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Marielle 2.0

, 3 janvier 2008

Vu 2569 fois | 1 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 05 votant(s)

Comme beaucoup de MoDem parisiens, je trépigne. Je suis à fond sur les pédales d’accélérateur et de frein ! Voici quelques propositions pour (re)lancer notre campagne. Je les appelle "Marielle 2.0", ou la nouvelle version d’une campagne dynamique et efficace.

Comme beaucoup de MoDem parisiens, je trépigne. Tel un taureau à la porte de l’arène, je gratte le sol, prêt à jaillir. Comme une Formule 1 au départ, je suis à fond sur les pédales d’accélérateur et de frein. J’ai hâte d’entrer en campagne !

Cette attente en a déjà lassé certains : attirés par d’autres sirènes ou fatigués des guéguerres internes nées d’une trop longue incertitude. Cette situation perdurera dans les premiers jours de janvier jusque la sortie du livre de Marielle de Sarnez et les premières investitures. Alors, plutôt que de critiquer ou d’encenser vainement pour meubler mon impatience, je poursuis ma réflexion sur la campagne à venir. Après une note sur la nécessité d’une vision, voici donc quelques propositions pour (re)lancer notre campagne. J’appelle ces propositions « Marielle 2.0 » ou la nouvelle version d’une campagne dynamique et efficace.

Dans tous les cas notre projet municipal sera caractérisé par son réalisme, son équilibre et son sérieux, car c’est cela l’ambition du MoDem. Nous savons que les problématiques sont complexes et que nous devrons faire preuve d’une très grande responsabilité. Cependant ces arguments ne sont pas vraiment porteurs dans le contexte d’une campagne électorale. Il faut donc faire des choix un peu simplificateurs et mettre en évidence quelques traits mobilisateurs : trois projets indispensables, trois idées chocs, trois cibles électorales et un slogan.

Trois projets non négociables –
nos valeurs locales.

Nous ne sommes pas encore bien clairs sur notre stratégie d’alliance, et ce flou nous nuit. Le peuple de Paris sait que, même si nous portons un programme cohérent, nous devrons nous allier quoi qu’il arrive. Il aura donc du mal, en raison de la particularité du mécanisme de la fusion des listes, à nous soutenir au premier tour, sans connaître notre position pour le second tour. De notre côté, nous devons rester indépendants afin d’assurer notre crédibilité. Alors, comment résoudre ce paradoxe ? La seule solution efficace est d’afficher dès maintenant les projets qui nous semblent indispensables et sur lesquels nous ne transigerons pas en nous associant. Nous pourrions par exemple retenir les 3 valeurs suivantes :

- Qualité de vie - clin d’œil à droite - : propreté, sécurité, lutte contre les nuisances du quotidien (bruits, encombrement des trottoirs et autres incivilités…). Dans nos propositions et dans nos comportements d’élus, nous devons nous engager à être en première ligne sur ces sujets qui ont un impact direct sur la vie de nos électeurs. La qualité de vie que nous proposons est également imprégnée d’écologie urbaine responsable sans être idéologique.
- Mixité - clin d’œil à gauche - : c’est la vision d’une ville équilibrée et homogène tant dans sa sociologie que dans son activité économique que nous voulons bâtir. La ville du MoDem est une ville de villages : toutes les catégories d’habitants s’y épanouissent côte à côte. Notre labeur sera de corriger les déséquilibres.
- Démocratie - notre touche Démocrate - : au-delà des considérations institutionnelles, nous devons proposer aux Parisiens une vie démocratique plus active et responsable. Les grands choix déterminants pour leur avenir, en matière d’urbanisme ou de transports notamment, devraient leur être mis entre les mains, par des referendums de projets. Une démocratie plus directe et plus lisible est possible.

Ce ne sont pas des valeurs très originales, mais elles sont fédératrices. L’originalité, nous la construirons sur des idées chocs.

Trois idées chocs et médiatiques

Nous avons la chance, unique en France, d’être à Paris dans une élection médiatique. Mais, les médias résument déjà la bataille électorale à un duel gauche / droite – Delanoë / Panafieu. C’est évident qu’avec les 7 % d’intentions de votes dont les sondages créditent Marielle 1.0, nous resterons à la marge de cette bataille, tous juste bons à jouer le jeu des reports de voix. Pour en sortir, il nous faut donc créer du buzz afin d’enclencher une dynamique médiatique et nous imposer dans ce duo. Sur tous les principaux thèmes de la campagne – transport, logements, écologie urbaine – une proposition du MoDem de Marielle doit être systématiquement évoquées par les journalistes. Et pour cela, ces propositions doivent être innovantes et exceptionnelles, un peu dérangeantes au premier abord, afin d’attirer l’attention.

Car, au fond il n’y a pas vraiment de politique municipale de gauche ou de droite, les programmes sont très voisins. Il n’y a souvent que des postures électorales. Et nous devons en prendre également pour exister. Alors, plutôt que de laisser à d’autres le soin de nous caractériser ou caricaturer (MouDem), nous devrions garder l’initiative en créant nous-même des symboles forts pour notre campagne. Et autant faire en sorte qu’ils soient signifiants. Ils n’ont donc pas nécessairement besoin d’être réalistes : ce sont des symboles. Et ce sont les symboles qui font la différence en politique.

Voici ceux que je propose :

- Plus d’impôts pour plus de services après un referendum. Cette proposition peut sembler suicidaire, elle est en fait éminemment responsable et courageuse, comme j’ai essayé de le montrer ici. Il faut oser dire que les impôts locaux sont plutôt modérés à Paris et laissent un potentiel fiscal qui permettrait de mettre en œuvre tous les services qu’attendent nos concitoyens, notamment en matière de transports ou de solidarité. Moins d’impôts c’est plus de dettes ou moins de services. Le statu quo à la Delanoë – reposant sur des astuces comme pour Velib’ ou sur la conjoncture immobilière des droits de mutations - n’est pas durable. La ville MoDem est durable et démocratique : nos projets seront financés par les citoyens, qui les auront librement consentis après avoir été consultés.

