« retour à l'accueil France Démocrate, Le journal de la démocratie en mouvement
»«
»«

Contribuer au site Syndiquer le site Impression Contact Plan du site

Le Mouvement Démocrate : l’alternative réelle

, 21 septembre 2007

Vu 5624 fois | 0 commentaire(s) | Noté 4.2/5 par 04 votant(s)

Fondons notre projet politique sur les valeurs de respect de la personne et de justice sociale et générationnelle, contre la barbarie du capitalisme financier mondial. Nous nous inscrirons ainsi dans la grande tradition du Centre en France.

Depuis 1944, "le centre" (MRP) a été la force de proposition alternative par excellence, entre le gaullisme et le PCF. Puis la Vème République a défait le centre en tant que force politique. Si le projet politique de Valéry Giscard d’Estaing portait de nouveau cette volonté "les Français veulent être gouvernés au centre", il n’a pas su le mettre en œuvre.

Avec moins de 50% de représentativité effective, la gauche et la droite monopolisent l’ensemble du pouvoir politique. Les électorats des "petites formations" en sont frustrés.

61% des Français ne font confiance ni à la droite, ni à la gauche pour gouverner, selon le CEVIPOF (Centre d’études de la vie politique française, Sciences-Po Paris). Et selon le sondage Libération / LH2 réalisé en août 2007 auprès de 800 personnes se déclarant de gauche, 81% estiment que les partis "ne s’intéressent qu’au pouvoir et pas aux citoyens".

Une force de renouvellement et de rassemblement

Les élections de 2007, ont fait émerger un nouveau Pôle électoral : l’Udf-Modem, force alternative aux deux grands partis de gouvernement actuels.

Dès janvier 2006, François Bayrou présentait l’UDF comme " une force nouvelle, non pas entre les deux (l’UMP et le PS), mais qui s’oppose aux deux. C’est une force de renouvellement et c’est une force de rassemblement".

Une entreprise centriste issue de la même mouvance politique a émergé entre les deux tours de la présidentielle : le "Nouveau centre". Essentiellement constitué de cadre et de notables élus, il est l’instrument imaginé par le Président de la République pour casser la dynamique nouvelle d’alternative politique du Modem.

Si des élus sont présentés par le Modem, il est à craindre que certains ne se rallient une fois élus au Nouveau Centre, comme après les législatives en Seine-Saint-Denis ou en Lot-et-Garonne.

Nous avons à rechercher non le maximum d’élus, mais le maximum d’élus partageant nos idées et notre positionnement.

C’est un défi et une grande aventure, pas moins qu’une métamorphose culturelle et politique.

S’opposer à la barbarie du capitalisme mondial : la tradition du Centre

Nous ne partons nullement de zéro : les familles politiques qui ont alimenté le centre depuis plus d’un siècle ont été à la pointe du combat anti-dogmatique et anti-doctrinaire, ont porté un projet humaniste et de forte critique du capitalisme, et ont proposé constamment sa régulation .

Ainsi du "Musée social", du "Sillon", des "Universités Populaires". Les textes de Marc Sangnier apparaîtraient pour gauchistes aux oreilles des sans culture politique d’aujourd’hui ! Puis Mounier et la Revue Esprit ont fustigé la domination sans vergogne du capitalisme.

Il est de notre devoir, dans la continuité de cette grande tradition politique, de construire un discours et un projet politique qui s’opposent clairement à la barbarie du capitalisme financier mondial, sans attenter aux libertés individuelles et aux pratiques démocratiques.

Une chance historique se présente devant nous. Il y a une place pour un parti qui proposerait à la fois une légitime capacité de gouvernance, et une faculté d’indignation et de protestation face aux injustices et aux inégalités du système politique, économique et juridique actuel.

C’est à cette seule condition que nous serons demain la force de gouvernement de notre pays. Nous sommes loin du débat obsolète entre droite et gauche, alimentés par des appareils politiques, ou des médias qui ne comprennent plus notre temps.

Il nous faudra nous fédérer autour des valeurs de respect de la personne et de justice sociale et générationnelle - et accessoirement, avoir quelque peu de courage politique.

Noté 4.2/5 (04 votants)

À la Une

Brèves - Voir toutes les brèves S'abonner aux brèves

Le dessin du jour