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Entretien avec François Bayrou (1) : "J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Autoportrait en jeune militant, et en candidat

, 13 décembre 2007

Vu 9764 fois | 12 commentaire(s) | Noté 3.8/5 par 066 votant(s)

Interview exclusive pour France démocrate. Propos recueillis ce jeudi 6 décembre par Jacques Bugier et Frédéric Lefebvre-Naré.

Frédéric Lefebvre-Naré : Vous avez adhéré à un parti, en 1973 je crois, ce parti s’appelait le Centre démocrate. Qu’est-ce qui vous avait attiré vers ce parti ?

François Bayrou : Il faut se souvenir de ce qu’était le début des années 70.

Le pompidolisme déjà épuisé, ou déjà en situation de crise.

En face, la toute neuve Union de la Gauche, avec un PC extrêmement fort : je rappelle qu’aux présidentielles de 1969, le PC a fait 23% des voix. Donc, un poids incroyable de… au fond, de l’acceptation soviétique. Et le choix de Mitterrand de faire ce qu’il avait déjà fait en 65 : l’alliance avec le PC.

Entre les deux, un gouffre qui appelait une réponse - que personne n’arrivait à trouver. Il y avait un tout petit mouvement entre les deux, qui s’appelait Les Réformateurs, avec deux leaders :
- Jean-Jacques Servan-Schreiber, flamboyant, génial et décalé,
- Jean Lecanuet, assez dévalorisé à cette époque. Injustement - mais huit années d’opposition au gaullisme l’avaient mis dans le coin du ring. Pour les gens, il y avait de la dérision quand on parlait de Lecanuet…

J’ai donc décidé d’aller là. Et entre les deux familles, la laïque et la chrétienne, je suis allé chez moi, c’est-à-dire dans la famille des démocrates d’inspiration chrétienne.

Vidéo de la première partie de l’entretien

"Les gens qui m’ont ouvert la porte"

FrLN : Comment s’est passée votre adhésion à ce parti, concrètement ? Qu’est-ce qui vous a frappé à ce moment-là ?

Concrètement, c’est une chose formidable. Concrètement j’ai cherché dans l’annuaire, parce que je connaissais personne de cette famille politique.

Je suis allé sonner à la porte, les gens qui m’ont ouvert la porte sont toujours là avec moi. En particulier Jean-Marie Vanlerenberghe, qui est aujourd’hui sénateur-maire d’Arras et qui a été un compagnon de combat, pour moi, toute ma vie.

C’était très difficile, parce que dans ma section locale, à Pau, il n’y avait que 7 adhérents, 2 étaient avec moi (ça fait 3), et 4 étaient contre moi et refusaient les adhésions ! De sorte que j’ai mis deux ans à pouvoir me libérer un peu de cette contrainte-là.

J’apparaissais aux yeux de ceux qui étaient en place, comme un peu révolutionnaire pour l’époque. J’avais 22-23 ans. Une dame tout à fait engagée dans le mouvement - comme son mari et sa fille - disait : il ne peut pas faire de la politique avec nous, il porte des chaussettes rouges !. Ce cri, ou ce péché originel, initial, peut-être n’ai-je jamais cessé de le porter…

Défendre la justice et sauver la liberté

FrLN : Quels sont à Bordeaux et en Béarn, vos meilleurs souvenirs de ce parti, vos premières années de militant politique ?

Très vite, j’ai fait imprimer une affiche, qui doit être encore dans ma cave ou mon grenier. Elle disait : Le temps est venu de défendre la justice et de sauver la liberté. Eh bien, ce sont les deux pôles de ma vie. Je ne connais pas plus moderne. Ça devait être 76, automne 76, parce qu’on venait de créer le CDS.

Et au fond, ça me surprend (je parle souvent de ça avec ma femme) [d’avoir fait dès cette époque le même choix qu’aujourd’hui]. On n’avait pas lu tout ce qu’il aurait fallu lire, mais le jeune garçon que j’étais (déjà père de famille, parce que ma première fille est née quand nous avions 20 ans ! on a à cette époque deux bébés, l’un de 4 l’autre de 2 ans, deux petites filles, l’une et l’autre géniales, formidables de vie …)… avait un instinct. Comme les petits chats : ils ont les yeux fermés encore, mais ils vont dans la bonne direction en tout cas la direction qu’ils croient la plus juste. Nous avions ça.

Jacques Bugier : Je ne me souviens pas vous avoir entendu parler de M. Duhamel, le ministre, et de Progrès et Démocratie Moderne ?