- Une ville verte dans le bois de Boulogne. J’ai déjà développé cette idée étonnante. C’est une proposition qui illustre merveilleusement ce concept d’idée choc, car le Nouvel Obs en a même fait état. Cette proposition permet d’aborder de nombreux sujets : la mixité, l’urbanisme, la densité, le développement durable, le logement, etc… C’est sans doute une idée que nous ne mettrons pas en œuvre dans une politique municipale de compromis, mais elle permet de susciter l’intérêt de tous - le débat - et nous permet d’exister en promouvant nos valeurs.

- Une agence indépendante de la qualité de vie urbaine. La transparence de l’information est une conditions indispensables à une démocratie épanouie. Nous devons donc continuer à défendre cette valeur jusque dans notre action locale. Or, les questions de qualité de vie - des embouteillages aux maladies urbaines en passant par l’information des citoyens - sont encore abordées de façon diffuses et caricaturales auprès de nos concitoyens. Alors que c’est de leur vie même qu’il s’agit. Nous devrions donc developper sur ces sujets, non un message de solutions toutes prêtes et quasi-idéologiques, mais la volonté d’une démarche et d’une méthode auxquels tous, associations de consommateurs, de citoyens, syndicats et opposition municipale, seraient associés.

Pour être porteuses, ces idées doivent être revendiquées médiatiquement par notre candidate, et surtout par les militants sur le terrain ou les marchés. Ils auront auparavant été formés et seront prêts à débattre sur ces sujets qui susciteront les discutions et nous ferons émerger de la masse électorale.

Trois cibles électorales

Même si notre discours et notre programme s’adressent à tous les Parisiens, la recherche d’une efficacité électorale nous impose de cibler précisément l’électorat que nous voulons séduire.

- Etant donnée la qualité perçue du bilan de Bertrand Delanoë, il ne semble pas pertinent d’essayer de récupérer des électeurs fidèles à la gauche. Mais il ne faut surtout pas se les aliéner, afin de laisser la porte ouverte au soir du premier tour.

- Notre base de 12% aux législatives 2007. Ces électeurs sont assoiffés de démocratie. Ils sont prêts à continuer à nous suivre si nous continuons à défendre une vision constructive et réformatrice.

- Les 20% d’électeurs de François Bayrou : ils souhaitent une alternative à l’alternance, c’est-à-dire un discours responsable sans promesses illusoires.

- Jusqu’à 30% avec les électeurs de droite qui trouvent que le dynamisme de Delanoë (hors les Verts) reste préférable au bilan antérieur du système opaque et somnolent de leur famille politique, mais qui auront du mal à voter à gauche. A ceux-là nous dirons que nous pouvons « faire mieux ».

Notre slogan

Une devise constructive et engageante :

Faire Nettement Mieux

Fluctuat Nec Mergitur

Objectivement, nous n’atteindrons pas encore les 30% à ces élections, mais il nous est indispensable de dépasser rapidement les 10% sous lesquels nous stagnons dans les sondages. La brève analyse électorale ci-dessous montre que notre électorat n’attend qu’une chose pour se re-mobiliser : une dynamique semblable à la Présidentielle, une Marielle 2.0 !


Le supplément "Paris" du Nouvel Observateur consacre un article gentiment ironique, sous le titre "Le blogueur fou", à mon projet Paris, ville nouvelle.

Même s’il y plus élogieux comme baptème médiatique, cet article est relativement fidèle aux réactions suscitées chez les lecteurs de ce texte.

En effet, par mon projet, je ne souhaitais pas forcément présenter un programme réaliste pour les élections municipales de 2008, mais plutôt une vision ambitieuse et cohérente à long terme. A l’évidence cette vision dépasse le cadre de la réalité financière concrète, ainsi que de certaines légendes urbaines bien ancrées, comme celle de l’impossible valorisation du sous-sol parisien. Face à ces critiques rationnelles ou non, mon projet passe évidement pour utopiste. Puisse-t-il au-moins contribuer à ouvrir des pistes de réflexion !

Noté 5.0/5 (05 votants)

La réponse de Etoile66

Posté le 4 janvier 2008, à 09h 17mn 29s
Communication de Marielle plutôt repoussante...

L’engagement et le travail de Sébastien Dugauguez est excellent et exemplaire en de nombreux points : constance, imagination, faculté à entraîner avec lui, communication totalement naturelle et sympathique, etc...

Seulement, le personnage de Marielle et ses actions ne sont pas convaincants. Dommage...

Ses "voeux" sur http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/dessarnez-voeux-010108.html sont plus négatifs que positifs - selon moi - car elle ne soigne en aucune façon son look (la coiffure n’est pas soignée), la technique de com est terrible, son regard, sa gestuelle, rien n’est professionnel, le tout avec un sourire froid et figé...

et les personnes qui le regardent le sentent, car il n’y a pas que les mots et les intentions dans la communication. Il y a l’image, la communication non verbale, etc...

Dommage pour le Mouvement Démocrate d’avoir ces voeux en tête de site !

F. Bayrou en interview dans un café est beaucoup plus convaincant et naturel. C’est ce qui interpelle et fait dresser l’oreille.

Là, les voeux sont d’un artifice insoutenable - à mon goût. Il vaudrait mieux vite passer à une autre tête de site. Je l’ai signalé sur le site, mon commentaire n’a pas été publié. Dommage, on ne garde que les commentaires positifs pour Marielle...

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