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Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

, 13 janvier 2008

Vu 4994 fois | 10 commentaire(s) | Noté 4.6/5 par 027 votant(s)

Il y en a, des critiques et états d’âme, il en vient des élus ex-UDF, des anciens UDF non élus, des nouveaux du MoDem, d’autres bords politiques, de prétendants à des investitures… et en particulier de ceux qui étaient nos amis, nos élus, qui ont récemment quitté notre navire. Je résume ici les critiques les plus fréquentes, sur François Bayrou et sur le Mouvement Démocrate, et vous livre ma perception des faits.

Sans doute est-il politiquement dangereux de répondre à des attaques - un aveu de faiblesse ? Pourtant, le malaise que je ressens et que ressentent beaucoup de mes amis du MoDem, trouvera un soulagement par la traduction écrite et publiée de ses causes, telle la catharsis expurgeant les passions, l’acte de psychanalyse permettant d’objectiver, de reconnaître les causes du mal autrefois cachées, non dites, sournoisement enfouies dans le subconscient, pour mieux les faire sortir de soi, nettoyer ainsi son esprit et retrouver des relations saines et constructives avec nos pairs comme avec nos détracteurs et concurrents.

Je commencerai par les critiques faites à l’égard de François Bayrou :

- son réputé égocentrisme (certains disent ironiquement « l’égo+centrisme »), le goût du pouvoir avant tout, le refus de l’autocritique,
- le culte de sa personnalité, son « messianisme »,
- le manque d’écoute, de considération de l’avis de ses proches collaborateurs élus, l’incapacité à garder ses ténors qui progressivement finissent par le lâcher.

Ces critiques ne proviennent pas des adhérents ou militants de base, fussent-ils proches de lui ou non. Ces derniers disent l’inverse. Et disaient aussi l’inverse - avant leur défection - ceux qui ont quitté le MoDem, notamment les élus du Nouveau Centre ; ils ont retourné leur discours à 180° après leur ralliement à la majorité présidentielle, ce qui dénote une relation pour le moins passionnelle.

Je voudrais, sans prétendre traduire la réalité que seul François Bayrou lui-même pourrait exprimer, vous parler de ce que j’ai pu ressentir et décoder en lui et au travers d’anecdotes que des proches m’ont rapportées.

Ceux qui le connaissent en témoignent : François Bayrou déteste le culte de la personnalité et l’idolâtrie. Il craint les personnes qui lui témoignent trop de déférence et d’amour. Je dirais même qu’il s’en méfie. Il aime la simplicité, déteste l’étalage des sentiments, la courtisanerie.

Il n’apprécie pas les cadeaux, d’une part car ils appellent souvent un cadeau en retour qu’il ne pourra pas rendre et il n’aime pas se sentir redevable, car c’est le début d’une perte de liberté. En particulier les cadeaux matériels, car ils représentent une marchandisation des sentiments (le cas du tracteur miniature fut une exception symbolique).

Les objets l’encombrent, brouillent son champ de vision, risquant de divertir ses pensées. Donc, pas d’objet décoratif ni sentimental (photos de famille) dans son bureau, rien que des livres, objets à contenu spirituel et utiles à ses réflexions, situés derrière lui. Environnement monastique de préférence, ni gris, ni froid, ni austère, mais « zen », clair, simple, lignes sobres, traversé par la lumière, jaune et solaire, souvent indirecte, celle qui apaise, réchauffe les cœurs et les âmes sans éblouir.

En même temps que François Bayrou s’oblige à conserver une certaine distance, il est très humain, s’intéresse vraiment aux gens, à leurs souffrances, capable d’une véritable empathie, quelle que soit leur origine, leur niveau culturel. On sent en lui une émotivité et une sensibilité hors du commun, ultra contrôlée, à l’image du bégaiement qu’il a su maîtriser.