C’est toujours la même histoire, n’est-ce pas. Jacques Duhamel et Joseph Fontanet ont fait en 69 le choix de Pompidou, entre les deux tours. Leur candidat arrive au deuxième tour, et ils passent de l’autre côté, entre les deux tours ! Vous voyez ce que je veux dire ?

J’ai rencontré Jacques Duhamel, mais très peu : très tôt après cet épisode il a été au gouvernement, et il a été frappé d’une sclérose en plaques. Il était très malade quand je l’ai croisé. En plus, la vie a été vraiment très très méchante avec lui, parce qu’il a perdu un fils que tout le monde dit très [brillant ?], dans un accident de voiture. Le malheur et la maladie …

Il était présent quand on a créé le CDS à Rennes, venu avec beaucoup de difficultés à se déplacer. Mais je n’ai jamais eu l’occasion de travailler avec lui. Pour moi, à cette époque-là il était du côté du gouvernement Pompidou, et moi déjà j’étais de l’autre côté.

FrLN : Vous venez de parler de Rennes. Plus généralement, quel serait votre meilleur souvenir des rassemblements nationaux des partis auxquels vous avez participé ?

Rennes ? J’ai même une photo quelque part où on est très jeunes, ma femme, moi, et un ami de toute ma jeunesse politique, qui s’appelait Pierre Letamendia, qui a été l’auteur du Que Sais-Je ? sur la démocratie chrétienne, professeur de sciences politiques, fraternel ami, originaire du Pays Basque bien qu’il ait passé sa jeunesse au Chili avec sa sœur, qui est la femme de Didier Borotra.

[Il] nous a fait un grand chagrin parce qu’il est mort brutalement, c’est toujours comme ça - c’est ma première sortie de Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur - je suis allé représenter le gouvernement aux obsèques de mon ami et frère. Et son fils vient de m’envoyer un mail - il est militant chez nous.

Rennes, c’est le premier congrès auquel j’assistais, ça a été un grand moment.

"Un oiseau politique"

Et puis après, j’étais à Pau !
- Candidat aux législatives en 1978, manquant gagner,
- Candidat aux législatives en 1981, naturellement battu,
- Et élu aux cantonales en 1982 - je suis donc un jeune prof de 30 ans, devenu conseiller général. Le premier élu qui ne fût pas socialiste, dans une ville qui était complètement dirigée par André Labarrère, qui était un oiseau politique de première dimension, et ses amis.

FrLN : Sur le déroulement de ces premières campagnes, quel est, là aussi, votre meilleur souvenir, ou ce qui vous a le plus frappé de ce qu’est une bonne campagne ?

J’ai fait une bonne campagne pour être élu conseiller général, mais il y a maintenant 25 ans ! On ne va pas aller commenter la campagne !

On votait très peu en ville pour les conseils généraux, le réservoir de voix était en ville. En 1982, il y a beaucoup d’insatisfaction à l’égard du pouvoir qui vient de l’installer.

Avec beaucoup de sens précurseur, on a fait ce qu’on appelle du phoning, on a appelé les électeurs un par un pour qu’ils viennent voter. Et j’ai battu l’actuel maire de Pau, Yves Urieta, socialiste fabiusien soutenu aujourd’hui par Sarkozy.

Vidéo de cette partie de l’entretien

JB : Et la découverte de : aller serrer la main des gens, faire les marchés, tout ça ?

C’est très difficile ! Je le dis pour ceux qui vont découvrir ça pour la première fois, c’est très difficile.

Parce que vous arrivez, vous êtes totalement inconnu, vous tendez la main - et la personne regarde la main en [se] disant : qu’est-ce que c’est que cet olibrius qui me tend la main ?

Alors de surcroît je me présentais, je disais "François Bayrou", le type disait "Très bien merci, et vous-même ?". Parce qu’il entendait "Comment allez-vous ?"

Et puis, [en 1978,] c’étaient les débuts de l’UDF, et tous les gens, inéluctablement, comprenaient "EDF" !

[La personne] ne comprenait pas qu’est-ce que c’était que ce type qui leur demandait des nouvelles de sa santé, venant de l’EDF…

JB : Cette campagne-là, vous avez quel âge ?

J’ai pas encore 27 ans…

"Rien ne me faisait peur"

JB : Vous êtes déjà passé au-delà des problèmes d’expression, ou de timidité, que vous avez évoqués ?

J’étais bègue mais bon ! j’étais plein de vie, plein d’envie de vivre… Il n’y a rien qui me faisait peur.

