je viens de mentionner, KPM, Florent Zanetti, Erwan Le Pallec, et d’autres dont le nom m’échappe pour le moment. Tous ont assisté aux deux cafés démocrates mémorables tenus chez François Van Zon, à l’Imprévu, dans le XIVe, l’un autour de Marielle de Sarnez, l’autre autour de François Bayrou.

Après le second, il y en a eu plusieurs très rapprochés autour du congrès fondateur du MoDem et de la désignation de Quitterie comme déléguée nationale du mouvement. Et enfin, l’annonce de l’élection du Conseil National a ouvert une nouvelle étape. Sébastien Dugauguez (alias Réservoir d’Idées) avait bâti un bon premier projet nommé "Pour des listes 3R au Conseil National". J’avais suggéré de demander à Quitterie d’accepter de mettre sa notoriété et son énergie au service des idées qu’il contenait. Il me semblait qu’il y avait là une complémentarité. Et ce fut fait.

Le noyau dur des cafés démocrates s’aggloméra en quelques jours toute une nouvelle équipe, celle qui se présente cet après-midi et ce soir aux suffrages des adhérents franciliens du Modem sous l’étiquette "Les adhérents sont notre force". La composition de cette équipe elle-même m’a échappé, car je devais repartir passer les fêtes en Bretagne, j’ai donné deux ou trois noms, il paraît que l’opération a été de la haute voltige, avec lettre de candidature postée le 31 décembre à 23 heure 59, juste avant minuit, à la poste de la rue de Louvre, cachet de la poste faisant foi comme on dit.

J’ai l’impression que la campagne a duré des semaines. Non pas qu’elle m’ait paru longue, mais elle a été très dense.

Pour notre liste, depuis la soirée à Bobigny, elle a duré onze jours. Onze jours seulement.

Mais il y a eu ce moment de profonde émotion, cette première rencontre des colistiers, là-bas, à Bobigny, justement. Se voir, se découvrir. Chacun de nous connaissait une partie des autres. À nous tous, à partir de ce soir-là, nous avons commencé à former une seule équipe.

L’atmosphère, à Bobigny, était électrique, nous arrivions dans un univers très cohérent et très surprenant, cette lourde réalité d’une ville cadenassée par un pouvoir qui n’a de communiste que le nom. Et à cette émotion très vraie que nous avons eue ce soir-là répond l’intensification des pressions de toutes natures (et de tous horizons) que subissent désormais notre candidate balbynienne et ses colistiers et dont on nous a encore rapporté ce soir un épisode effrayant.

Il y a eu ensuite le grand café démocrate au Pavillon Baltard, dans le quartier des Halles, à Paris, qui me semble avoir coïncidé avec le début de la curiosité des adhérents pour le vote. Cette curiosité, je crois, s’est poursuivie jusqu’à dimanche, pendant que nous allions à Bagneux et à Ivry.

Lundi soir, lorsque nous avons rejoint Christian Delom et son équipe à Clamart, les jeux étaient à mon avis faits et l’opinion des électeurs cristallisés.

Cet avis que j’ai tient aux commentaires sur les blogs et sur e-soutiens.

Mardi, à Nanterre, on a senti les têtes solides.

Et ce soir, ce soir ... eh bien, c’était autre chose.

Quitterie n’avait pas battu le rappel sur son blog. Il lui plaisait en fin de compte que ce dernier café démocrate fût une réunion de fin de campagne, dans l’intimité de l’équipe.

De fait, presque tous les candidats étaient là, même ceux qui n’étaient jusqu’ici pas sortis de leur ville, comme Marie Darves-Bornoz.

S’y joignaient les chevilles ouvrières du groupe, Michel Hinard, Fabien Neveu, Franck Vautier, Virginie Votier, Sébastien Dugauguez, plusieurs adhérents du XIIIe (en quelque sorte les régionaux de l’étape) et Éric Azière, venu là préparer sa campagne municipale puisqu’il est tête de liste dans cet arrondissement.

Et puis, invité surprise, Gabriel Cohn-Bendit a fait une seconde apparition à un café démocrate (après celui où avait été inventé le nom MoDem 4.0).

Quitterie a d’abord tenu à remercier tout le monde de quelques mots touchants. Puis chacun a parlé. Puis on a évalué le vote, le scandale de procédures dignes des pires dérives staliniennes qui méritent un coup de balai salvateur au MoDem dans certains départements. Quitterie a indiqué que le recours qu’elle déposera ce matin sera très simple et précis.

