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"Reconstruire le lien entre citoyen et société"

La volonté exprimée par les militants Démocrates du Val d’Oise

, 12 décembre 2007

Vu 2701 fois | 0 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 02 votant(s)

Le Congrès fondateur du MoDem est fait, le Mouvement commence à s’organiser et les élections municipales et cantonales se préparent… Que souhaitent les adhérents ?

Reconstruire le lien entre citoyen et société, par l’initiative et la responsabilité. Promouvoir une politique citoyenne, c’est-à-dire orientée sur le bien commun avant d’être financière et économique. Elle sera fondée sur la transparence, l’ouverture, et sur des principes de solidarité, de justice et de liberté.

1. Nos valeurs humanistes définiront un nouveau choix de société

L’un de nos challenges est d’apporter une identité spécifique à un centrisme souvent perçu comme une position intermédiaire entre droite et gauche. C’est pourquoi les valeurs dont nous nous réclamons devraient pouvoir nous distinguer nettement.

Les contributions que nous avons reçues mettent en avant des idées inspirées par l’humanisme.
- Respect, solidarité, laïcité, justice et responsabilité ;
- Ouverture et capacité à dépasser les cloisonnements politiques.

Ces valeurs pourraient trouver dans le MoDem une expression nouvelle, porteuse d’une conception différente de l’implication des citoyens :
- Reconstruire le lien entre les citoyens et la société : les citoyens devraient avoir le sentiment d’être représentés par leurs institutions (étendre l’usage du référendum, ouvrir le monde politique sur les mouvements associatifs …)
- Refuser le communautarisme, au nom de la liberté et de la laïcité : les communautés basées sur la religion, les traditions ethniques, etc. ne devraient pas s’affirmer comme des obstacles au projet de citoyen de la société française. Comme le communautarisme, les discriminations (de sexe, d’âge, etc.) remettent en cause dans les faits les principes du droit, de l’égalité et de la laïcité. La différence, le droit à la différence ne devraient pas devenir la négation du droit français.
- Un dynamisme non seulement économique mais sociétal : le développement économique devrait pouvoir se conjuguer avec le développement durable, la justice et l’équité sociale. La relation entre solidarité et rétribution de l’initiative individuelle est à repenser dans une perspective différente de l’étatisme de gauche et du libéralisme de droite. Plus fondamentalement, il s’agit de repenser le rapport entre modèle économique et choix sociétaux, dont la cohérence reste le principal facteur de réussite d’une société, comme le montrent les exemples souvent cités que sont les USA, l’Allemagne ou les pays du nord de l’Europe.

Les relations que nous saurons définir entre notre conception du citoyen et le progrès économique, social, écologique, culturel…, pourraient bien nous définir comme un nouveau choix de société.

2. Une façon différente de gérer les affaires publiques : éducation, santé, écologie, logement … ce qui fait le "développement durable"

L’originalité n’est pas dans les problèmes évoqués, mais dans le style de gestion des questions publiques qui s’inspire de ces valeurs.

Les sujets les plus fréquemment abordés sont :
- L’éducation comme espace de formation du citoyen, lieu primordial de création du lien entre l’individu et la société, de responsabilisation aux questions sociétales (écologie, initiatives sociales, sens de l’engagement citoyen etc.).
- La santé comme droit, mais avant tout comme bien commun. Ainsi, l’accent devrait être mis sur les politiques préventives, par exemple contre les pratiques addictives, et sur l’aide au troisième âge (résidences médicalisées, etc.).
- L’écologie, les énergies renouvelables, le droit au logement complètent l’expression de la solidarité et de la responsabilité entre les générations et les populations.

Ce souci de la primauté des questions sociétales et de la dignité humaine inspire aussi largement les contributions les plus économiques. Leurs propositions recherchent l’équité, préconisent souvent plus de solidarité entre les entrepreneurs, les actionnaires et les salariés, une réflexion nouvelle sur la notion profit et son élargissement du monétaire au sociétal.