On est partis coller des affiches électorales, avec des bidons de lait de la ferme qu’on avait remplis de colle, on a failli être pulvérisés dans un accident de la route le premier jour, à la première minute, avant de coller la première affiche… On n’avait peur de rien.

J’ai rencontré à cette époque-là des amis formidables. J’ai rencontré celui qui est encore mon suppléant aujourd’hui, Pierre Menjucq : c’est un coup de foudre amical.

J’étais totalement inconnu, sans relations, sans étiquette, sans argent, et de surcroît bègue, ce qui compliquait un tout petit peu le tableau.

Il était conseiller général, jeune médecin, connu de tout le monde parce que sa famille était une famille de commerçants en vins, donc son nom était le plus connu qu’on puisse rencontrer… conseiller régional… Tout le monde faisait la queue autour de chez lui pour qu’il se présente à cette élection, et il le méritait.

Et moi, militant de rien, dans la naïveté incroyable de l’enfance presque, de la jeunesse en tout cas, je me suis dit "il me faut un suppléant qui soit connu, et lui… c’est Monsieur Menjucq qu’il me faudrait comme suppléant". Je suis donc allé sonner à sa porte, et je lui ai dit : "Monsieur, je viens vous voir parce que je veux me présenter à cette élection, et je pense que ce serait mieux si vous étiez mon suppléant". Il a regardé ce jeune homme, et il a dit "Oui".

Ça a suscité une éruption de la part de son père, personnalité très forte, de la part de sa femme… et il m’a dit "oui". Et c’est un coup de foudre qui ne s’est pas démenti en une seule fois en 30 ans.

Je dois avouer pour être honnête que j’étais inconnu, mais j’étais déjà éditorialiste dans le journal local, depuis 2-3 ans : les gens qui s’intéressaient à ça lisaient mon édito. Ça me donnait non pas une notoriété, mais quelque chose d’un tout petit peu repérable dans le paysage.

"Cette affaire de destin…"

JB : Cette toute première campagne, c’est seulement pour être député, ou vous vous dites déjà dans un coin de la tête… ?

J’entends toutes ces bêtises qui cherchent à être blessantes, autour de cette affaire de "destin"…

J’ai toujours cru que nous avions, vous, moi, un destin - ou plus exactement, que si on ne vit pas sa vie comme un destin, comme quelque chose qui sort de la banalité ordinaire, vous ratez votre vie. Une vie c’est une œuvre - quelque chose qu’il faut penser projeter, j’allais presque dire dans l’éternité. Au moment où vous allez mourir, il faut que vous regardiez votre vie, en disant "C’était pas trop mal. C’était intéressant".

Je l’ai toujours vécu comme ça. Je n’ai jamais pensé que je faisais de la politique uniquement pour avoir un mandat, mais pour servir quelque chose de grand. Qui peut être la vie des gens qui vous entourent, c’est grand ! Qui peut être le destin du pays. L’un et l’autre, le haut et le bas sont liés.

Mes amis sont étonnés de la passion que je mets à la vie quotidienne dans une ville comme Pau. Ils pensaient que je ferais cette campagne, bon … en trouvant que c’était un peu pesant. Il se trouve que ça me passionne ! Parce que c’est la même chose, le haut et le bas, la vie des gens de tous les jours, l’éducation de tous les jours, la circulation de tous les jours, la technique … c’est la même chose qu’un projet de société. L’un est dans l’autre, le grand est dans le petit.

J’ai toujours vu loin, je n’ai jamais été arrêté par le risque de me casser la figure, je n’ai jamais cessé d’y croire, je n’ai jamais cessé de croire que nous servions à quelque chose.

JB : Les Cercles Citoyens, que vous animiez et animez toujours dans votre circonscription, j’aurais bien aimé en voir,…

Il faut venir ! Les premiers vendredis de chaque mois. Demain soir par exemple !

JB : … Votre meilleur souvenir ?

C’est pas ça, c’est comme la vie de famille. Est-ce que vous avez un souvenir de table familiale ? Non, c’est… le dimanche, on est ensemble. C’est dans la régularité qu’est le bon souvenir. Tous les premiers vendredis sans exception, depuis des années, j’anime un espèce de forum où les gens viennent sans rendez-vous, parler de ce qui les intéresse, s’interroger, demander des choses… Voilà !

JB : Ça ne s’appelle pas la démocratie participative ?

Je n’aime pas les mots d’énarques.