L’expérience de la vie l’a endurci, lui a forgé une carapace : les souffrances et moqueries de l’enfance, la mort brutale et violente de son père, la charge familiale, les coups dur cruels de la politique, les trahisons successives, n’ont pas développé en lui des rancoeurs, un esprit de vengeance, ni un cynisme, mais ont au contraire forgé en lui une force intérieure, une combativité, un courage, une confiance en soi, une compréhension de l’autre, même "ennemi". Elle se traduit, non par de l’indulgence à l’égard de comportements négatifs ou de la pitié à l’égard de la nature humaine, mais par une fine intuition et une analyse des comportements, une compréhension de leur cause et par là même un pardon naturel de la faiblesse de celui qui s’est laissé aller à ce comportement. Ceci lui confère un certain détachement, interprété par certains comme de la condescendance, un complexe de supériorité.

Un leader qui montre
la destination

Maintenant, concernant son mode de management et son leadership, convenons qu’il y a deux types de leaders :
- les "guides", passeurs et conducteurs, qui par leur rayonnement, leur charisme, leur pouvoir de conviction, leurs idées, montrent un chemin et fédèrent autour d’eux des troupes qui adhèrent au discours, veulent suivre ce chemin et sont séduits par l’homme - tels le furent des grands comme De Gaulle, Churchill,
- les "managers" organisateurs et gestionnaires, qui savent à partir d’un objectif donné (par un tiers ou par la synthèse d’un consensus provenant de tiers), réunir des moyens, un dispositif politique, une armée, les membres d’un groupe.

François Bayrou fait partie des premiers. Nicolas Sarkozy aussi d’ailleurs, même s’il montre un autre chemin. Il est facile dans certains cas de qualifier ce type de leader de "messianique". Pourquoi le dit-on de Bayrou et pas de Sarkozy ?

Car Bayrou montre la destination finale (les valeurs, le projet de civilisation), avant de parler de l’itinéraire, des obstacles qu’il faudra passer et du moyen de transport (le programme), plus secondaire dans le discours, les valeurs humaines et spirituelles étant plus facilement classées dans un registre religieux, et le rassemblement des hommes autour d’un homme qui prétend vouloir sauver le monde étant comparé à celui d’une secte autour de son gourou.

Alors que Sarkozy montre le chemin, apparemment plus facile, agrémenté de fleurs et de paillettes, celui que désire emprunter les marcheurs selon leurs critères de confort et d’agrément, sans dévoiler la destination finale (croissance des inégalités, règne de l’argent tout puissant, individualisme menant à la solitude). Il arrive à séduire des foules attirées par le rêve et l’action, mais son charisme ne relève pas d’une adhésion à des valeurs finales. Pourtant il y a bel et bien un culte de personnalité orchestré par lui-même, voué à sa personne, lui-même cultivant l’esprit de cour, contrairement à François Bayrou. Mais il est courant de reprocher à autrui ses propres défauts que l’on ne veut pas reconnaître ! Et comme les marcheurs commencent à réaliser que le joli chemin est finalement truffé d’épines et de cailloux, N. Sarkozy commence à vouloir les motiver sur une destination finale, une politique de civilisation, empruntant le discours de F. Bayrou. Le problème étant que nous n’avons pas pris le chemin qui mène à cette destination. Il faudra donc soit avouer qu’on s’est trompé de chemin, soit faire croire à une destination qui n’est pas la cible finale, brandissant de grands concepts et de grands mots comme la Démocratie, l’Humanisme.

Concernant la difficulté à garder ses élus, il est évident que ceux qui ont lâché François Bayrou avaient un intérêt lié à leur poste, à son maintien (pas de concurrence UMP aux législatives) ou à une position de ministre (Morin, Cavada). Seul Jean-Louis Bourlanges n’est pas dans ce cas. Mais c’est un pessimiste sur la nature humaine, qui s’est rangé même à contrecœur à la reconnaissance de l’argent et du profit comme valeur qui fait tourner le monde, un monde qu’on peut orienter en le disciplinant mais qu’on ne peut pas changer car la nature humaine est vile naturellement... Il a fini par se laisser emporter par le courant menant vers le chemin sarkozyste plutôt qu’y résister, fatigué de lutter et de creuser un troisième chemin. Cet homme reste très respecté au MoDem et nous espérons qu’il revienne.

