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François Bayrou sur France Démocrate

vendredi 7 décembre 2007, par Jacques Bugier

Introduction à son interview exclusive.

« Si Bayrou avait dit oui… Si Ségolène avait pu annoncer, lors de son débat télévisé avec Sarkozy, qu’il serait son Premier ministre, que se serait-il passé ? A mon avis, Ségolène l’eût emporté. Trois points de retard, ce n’est pas la mer à boire et Bayrou, en mai dernier, pesait plus que cela. » Et Jacques Julliard d’imaginer, dans sa chronique du Nouvel Observateur (6 décembre), le gouvernement de François Bayrou dans la première partie du quinquennat de la présidente Ségolène Royal. « Bien vite, pourtant, le danger principal vient de l’intérieur :la présidente de la République et son Premier ministre se livrent en effet un combat de tous les instants pour la maîtrise du centre-gauche et la prochaine course à l’Elysée. L’attelage grince, pourtant il continue. »

Lisez in extenso l’apologue et l’analyse de l’un des phares de la gauche moderne : c’est du très grand Julliard dont on sait, par ailleurs, qu’il n’est guère l’ami de principe du centre et défend le plus souvent la nécessité démocratique d’un clair clivage droite-gauche.

Mais « il » n’a pas dit oui. Et ce n’est donc pas à l’Hôtel Matignon que France Démocrate a installé hier micros et caméra pour un long entretien avec François Bayrou, mais au siège du Modem, à quelques encâblures, rue de l’Université.

Combatif et disert, sollicité sur la logique de son parcours, interrogé sur ses bonheurs en politique, invité à préciser le projet de long terme du Mouvement Démocrate, les exemples qui l’inspirent et le souffle qui l’anime, François Bayrou s’est livré une heure durant. Entre questions ouvertes en profondeur et interpellations plus classiquement journalistiques.

Chapitre 1 du premier long entretien accordé par François Bayrou depuis la création du MoDem : c’est votre nouveau feuilleton sur France Démocrate. Un chapitre 2 suivra.

Attendez vous à savoir, comme disait Geneviève Tabouis (consultez vos grands-parents ou une histoire du journalisme radiophonique) ce qu’il en fut de la grande culpabilité de l’électorat socialiste et pourquoi il faut en parler au passé. Retrouvez l’histoire des chaussettes rouges du jeune François.
Les enseignements à tirer de la traversée du désert du général de Gaulle ou de la posture de Pierre Mendès-France. Le Mouvement Démocrate, perspectives et lignes de fuite sous l’œil du grand architecte. Le dernier et singulier bibelot qui trône dans la bureau du président Sarkozy. La théorie des bédouins égarés et l’utilité des commandos soudés.

A suivre.

Messages

  • Cet article cite Jacques Julliard et sa chronique du Nouvel Observateur (6 décembre).

    Ce qui est triste, c’est qu’à trois reprises, le commentaire très modéré que j’y avais ajouté a été supprimé, comme du temps de la campagne présidentielle où tous les messages sur le forum du Nouvel Obs en faveur de F. Bayrou étaient systématiquement supprimés.

    Ces trois commentaires sont apparus sur l’écran et ont été effacés quelques minutes plus tard. J’ai fait une copie d’écran de mon avant-dernier message dont voici le texte :

    Je constate que comme pendant la campagne présidentielle, le Nouvel Observateur efface les messages favorables à François Bayrou sur son site.

    Mon message qui a paru sur l’écran, publié il y a quelques minutes, vient d’être effacé.

    Il disait seulement que les électeurs de François Bayrou n’auraient jamais accepté qu’il devienne 1er ministre de S. Royal, car le PS, tel une étoiel éteinte dont la lumière continue de nous parvenir, a perdu sa substance et son idéolgie date du 19ème siècle.

    F. Bayrou a été le seul candidat à avoir une analyse profonde, historique et visionnaire de la société française et de l’Europe, il le seul à avoir dit que le clivage gauche-droite était obsolète. Et l’avenir lui donnera raison.

    Tant l’UMP que le PS s’accrochent à ce qu’il avait vu et dit...

    Je copie cet écrit et vérifierai s’il sera encore effacé Dans ce cas, je ne manquerai pas de le faire savoir abondamment sur de nombreux médias.

    07.1 à 16h20

    Voilà les pratiques du journalisme adepte du clivage gauche-droite qui continuent. Mais elles ne seront plus acceptées par les Démocrates conscients des enjeux réels auxquels est confronté notre pays en manque de démocratie et de liberté de la presse.