À suivre : partie2.
- Le texte peut être cité en indiquant la source. Cette première partie de l’interview a été retranscrite de façon proche du prononcé.
- Le texte intégral peut être repris à des fins non commerciales selon les conditions habituelles de ce site, celles de cette licence Creative Commons
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Republication le 13 décembre, avec la vidéo, de cette partie de l’interview, déjà mise en ligne le 7 décembre.

Centre des démocrates sociaux : fusion en 1976 du Centre démocrate de Jean Lecanuet, et des centristes de la majorité pompidolienne, comme Jacques Duhamel

Noté 3.8/5 (066 votants)

La réponse de Clément Berthelot

Posté le 2 janvier 2008, à 22h 01mn 55s
Entretien avec François Bayrou (1) : "J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Bravo pour cet entretien qui montre tout à fais que lorsqu’on est fait de convictions et d’espoir en politique, on arrive à changer - un peu certes, mais à les changer quand même - les choses !

Pour que vive la France Démocrate !

» N’est Stupide Que La Stupidité

La réponse de Dianae

Posté le 12 décembre 2007, à 15h 00mn 30s
J’ai une petite critique à faire sur cette interview de François Bayrou

Je trouve qu’il insiste peut-être un peu trop lourdement (à mon goût) sur son passé "révolutionnaire" :

"Une dame tout à fait engagée dans le mouvement - comme son mari et sa fille - disait : il ne peut pas faire de la politique avec nous, il porte des chaussettes rouges !. Ce cri, ou ce péché originel, initial, peut-être n’ai-je jamais cessé de le porter…"

"Très vite, j’ai fait imprimer une affiche, qui doit être encore dans ma cave ou mon grenier. Elle disait : Le temps est venu de défendre la justice et de sauver la liberté. Eh bien, ce sont les deux pôles de ma vie. Je ne connais pas plus moderne."

Il n’y a pas encore la vidéo et je me doute qu’il prononcé ces paroles de manière posée et nuancée, mais ça fait un effet un peu trop appuyé (il aurait pu en rester aux anecdotes, sans les phrases en trop) et je crains que ça ne donne une impression d’opportunisme, de volonté de se donner une stature "de gauche" .

Nul ne nie qu’on peut avoir été centriste et avoir défendu des valeurs de justice (qui ne sont pas l’apanage de la gauche), mais je trouve qu’il est plus élégant de le montrer par ses positions et son programme plutôt que de le dire !

Il ne faut surtout pas qu’il tombe dans ce travers, même involontaire !

La réponse de Geneviève Garcia

Posté le 9 décembre 2007, à 15h 45mn 37s
François Bayrou : "J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Même si c’est redondant, bravo à vous deux pour cet excellent travail. Cela ne fait que renforcer mon choix de suivre cet homme et sa "destinée" humaniste et juste. Qu’il ne change rien, nous sommes nombreux derrière lui, ceux qui partent seront remplacés par d’autres touchés au coeur par ces qualités et non guidés par l’intérêt personnel. Il est toutefois indispensable que François Bayrou maintienne une ligne claire, en accord avec ses discours, dans tous nos mouvements départementaux, car notre travail de militant de terrain est aussi de toucher le maximum de personnes afin de les sensibiliser à notre projet commun et à la défense de nos valeurs fortes. Vivement la suite de l’interview.

La réponse de gilles boverod

Posté le 9 décembre 2007, à 13h 17mn 50s
François Bayrou, l’authenticité et l’honneteté en politique.

C’est vraiment formidable de retrouver un témoignage aussi dense aussi fort aussi authentique. En effet, François Bayrou a une manière bien naturelle de nous raconter son parcours qui a commencé tout simplement en recherchant dans l’annuaire les références du parti auquel ses idées adhèreraient enfin. Déjà, jeune, il ne se laisserait pas emporter par l’ambition du pouvoir, mais par l’intérêt général.

Il vous entraine toujours à vous surpasser et à vous lancer pour changer la donne politique française. Son vocabulaire, ses mots, vous pousse à faire des choses que vous n’auriez même pas penser faire auparavant. Des forums de discussions avec les citoyens de toute origine sociale et culturelle pour discuter ensemble et librement, en tête à tête des problèmes et des questions qui se posent dans tel quartier ou telle commune.

Pourquoi n’y avons-nous pas penser en Lot et Garonne. Nous somme sur le point d’élire un bureau provisoire le week-end prochain, pour porter enfin le drapeau orange en toute liberté sur notre cher département qui n’avaient pas eu de candidats aux Législatives.