Les Démocrates ont un projet,
il reste à organiser le Mouvement

Quant aux critiques sur le Mouvement Démocrate, les faiblesses alléguées sont à rapporter à la jeunesse de ce parti et la pauvreté de ses moyens, comparé aux partis dominants :
- manque d’organisation,
- manque de démocratie interne,
- positionnement incohérent sur le plan des alliances vis-à-vis de la gauche et de la droite (aux municipales, listes communes au premier tour et a fortiori au deuxième, parfois avec des candidats de l’UMP, parfois avec des candidats du PS),
- pas de programme.

Concernant la démocratie interne, le procès est injuste. Au MoDem, il est facile pour quelqu’un de la base de s’exprimer et d’être entendu, même directement de François Bayrou, resté très accessible. La façon dont nous avons travaillé sur les chartes et les statuts a été un bel exemple de démocratie interne. Les choix des candidats en local vont aussi passer par un vote des militants.

Le manque d’organisation, voilà plutôt ce dont souffre le MoDem, et c’est normal : le mouvement a vu les adhérents affluer en nombre, manque de moyens en hommes et en marketing, subit la défection des élus qui a rompu des liens entre la base et Bayrou, ainsi que des liens pour communiquer au Parlement et aux médias. Ce manque de relais, de ressources intermédiaires, ainsi que de temps compte tenu des délais des élections, pour organiser la discussion depuis la base, nuit à la démocratie interne : le parti a du mal à gérer sa base. Les fédérations départementales étaient dimensionnées pour les quelques 20 000 adhérents de l’UDF, elles se trouvent débordées par trois fois plus d’adhérents dont deux tiers de nouveaux, qui posent bien plus de questions, dans un contexte de complète réorganisation. Cela donne une impression d’anarchie ou de non-réponse aux questions que posent les adhérents. Des nouveaux soupçonnent les anciens de vouloir conserver un pouvoir et éviter le changement - il y a sans doute parfois du vrai, mais dans le seul cas d’élus pour lesquels les nouveaux représentent une concurrence, ce qui est rarement vérifié.

Les élus ex-UDF en viennent parfois à montrer une double personnalité, ou à se replier sur eux-mêmes, eux qui ont été élus par leur droite et sont donc liés par des alliances électorales locales avec l’UMP, alors que leur parti, devenu MoDem, a repris son indépendance et que ses valeurs sont plus proches de celles prônées par le PS que de N. Sarkozy … sans que toutefois son projet soit celui du PS. Or le mode de scrutin majoritaire nous impose des alliances avec les camps majoritaires pour être représentés. Les élus sont donc pris en étau entre leurs anciens partenaires et les électeurs. C’était évident pour les législatives (d’où le score dégradé comparé aux présidentielles).

Mais les municipales donnent plus de liberté, car comme le dit François Bayrou, il faut raisonner sur les projets locaux et les hommes, non pas sur les étiquettes. Et alors que les détracteurs du MoDem lui reprochent un manque de clarté concernant les alliances aux municipales, l’UMP annonce avec fierté conduire 500 listes d’ouverture avec 1000 candidats de gauche (je remarque qu’ils évitent de parler des listes d’ouverture avec le MoDem, telle celle à Bordeaux avec Alain Juppé ou à Périgueux avec Xavier Darcos). C’est le comble !

Quant à l’absence de programme, la critique est complètement injustifiée. Le programme de Bayrou pour les présidentielles, qui est celui du MoDem dans ses grandes lignes, est complet, cohérent, réaliste et concret. Mais il a été moins entendu que celui de l’UMP et du PS, ne serait-ce que par le désavantage lié au temps de parole et à la connivence des médias. J’avais fait une synthèse comparative des programmes qui en atteste.

