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Hervé Collet

Journaliste, écrivain, éditeur et consultant en communication. Auteur de “Communiquer : pourquoi, comment ?”. Militant centriste depuis 1963, 18 ans de mandat municipal, 11 ans attaché parlementaire à l’Assemblée Nationale, ancien chargé de mission auprès de Jean Lecanuet au Mouvement Réformateur en 1973. Coordonnateur provisoire de l’UDF-MoDem Val d’Oise depuis juillet 2007. Animateur du site Colisee pour l’Europe de l’Est.

colletherve.com

La Charte pour la Ville du Mouvement démocrate Val d’Oise

8 objectifs communs pour les municipales 2008

, 7 janvier 2008

Vu 2887 fois | 2 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 03 votant(s)

Les candidats MoDem du Val d’Oise, têtes de liste ou chefs de file aux municipales, proposent aux électeurs (au-delà des problèmes spécifiques à chaque commune) 8 objectifs communs : redonner une âme à la ville ; mener une politique d’animation concertée ; dépasser les clivages stériles gauche-droite ; pratiquer la démocratie participative ; réinventer la solidarité, en combattant l’isolement et l’exclusion ; développer une politique de la ville plus intégratrice ; mener une stratégie de développement durable ; redéfinir et démocratiser l’intercommunalité.

1. Redonner une âme à la ville

Dans l’agglomération parisienne, où un grand nombre d’habitants vont travailler dans la capitale ou la petite couronne, le risque est permanent d’avoir affaire à des "villes-dortoirs". L’activité commerciale se concentre sur les grandes surfaces et les centres-villes se dévitalisent. Il est urgent de redonner "une âme" à la ville . C’est le sens que les candidats du MoDem donnent au mot "animation", dont il font le cœur de leur projet municipal.

2. Mener une politique d’animation concertée

Ces dernières années ont été marquées par une sectorisation et une professionnalisation accrues des actions d’animation, ce qui est une bonne chose. Mais à force de compartimenter les politiques, on perd de vue le projet d’ensemble. Il est temps de promouvoir une animation concertée.

Celle-ci doit réussir le pari d’une intégration de tous les citoyens dans une société où, aujourd’hui plus que jamais, doivent prévaloir les principes républicains de d’égalité et de fraternité, autant que de liberté. Il s’agit là d’un enjeu trop important pour le laisser aux seuls animateurs sociaux ou culturels. C’est avant tout un état d’esprit, qui s’impose à l’ensemble des décideurs économiques, sociaux et politiques.

C’est dans cette perspective que les candidats du MoDem se proposent d’organiser, dans le maximum de communes, des Assises de l’animation communale, ayant pour but de définir, de façon concertée et sans esprit partisan, un projet global d’animation de la ville, avec l’ensemble des acteurs locaux : élus municipaux, appuyés par leurs services ; associations sociales, sportives et culturelles ; associations d’entrepreneurs, de commerçants et d’artisans ; services publics ; partenaires divers (syndicats, représentants des cultes, etc).

3. Dépasser les clivages stériles gauche-droite

Il est nécessaire de mettre fin aux parties de "ping-pong" gauche-droite que se jouent entre eux, depuis plusieurs années, les formations traditionnelles, chacune promettant d’avance de remettre en question les réalisations de l’autre. L’animation et la gestion d’une ville doivent être l’affaire de tous, ce qui implique :
- de responsabiliser l’ensemble des membres du conseil municipal, quelle que soit leur place dans l’organigramme, en leur facilitant l’accès à tous les dossiers, dans un souci de transparence, et en les formant.
- de proposer un statut des élus minoritaires, en leur confiant, s’ils en sont d’accord, des missions, aussi bien à l’échelon communal qu’intercommunal.

4. Pratiquer la démocratie participative

- Décentraliser les décisions publiques pour que le citoyen et les groupes de citoyens (notamment les associations) soient acteurs de leur propre développement. C’est ici que doit jouer le principe de subsidiarité, qui est une maxime politique et sociale selon laquelle la responsabilité d’une action publique, lorsqu’elle est nécessaire, doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même. Il va de pair avec le principe de suppléance, qui veut que quand les problèmes excèdent les capacités d’une petite entité, l’échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir, dans les limites du principe de subsidiarité. C’est donc le souci de veiller à ne pas faire à un niveau plus élevé ce qui peut l’être avec autant d’efficacité à une échelle plus faible, c’est-à-dire la recherche du niveau pertinent d’action publique (encyclopédie Wikipedia).
- Promouvoir les conseils de quartier. Les conseils de quartier jouent un rôle essentiel dans l’animation d’une ville. Ce sont des lieux privilégiés d’expression des besoins des habitants et de proposition de solutions. Ils doivent être composés de façon démocratique et pluraliste. Ils ne sauraient être les courroies de transmission de l’équipe municipale en place. S’il est normal que des élus y siègent, ils ne doivent pas en prendre la présidence. Dans le même esprit, il convient d’éviter que cette démarche participative profite à certains groupements, plus organisés que d’autres à prendre le pouvoir. Il est important que toutes les catégories sociales y soient représentées. Pour être efficaces, ces conseils de quartier doivent bénéficier d’un certain nombre de moyens matériels et financiers, y compris en matière de communication et de formation.