Bravo. Ce parler franc et sincère de François Bayrou, m’a un peu poussé à compléter mon engagement bénévole sur ma petite commune lot et garonnaise de 450 habitants, en me présentant enfin et librement aux municipales pour entrer dans le vif du sujet des préoccupations de mes concitoyens.

Bien, on attend la suite de cette interview avec impatience.

La réponse de Jérôme Charré

Posté le 9 décembre 2007, à 03h 01mn 37s
François Bayrou : "J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Super interview, très intéressante. Merci beaucoup !

La réponse de Antonin

Posté le 8 décembre 2007, à 12h 36mn 04s
François Bayrou : "J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Super ! Bravo France Démocrate !

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La réponse de Hervé Torchet

Posté le 7 décembre 2007, à 23h 04mn 58s
"J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Bravo. Un peu d’aire dans un monde de brutes. Et sur Mercier, il a dit quoi ?

» jour-pour-jour

La réponse de edelaubier

Posté le 7 décembre 2007, à 22h 08mn 49s
Fort et clair !

Oui, je suis séduit par le message de François Bayrou aussi bien que par sa personnalité. Probablement qu’il doit avoir ses côtés imbuvables et qu’il doit par instant être écrasant (par vrai, Jean-Marie C. ?!), mais pour résister à la pression à froid politicienne il faut avoir la couenne épaisse. Il n’en reste pas moins que régulièrement ses prises de position politiques coïncident avec mes propres réactions, et les précisent. Par exemple quand il dénonce la sacralisation de l’argent au détriment des valeurs humaines supérieures. Quand il dénonce fort et clair le scandale de la visite du dictateur Khadafi en France, fruit de circonvolutions diplomatico -financières de l’actuel président, ça me plaît. Au risque de perdre la vente de quelques Rafale ? Eh bien oui, tant qu’il ne s’agit pas de perdre son âme.

La réponse de Etoile66

Posté le 7 décembre 2007, à 20h 55mn 56s
"J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Merci Frédéric et Jacques de l’excellent travail ! Et merci à François Bayrou pour cette authenticité que je partage !

Cet engagement à ses côtés, à côté de gens comme vous deux qui faites tout cela bénévolement, c’est ça qui me fascine et me donne le punch pour continuer.

Les jeunes, notre pays, tous les gens que je côtoie, ont besoin d’authenticité et d’honnêteté.

Je vous donne un exemple. Je recrute des cadres de direction sur le marché franco-allemand. Actuellement je recherche un Directeur de site industriel. Il se trouve que dans le bassin industriel local, je connais pas mal de situations et de gens. Un candidat m’envoie son CV et écrit qu’il est en poste, Directeur Général d’un site industriel. Je connais les dirigeants de l’entreprise et sais qu’ils l’ont licencié, j’en connais les raisons.

Ce candidat m’appelle et je lui confirme que j’ai bien reçu son CV. Je lui dis de but en blanc que je ne retiendrai pas sa candidature. Il me demande la raison. Je lui réponds que mes mandants me font confiance, que j’attache une grande importance à la vérité et à l’éthique en affaires. Que la malhonnêteté est toujours comme un boomerang qui revient à celui qui le lance et lui nuit tôt ou tard. Au bout du fil, je sens la personne étonnée. Je lui dis : "Monsieur, vous avez écrit dans votre CV que vous étiez toujours en poste, il se trouve que je sais que ce n’est pas le cas. Vous m’avez trompée sur ce point, comment puis-je vous recommander à mon mandant qui me fait confiance ?"

Et nous avons parlé longuement de l’éthique en affaires, de l’honnêteté qui vaut mieux que les magouilles sur le long terme. Et à la fin de l’entretien, il me dit : "En fait, vous savez je suis honnête, mais là, c’était juste pour obtenir un entretien, car c’est plus facile lorsqu’on est en poste. Moi aussi je préfère les gens honnêtes."

C’est là un des dilemnes de notre société. On n’aime pas être trompé, mais tromper les autres est considéré comme une bagatelle.

Ce que j’apprécie chez François Bayrou - comme beaucoup de Français qui le ressentent fortement - c’est cette authenticité, cette honnêteté intellectuelle, cette simplicité.

Et en fait, ils ressentent au fond d’eux-mêmes - comme mon candidat - qu’ils aimeraient aussi avoir affaire à des gens honnêtes.

L’authenticité de François Bayrou est son capital, toutes les analyses politiques des journalistes ne sont que bla-bla... ce à quoi les Français sont sensibles, c’est justement à ça.