Pour finir, chers amis du MoDem et surtout les nouveaux, pleins de fraîcheur, d’enthousiasme, de motivation réelle et souvent dénuée d’intérêt de "pouvoir pour le pouvoir" ou d’honneurs des postes politiques, chers amis dans ce parti de résistance, pauvre en moyens, au combat difficile,… avant de critiquer les uns et les autres ou de vous décourager, essayez de comprendre les difficultés, surtout pensez à ce que vous pouvez faire pour mieux organiser ce parti et l’aider à avancer, en faisant preuve de patience et de compréhension. Et aimez ce risque, aimez cette résistance, aimez ce combat, aimez braver ces difficultés car c’est cela qui vaut la peine, car au bout de ce chemin épineux et escarpé, il y a la lumière et de beaux paysages !

Force est de constater que c’est François Bayrou qui a gardé sa ligne, n’a pas changé de valeurs ni de programme, et que ces personnes ont quant à elles renoncé à l’indépendance en rejoignant cette majorité, tout en gagnant ou conservant des postes, au point que C. De Courson grand défenseur de la réduction du déficit et de la dette a quand même voté le budget avec ses amis du Nouveau Centre et qu’on les a peu entendus sur les grands principes qu’ils défendaient avant et qui étaient contredits par la politique du gouvernement, notamment par exemple la politique étrangère (Hervé Morin disant qu’il fallait arrêter de chipoter vis-à-vis de l’OTAN). Ils ont en effet perdu leur âme et ceux qui souhaitent s’exprimer encore sont inaudibles ou bâillonnés par leur propre porte-parole à l’Assemblée, François Sauvadet.

Noté 4.6/5 (027 votants)

La réponse de deejee

Posté le 20 janvier 2008, à 00h 16mn 10s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Merci de nous donner du pathos... Cet exercice que vous avez fait est très intéressant. Je crois que cela doit donner une bonne vision du personnage. Par contre, citer Sarko comme visionnaire, alors que tout son comportement est totalement orienté vers le management du quotidien, voire de l’immédiateté. En outre, pour Sarko, la France est une entreprise. Et Sarko a tellement compris cela qu’il a confié à la communication le rôle de dire l’exact contraire de la réalité. Quand vous entendez que telle entreprise soutient le développement durable, vous savez d’emblée qu’elle a une pollution, et plein d’indélicatesses sociales à se faire pardonner... ou plutôt à faire oublier. Avec Sarko, c’est pareil, le discours (quand il est écrit à l’avance), c’est du Guaino, de la nation, du souffle historique, etc. Vous vous êtes laissée piégée par ce tout petit Sarko là, chère Marie-Anne ! Non, vous le savez bien, Bayrou, c’est une vision politique de la politique, Sarko, une vision économique de la politique. Le premier a raison. Le second nous amène dans une sale impasse. Mais il faut étudier aussi ce qu’il fait. D’une certaine manière on ne pourra plus gouverner comme avant, après Sarko...

La réponse de Marie-Anne Kraft

Posté le 20 janvier 2008, à 16h 49mn 40s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

MAis non, je n’ai jamais dit que Sarkozy était visionnaire, je l’ai simplement plutôt classé dans les leaders charismatiques (à personnalité exceptionnelle qui séduit le peuple) et non dans la catégorie des "managers". Cela dit, il a à la fois le don d’avoir su organiser une "machine de guerre" et les médias à son profit, ce qui relève de l’attitude managériale, et de séduire les foules par l’intox, les fausses promesses et l’esbrouf...