Puis on en est venu au débat de fond... dont je n’ai pas entendu la moitié, ayant laissé ma place à Nadia Falfoul devant Quitterie.

J’ai tout de même capté l’idée développée par Quitterie que le MoDem devait s’appuyer sur un mouvement économique, non pas comparable à la cour bling-bling du président rollex, pas de milliardaire à cigare, mais des entreprises dont le projet ferait écho aux principes directeurs des idées du MoDem. Elle n’a pas pu le dire, mais elle entendait par là des entreprises du développement durable, voire de l’économie sociale et solidaire.

Ici comme ailleurs, elle défend donc l’idée que le MoDem soit un mouvement ISO, dont chaque élément soit un reflet du projet global, le tout en cohérence.

Un autre moment de la discussion a été un échange très libre entre les colistiers et Éric Azière, qui a pu donner des éclairages prudents mais avisés sur les perspectives internes du Mouvement Démocrate.

J’ai, pendant cette conversation passionnante, avalé une assiette auvergnate pour me requinquer.

Et puis la soirée s’est poursuivie par des conversations éparpillées.

Et là, à bout de force, j’ai tiré ma révérence.

Y aura-t-il d’autres cafés démocrates de notre équipe, de celle de juin ? de celle de janvier ? Pas sûr. Une époque nouvelle a commencé.

Dès demain Quitterie Delmas va entrer dans un nouveau cycle et entamer une tournée où elle ira soutenir d’autres candidats sur le terrain. Je serai heureux si elle me demande de l’accompagner parfois : j’ai vécu une décade prodigieuse avec elle.

Grâce à ces moments exceptionnels que rien ne pourra effacer ni de mon esprit ni de mon coeur, je sais que "les adhérents sont notre force".

Noté 2.0/5 (04 votants)

La réponse de Daniel Testard

Posté le 23 janvier 2008, à 08h 10mn 09s
Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

@ Hervé Torchet

A vous lire, vous avez un talent avéré d’écriture, une arme redoutable pour faire passer ses idées. J’espère que, sorti du "microcosme parisien" et après avoir pris un nécessaie recul, vous serez très prochainement amené à mettre votre plume au service d’une analyse approfondie et sereine de ce "pauvre" scrutin interne.

A vous lire maintenant, j’ai en effet le sentiment que vous seriez "tombé dans le panneau" d’une compétition entre listes en vue de grapiller quelques places d’élus au Conseil National.

Tiens, par exemple, allez lire l’article d’Emmanuelle Caminade sur ce site, ou encore celui de Cedric Augustin sur son blog, ou les nombreux témoignages d’adhérents "actifs et engagés" sur "e-soutiens", où l’on ne voit guère plus ceux qui semblent s’être réfugiés dans les "cafés démocrates parisien".

Cordialement, en vous demandant d’excuser un petit excès de provocation

La réponse de Hervé Torchet

Posté le 23 janvier 2008, à 09h 16mn 08s
Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

Je ne suis dupe de rien, mais j’ai toujours eu pour ligne de conduite de rester constructif. Le Conseil National sera justement l’instance où il faudra se battre pour améliorer les règles et ce ne sont pas seulement ses membres qui le feront, mais tous ceux qui participeront à la réflexion collective et qui sauront s’y donner des porte-paroles.

» jour-pour-jour

La réponse de Daniel Testard

Posté le 23 janvier 2008, à 11h 44mn 41s
Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

Je suis allé relire votre billet sur votre blog et, alors, replacé dans son contexte, j’ai mieux compris de quoi il s’agissait essentiellement.

C’était une forme de billet amoureux, une déclaration publique à la belle Quitterie ("quelle émotion...", n’est-ce pas ?)

Alors, dans ces conditions, je ne vous en veux pas de n’avoir pas pris le recul nécessaire pour bien voir les choses. L’amour ne rend t-il pas aveugle ?

Bonne chance, car "l’union fait la force". Vous m’inviterez, j’espère !

Cordialement,

La réponse de Hervé Torchet

Posté le 23 janvier 2008, à 03h 03mn 49s
Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...

Je précise que ce texte a été écrit avant le vote. Une partie des comportements que nous avons observés était dirigée contre nous ; étant donné que nous avons largement convaincu les adhérents qui se sont déplacés pour voter (puisque nous somme largement en tête du résultat), je ne crois pas que nous soyons bien placés pour nous plaindre des débordements qui ont échoué et ne soutenons pas de recours, sauf erreur. Nous souhaitons en revanche améliorer les pratiques pour les prochains scrutins.

» jour-pour-jour

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