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Bruni

, 11 janvier 2008

Vu 1461 fois | 4 commentaire(s) | Noté 3.8/5 par 010 votant(s)

J’ai regardé avec recul, au calme -si l’on peut dire- quelques images de la conférence ( ?) de presse ( ?) du président Nicolas Sarkozy.

Que dire ? Je l’ai trouvé bruni, au retour de luxe-or.

A regarder les images sans le son, j’ai pensé : les médicaments n’agissent plus.

Je crois que la science est impuissante.

Elle, en tout cas.


Post-Scriptum :

Je m’interrogeais, il y a peu sur ces ondes, en direct de Périgueux, sur les conditions dans lesquelles un président de la République française, aujourd’hui, pourrait être démis de ses fonctions en cas de maladie invalidante, d’incapacité constatée à assumer la fonction.

Sachant le nombre d’étudiants en droit, sciences politiques, administration publique, qui fréquentent les cafés et les sites démocrates, j’espérais des lumières sur ce cas d’école. Rien !

On me conseille de faire appel à un jeune et brillant avocat, Maître Dominique Galouzeau de Villepin. Je ne trouve nulle part trace de ses plaidoiries, des affaires qu’il a eu à connaître. Qui peut me renseigner sur sa compétence et son honorabilité ?

Noté 3.8/5 (010 votants)

La réponse de Hervé Torchet

Posté le 12 janvier 2008, à 15h 53mn 47s
Bruni

Il me semble qu’une procédure d’"impeachment" a été créée par la dernière réforme constitutionnelle du président 5.5 (Chirac). Mais c’est marrant, je me suis posé la même question. Quelqu’un a la constitution 5.23 (il y a eu 23 réformes, je crois) sous les yeux ?

Il faudra qu’il tombe d’un train en pleine nuit comme Deschanel, ce qui ne sera pas commode, vu qu’il ne prend pas le train. Ou bien qu’il grimpe aux arbres de l’Élysée, toujours comme feu Deschanel, ce qui est à sa portée.

Mais au fond, épouser la nymphomane chronique Bruni, n’est-ce pas déjà en soi une preuve de démence ?

» impeachment

La réponse de Marie-Anne Kraft

Posté le 12 janvier 2008, à 14h 54mn 27s
C’est grave, docteur ?

Je me suis posée exactement la même question que vous sur la possibilité de destituer le président de la République en cas d’impossibilité de remplir sa fonction. Certes, s’il y a mort cérébrale ou incapacité physique manifeste, folie avérée, je pense qu’il n’y a pas d’ambiguïté, quoique ... Mais que faire s’il commence à délirer, engager la France sur un chemin dangereux, déclarer la guerre ou simplement des hostilités à un pays, sans consentement du gouvernement et du parlement ? Est-ce que le parlement pourrait proposer et voter la destitution du président ? Je me suis posée la question et n’ai pas trouvé non plus de réponse, et pourtant cette question est fondamentale. Jusqu’à présent, la question me paraissait intéressante sur le plan constitutionnel, théorique. Maintenant j’en suis à un stade d’inquiétude avérée quant aux risques que N.Sarkozy nous entraîne vers un chemin dangereux et irréversible, aussi bien en matière de politique étrangère, en matière de politique sociale et d’éthique (tests ADN, fichage, ultra-surveillance), de respect de la démocratie (représentation des citoyens dans les institutions, pluralisme et indépendance des médias), de politique économique (déficit, dette non endiguée, cadeaux fiscaux aux riches sans relance de la croissance, faible impact sur le pouvoir d’achat,presque rien pour les PME,...). Son comportement est erratique, imprévisible et non digne d’un président, démontrant des coups de folie aussi bien amoureux (mariage au bout d’un mois d’idylle) que politique (son attitude au G8 après avoir vu Poutine devant le monde entier, semblant îvre), prenant par surprise ses propres ministres et le parlement en lançant soudain de nouvelles idées, qui ne faisaient pas partie de son programme et qui ont des répercussions notables (par exemple l’annonce sur sa volonté de supprimer la publicité des chaînes publiques, qui a fait monter aussitôt le titre de TFI de +13%, en faisant profiter des actionnaires dont il est proche). Cette attitude fait montre d’IRRESPONSABILITE.

De plus son discours est un leurre, en décalage avec la réalité, par exemple sur le pouvoir d’achat et la valorisation des petites retraites, sur la dette qu’il avait fini par vouloir endiguer dans son discours de campagne, sur l’immigration en montrant qu’il veut l’endiguer par certaines mesures populaires et de l’autre va ouvrir les vannes sélectivement sur des métiers où les entreprises recherchent de la main d’oeuvre pas chère et va tirer tous les salaires vers le bas, comme aux USA. Rappelez-vous aussi qu’il souhaitait pendant la campagne appliquer la méthode américaine de généralisation des credits hypothécaires pour développer à la fois le crédit immobilier et de consommation basé sur une caution dépendant de la valeur de marché du bien immobilier, fameux système qui a conduit à la crise des subprimes aujourd’hui (heureusement, il n’en parle plus !) ...

Les Français ont soit élu N.Sarkozy en faisant confiance en son discours, alors que les actes démontrent qu’il fait parfois l’inverse de ce qu’il a dit (sur certains sujets il tient parole pour noyer le poisson), soit sur le look, son dynamisme effréné, sans avoir pris la peine d’étudier le fond du discours ni celui des autres candidats. Les déconvenues seront donc certaines. Si de surcroît son comportement devient dangereux et irresponsable, la question de la destitution devient sérieuse. C’est peut-être finalement ce qui va remettre François Bayrou en selle, lui permettant rétoactivement de démontrer qu’il avait raison sur le fond, le projet, le programme et sur la forme, le comportement politique, la responsabilité et la dignité due à la fonction présidentielle.

La réponse de Jacques Bugier

Posté le 13 janvier 2008, à 01h 21mn 42s
Eh oui...

Heureux de lire votre commentaire.

Vous développez, exactement, plus sérieusement, ce que j’ai voulu exprimer.

Je pense vraiment que nous pourrions en arriver là.

Bien à vous.

Posté le 12 janvier 2008, à 08h 06mn 17s
Bruni

Toujours expert pour jouer avec la langue et l’ironie.

Un grand bonjour d’Allemagne !!!

Amitiés

Danièle

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