La réponse de houhou

Posté le 16 janvier 2008, à 02h 24mn 09s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Après cette agréable lecture de cet article dont l’objectif évident est une tentative de redorer le blason terni de Bayrou, je n’ai malheureusement pas été du tout convaincu. Malgré l’intelligence du texte et votre capacité à formuler l’état des lieux de manière synthétique, vous n’apportez aucune réponse à mes interrogations et je dirai même que vous me voyez encore plus confirmé dans mon attitude de déçu. Et vlan , un de plus. Vous reprenez les mêmes arguments repris maintes fois : parti jeune, les cadres de l’udf ne sont pas habitués à autant de militants, pas de moyens financiers etc.. Ce ne sont pas des réponses à des interrogations mais simplement des prétextes qui ne tiennent pas la route. Les militants n’ont pas baissé les bras ou abandonné le Modem parce qu’il y avait le chaos. Non ils sont déçus parce qu’on leu a menti sur toute la ligne et que Bayrou qui est sensé joué le rôle de leader, non seulement ne fair rien pour empêcher les évènements mais en plus y contribuent. Dire que le parti est jeune ne tient pas la route quand on sait que l’organisdation du MoDem est calquée sur celle de l’UDF avec les mêmes cadres. Le motif du nombre est ridicule. A l’ère de l’informatique et d’internet gérer 10000 ou 100000 militants ne change rien à la donne. quant aux moyens financiers, jusqu’à présent le trésor de l’udf n’a pas servi à grand chose et là dessus silence radio. Les investitures sont incompréhensibles. Le débat sur les statuts a été certe un exemple de fonctionnement démocratique mais pour quel résultat. Et que dire de la manière avec laquelle se déroule l’élection au conseil national. Dans la Loire, département de Gilles Artigues candidat lui même au collège des adhérents, le vote se déroulera uniquement à St Etienne pendant 1h. Voyez vous et comme l’avait dit Bayrou à Lyon, on pourrait remplir des pages et que fait il ! rien, il laisse faire et va lui même se présenter aux élections municipales à Pau. Après ça qu’on m’explique comment peut on mener trois fonctions aussi lourdes : maire, député, président de deux partis et peut être encore autre chose. A vouloir tout faire, on finit par rien faire. Voyez vous, on nous a pris pour de gentils naïfs , ignares en politique, corvéables et manipulables à merci, hors Bayrou a attiré vers lui l’élite des citoyens, frd Français qui ont été en admiration pour son discours, qui s’étaient encartés souvent pour la première fois, pas interessés pour une quelconque fonction. Aujourd’hui que reste il de cette armée des volontaires pour la démocratie, hé bien rendez vous après les élections municipales. Merci de vous avoir lu après avoir eu le plaisir de vous rencontrer à Seignosse Tahar, coeur de Lyon

La réponse de Marie-Anne Kraft

Posté le 20 janvier 2008, à 16h 55mn 18s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Le MoDem ne vous demande pas d’étaler vos états d’âmes, de déçus ou de combattant convaincus, mais d’agir en votre âme et conscience, comme citoyen responsable. Le chemin est difficile, c’est aussi ce qui fait son intérêt. Alors allez-y, prenez le pouvoir aussi au côté des anciens élus, croyez-moi, il y a de la place pour les nouveaux cadres, les gens motivés ! Laissez votre déception derrière vous et agissez !

La réponse de Flora Germain

Posté le 15 janvier 2008, à 10h 56mn 06s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Excellent article montrant bien la vacuité des critiques faites à François Bayrou... vacuité doublée d’hypocrisie, que l’ump et les chantres de Sarkozy taxe Bayrou d’egocentrisme me fait doucement rire face à cette espèce de pseudo monarchie orchestrée par notre président. Bayrou incarne de nouveaux paradigmes politiques, dépassant les cadres strictes et sévères de la droite et la gauche, il fait se joindre un idéal humaniste avec un réalisme économique nécessaire. Avec un peu d’audace je dirais qu’il notre platon, celui qui nous fait sortir de la caverne des paradigmes éculés de la gauche et de la droite classique. La population à force de voir les tribulations d’un jeune prince coquelet et les tentatives difficiles de reconstruction de la gauche, saura sûrement faire preuve de lucidité et se tourner vers la sobriété de Bayrou.

La réponse de andre777

Posté le 14 janvier 2008, à 16h 26mn 35s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Merci pour cette excellente analyse, le chemin que nous avons entrepris à parcourir, n’est pas forcément le plus simple, nos rêves d’idéal, nos uthopies, sont très loin à l’autre bout du chemin et nous devrons franchir de nombreuses embûches et lutter contre le découragement. Nous avons la chance d’avoir un grand leader, n’en déplaise à ses détracteurs, n’attendons pas de lui des miracles, ni qu’il nous déroule un tapis rouge sur le chemin, ni qu’il le recouvre de pétales de fleurs. Prenons notre bâton de pélerin et avançons, pour que nos valeurs, nos idéaux avancent eux aussi et qu’apparaisse enfin un peu de lumière.