Bravo à tous les deux de le faire si bien ressortir.

La réponse de Doune

Posté le 7 décembre 2007, à 21h 43mn 30s
"J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Quel article pationnant vous nous faites là : bravo à tous les deux. Et entièrement d’accord avec Etoile qui exprime toujours aussi bien ce que nous ressentons. Et là j’ai vraiment du ressenti : cette authenticité qui transpire tellement fort et qui nous a guidé, nombreux, à adhérer au mouvement démocrate c’est pour cet homme vrai et sincère (qu’on aura beau essayer de démolir sans y parvenir, j’en suis convaincue) que nous allons ensemble faire grandir notre modem pour que nos valeurs de justice et d’égalité soient appliquées. Merci Mr Bayrou d’être comme vous êtes. (vite, la suite Messieurs)

La réponse de houhou

Posté le 9 décembre 2007, à 21h 32mn 36s
"J’ai très vite fait imprimer une affiche"

Réponse à Etoile 66 Je partage totalement ton propos sur l’honnêteté. C’est pour cette raison que je n’ai plus confiance en Bayrou parce qu’il ment sur toute la ligne et j’ai du mal à comprendre que tu ne l’aies pas remarqué. Cependant, j’espère bien que le jour où tu constateras qu’il a trompé tout le monde, tu tireras les conséquences qui s’imposent d’elles mêmes. tant que je lui faisais confiance et malgré les tahisons de ses proches, je le soutenais mais les silences et les réponses incohérentes à des évidences m’ont fait douter totalement d’avoir à faire à un honnête homme. Pour ce qui est ton acharnement à considérer que la presse est contre Bayrou. J’ai lu plusieurs journaux sur internet ’ les échos, le point, libération même le monde’ qui font la place belle aux propagandistes de Bayrou même si c’est pour diffuser des mensonges grossiers, doublés d’insultes gratuites et gratuites, rounotamment sur Begag. quant à la liberté d’expression sur les sites du MoDem, parlons en. La moindre critique de Bayrou est censurée et les auteurs interdits d’accéder au site manu militari. C’est vrai on vous répond que nous sommes au bayrouland et qu’il est interdit de critiquer le chef. Un jour la vérité finira par éclater et j’espère que ceux qui continuent à le soutenir, feront leur méa-culpa. Et pour ceux qui ont des certitudes, demandez à M. Bayrou ce qu’il pense de son ami de 30 ans, j’ai nommé M. Mercier. Il vous répondra que Mercier est son meilleur ami et qu’il ne le quitera jamais. Cette réponse résume Bayrou

La réponse de Etoile66

Posté le 10 décembre 2007, à 17h 52mn 52s
Tahar, je te connais depuis le début de e-soutiens

Puisque je suis interpellée directement sur ce site, je te réponds.

Je lis ce que tu écris, partout sur le net. J’aimerais te dire une chose. J’ai l’impression que tu as espéré de F. Bayrou des choses impossibles et ta déception est à la hauteur de tes rêves et espoirs.

Réfléchis pour voir si tu n’as pas cru en lui comme en un "sauveur", un "père" qui t’aurait déçu.

Ici il s’agit de politique et non pas de religion ou de famille. Ne confond pas les deux.

Et puis je me demande à quoi sert tout ton acharnement, l’aigreur que tu répands partout. Sur le site e-soutiens, tu as été très violent, tu as écrit presque sur tous les fils, comme si tu voulais un harcelement permanent. Ton compte a été bloqué, tu y es revenu sous le pseudo "perruche", puis celui-ci a aussi été effacé suite aux messages assez violents que tu y avais publiés en grand nombre. Tu as lancé une 3ème tentative sous un autre pseudo...

Pourquoi t’acharnes-tu avec une telle énergie destructrice ?

Parce que le candidat que tu souhaitais n’a pas été choisi à Lyon ? Souhaites-tu éliminer tous les UDF de tradition qui ont contribué au lancement du MoDem ? Penses-tu qu’avec leur disparition les choses iraient mieux ?

Non, je ne peux te suivre. Maintenant tu développes une énergie contraproductrice.

Tu ne construis plus, tu détruis. Et cela ne sert à rien. Combien de temps veux-tu encore passer, combien d’heures, à ressasser ton amertume ?

Consacre plutôt ton temps à ta famille, tes enfants, ton job, l’association dans laquelle tu t’engages.

Ils ont davantage besoin de tout ce temps que tu passes partout à dénigrer F. Bayrou sur le net, parce qu’il n’a pas réalisé tes rêves.

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