5. Réinventer la solidarité,
en combattant l’isolement et l’exclusion

L’isolement a des composantes personnelles. On est souvent seul parce qu’une épreuve physique ou morale vous frappe et que l’on ne peut pas ou l’on ne veut pas faire appel à d’autres. Mais la solitude prend aussi le visage de l’exclusion : la dureté des conditions économiques et sociales isole, voire rejette ceux qui ne peuvent suivre le mouvement imprimé par les modèles dominants. Si l’on est chômeur ou retraité, on sort du circuit économique. Si l’on est considéré comme "vieux", on sort des circuits du pouvoir, etc. Combattre l’isolement et l’exclusion, c’est certes consoler, réconforter et ouvrir la personne solitaire sur l’extérieur, mais c’est aussi instaurer des lieux où chacun retrouve sa dignité et un positionnement social, notamment grâce à la vie associative. En résumé, l’action sociale d’une municipalité ne peut pas se contenter de "réparer des dégâts". Elle se doit d’être prospective, innovante et créatrice de lien social.

6. Développer une politique de la ville
plus intégratrice

La politique menée par les pouvoirs publics sous le terme de "politique de la ville" vise à coordonner un ensemble d’actions menées par plusieurs ministères différents dans le cadre de leurs politiques propres : mesures en faveur du logement de l’emploi et du développement économique des quartiers, de la sécurité et de la prévention de la délinquance, de l’enseignement scolaire et de la promotion de l’égalité des chances.

Elle ne saurait se réduire à l’animation ou la rénovation des "quartiers sensibles", dans le seul but de sauvegarder la paix sociale, ou d’améliorer la qualité de vie de ce qui pourrait apparaître comme un ghetto. Elle doit s’insérer dans une politique d’urbanisme plus globale, visant à :
- Décloisonner les quartiers et à brasser les populations. Le combat contre les tentations de repli et de ségrégation passe par la nécessité de développer le lien entre les générations (dialogue intergénérationnel), entre les cultures (dialogue interculturel), entre les régions (coopération décentralisée), entre les pays (jumelages)…
- Aider les groupes repliés sur eux-mêmes à s’ouvrir aux autres en combattant le communautarisme sous toutes ses formes.
- Intégrer dans l’espace urbain les personnes handicapées ou à mobilité réduite en favorisant leur transport et leur accès aux services urbains.
- Développer l’accueil des nouveaux habitants.

7. Mener une stratégie de développement durable

Les candidats du MoDem s’engagent à promouvoir une autre façon de produire et de consommer, qui passe par une nouvelle conception de la consommation (notamment de l’énergie), et par une logique de développement durable et de sauvegarde de l’environnement. Rappelons à cet égard la définition adoptée par les Nations-Unies en 1987, à savoir : un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Il convient de chercher dans tous les domaines un point d’équilibre entre l’économique, le social et l’écologique.

8. Redéfinir et démocratiser l’intercommunalité

L’intercommunalité, sous la forme notamment des communautés d’agglomération, fait désormais partie du paysage politique de nos communes. Elle répond à la nécessité de mutualiser des équipements qu’une commune seule ne peut pas s’offrir et de mettre en réseau des services publics à vocation complémentaire.

Mais le transfert croissant de compétences aux communautés d’agglomération n’est pas sans poser des problèmes majeurs :
- Le risque est grand de vider de leurs principales prérogatives les municipalités des communes concernées, qui peuvent à terme devenir, comme à Paris, de simples « mairies d’arrondissement »
- La désignation et la gestion de ces instances souffrent d’un déficit démocratique. L’élection se fait par délégation des conseils municipaux. Les groupes minoritaires en sont souvent absents, ou mal représentés. L’essentiel des décisions est pris dans le cercle du président et des vice-présidents. Les délibérations sont rarement publiques. Les conseils municipaux des communes sont certes informées, mais après coup, etc.

Il est urgent de faire le bilan de ces instances intercommunales et de démocratiser leur fonctionnement avant de proposer ou d’accepter de nouveaux transferts de compétences.

Noté 5.0/5 (03 votants)

La réponse de vinz

Posté le 22 mars 2008, à 17h 00mn 22s
La Charte pour la Ville du Mouvement démocrate Val d’Oise

Idem en loir-et-Cher...soyez les bienvenus !

La réponse de Hervé Torchet

Posté le 8 janvier 2008, à 09h 01mn 52s
La Charte pour la Ville du Mouvement démocrate Val d’Oise

Très bonne idée de développer des idées-forces et choix équilibré.

Au passage, tous mes voeux, Hervé.

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