La réponse de Frédéric Lefebvre-Naré

Posté le 14 janvier 2008, à 15h 26mn 53s
comm lyonnais supprimé

Suppression d’un commentaire portant sur la politique lyonnaise (collage d’une lettre ouverte) au rapport pour le moins ténu avec l’article sur cette page.

La réponse de Frédéric (Lyon 4ème)

Posté le 15 janvier 2008, à 14h 04mn 28s
comm lyonnais supprimé

oui d’accord...c’était une illustration des états d’âme du MoDem cordialement

La réponse de Etoile66

Posté le 13 janvier 2008, à 20h 09mn 23s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Comme toujours, tes textes sont bien pensés et bien formulés et surtout, tu n’as pas peur de te faire des ennemis et écris ce que tu penses ouvertement...

C’est pourquoi je t’apprécie... peut-être sommes-nous faites du même bois...

C’est vrai, ce Mouvement politique bouillonne de vie, explose les structures anciennes et ne demande qu’à se canaliser, à formuler son PROJET DE SOCIETE dans tous les domaines, à former les adhérents et les citoyens de notre pays.

La tâche est immense et dépasse l’objectif qu’ont certains, les yeux rivés sur la prochaine élection et pensant d’élection en élection... et exacerbant les rivalités, perdant de vue l’objectif final qui n’est pas 2012, mais une profonde remise en questions des valeurs de notre "civilisation" pour parler à la mode...

C’est d’une révolution dont notre pays a besoin. Les réformes ne suffiront pas, c’est d’une révolution des idées, des valeurs, de l’horizon dont le pays a besoin.

Quant à François Bayrou, je partage ta description. J’y ajouterais sa capacité au consensus pour se concentrer sur l’ESSENTIEL et son honnêteté.

J’ai eu l’occasion de discuter à Seignosse avec une personne qui lui est très proche, puisqu’elle travaille auprès de lui depuis plus de 5 ans - mais pas dans le domaine politique. Cette personne me disait que c’était un plaisir de travailler avec lui, car il était très honnête, ajoutant : "C’est peut-être pour cette raison qu’il n’a pas été élu..."

Voilà sur ce point. Sur la vision politique, je trouve qu’il est l’homme politique français qui a la meilleure analyse historique, économique et politique de la France, de l’Europe qu’il connaît bien mieux que le président en place et du monde.

Son analyse dans "Commentaire", bien synthétisée par Sébastien Dugauguez, pourrait faire l’objet d’une fiche synthétisée à faire sous forme de tract...

Peu de gens en France savent qu’il a été co-fondateur en 2004 - bien avant la fondation du MoDem - du Parti Démocrate européen qui lors de sa réunion du 20 décembre à Bruxelles a poursuivi sur la voie de la création d’une FONDATION DEMOCRATE.

Le MoDem est aussi membre de l’Alliance mondiale des Démocrates dont la presse française ne dit encore mot... car ils ont les yeux rivés sur les "paillettes" parisiennes...

La tâche est immense, c’est ce qui la rend si enthousiasmante !

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La réponse de Geneviève Garcia

Posté le 13 janvier 2008, à 14h 28mn 50s
Psychologie politique : François Bayrou et les états d’âme du MoDem

Quelle excellente analyse. N’oublions pas, pour autant, la motivation et le dynamisme des nouveaux adhérents. Comme vous le soulignez, ils sont majoritairement dénués de projet de carrière politique, de goût du pouvoir et souhaitent seulement apporter leur énergie, leur temps et leurs contributions à la réalisation du "Projet d’Espoir" défini par François Bayrou. Si cette motivation était tuée dans l’oeuf par la cacophonie et la désorganisation qui règne actuellement au niveau des instances dirigeantes autant que par les blocages de l’information essentielle que peuvent attendre les adhérents de leurs mouvements départementaux ; et bien le chemin à parcourir jusqu’en 2012 sera encore plus ardu.

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