Le rôle de l’État et des institutions dans la gestion des biens communs que sont la paix, la justice, l’éducation, la santé, le soutien à l’art, les questions économiques est réaffirmé. Cependant, la puissance des institutions politiques devrait être contrebalancée par des contre-pouvoirs efficients.

Certains principes concrets devraient compléter ces valeurs dans l’élaboration de notre politique :
- L’inscription sur le long terme et le refus des politiques « pansements » et opportunistes.
- La transparence et la vérité dans les relations avec les citoyens.
- Le respect des équilibres budgétaires.

3. Organisation : conjuguer légitimité, souplesse et réactivité

Les contributions dessinent une organisation à trois niveaux, national, intermédiaire, local. Cette organisation relativement plate permettrait de conjuguer la souplesse à la réactivité et de limiter les risques de conflits de compétences et de personnes.

Le niveau local doit permettre de créer de l’unité entre les adhérents et correspondre à une découpe évidente des enjeux politiques. Le canton permet de réunir et de mobiliser les membres sur une distance raisonnable, et sur une découpe politique homogène (municipale, cantonale). Mais cette unité n’a de sens que dans la mesure ou elle est plus grande que la municipalité, qui devrait être privilégiée dans le cas contraire.

L’échelon intermédiaire doit permettre l’adaptation et la concrétisation de la stratégie nationale au niveau local ainsi qu’une bonne circulation des informations, des propositions et des décisions du local vers le national.

Nous pourrions également donner une dynamique supplémentaire en utilisant Internet pour renforcer les échanges d’idées et d’initiatives au niveau local et national.

L’indépendance du MoDem comme l’autonomie des différents instances impliquent de définir clairement leurs sources de financement et l’encadrement de leurs budgets.

La démocratie élective apparaît comme un pré requis de l’organisation du MoDem. Les adhérents devraient pouvoir conférer une légitimité à leurs représentants par le vote.

4. Municipales et cantonales : être ouverts aux projets qui correspondent à nos choix nationaux

Le développement du MoDem implique la création d’un lien de proximité avec les électeurs. Cela signifie que nous devrions être présents dans toutes les élections locales, au travers de candidats ou de listes de candidats selon le cas de figure.

Nous devrions adopter une attitude de responsabilité mais non d’alliance systématique. L’ouverture ne signifie pas l’affiliation au bipartisme. Deux conduites politiques paraissent compatibles avec notre indépendance :
— Apporter un appui ponctuel aux projets compatibles avec notre éthique et nos choix politiques nationaux. S’opposer aux projets partisans et catégoriels.
— Participer à des listes communes à d’autres partis, mais uniquement sur la base de projets et de critères claires, détaillés, permettant de justifier une alliance non équivoque.

Quel que soit notre choix, il doit être justifiable et justifié. Durant le mandat, notre loi devrait toujours être la transparence et notre règle l’information circonstanciée des électeurs.

Cette participation à une majorité municipale, départementale, régionale, ne saurait sacrifier notre indépendance et conduire à l’assujettissement de notre organisation aux besoins de ces alliances.

La proximité avec les électeurs pourrait également profiter des initiatives locales d’information et d’animation organisées par les membres du MoDem. Ces moments pourraient prendre des formes festives (loto, etc.) ou plus conventionnelles.

Le mode de désignation des candidats du MoDem aux élections locales devrait permettre de vérifier leur notoriété et de garantir leur légitimité auprès des adhérents et des électeurs. Ainsi nos candidats devraient ils être adhérents du MoDem, irréprochables dans leur qualité de citoyen, représentatifs de l’électorat local.

En plus de ces conditions nécessaires, il paraît raisonnable de soumettre leur candidature au scrutin, ou à défaut au veto, des membres du MoDem.


Ce texte est un abrégé du projet de synthèse des contributions valdoisiennes au Forum des démocrates, rédigé par Mario Richard, version finale au 14 septembre 2007.

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