FRANCE DEMOCRATE

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Jean Lassalle : "Deux êtres qui se tendent la main. Ensemble, nous irons plus loin"

vendredi 30 novembre 2007, par FrédéricLN

"Ce rendez-vous, je le sentais venir depuis très longtemps, je le souhaitais même. Je suis rentré à l’UDF par hasard, parce que j’ai cru payer le repas de François Bayrou alors que c’était la cotisation d’entrée à l’UDF." Devant les congressistes UDF de Villepinte, Jean Lassalle revient sur les débuts de son engagement en politique, et se tourne vers les jeunes d’aujourd’hui.

"Mon père et ses frères étaient tous gaullistes, les sœurs de ma mère avaient tous épousé des réfugiés espagnols communistes. Un jour, François m’a dit : tu as fait le temps, il faut rentrer à l’UDF. Déjà conseiller général, je suis rentré au CDS - et je m’y trouvais très bien. Il y avait 2 militants du CDS dans mon canton : on ne peut pas dire que c’était par opportunisme forcené !

Il est bon que chacun se rappelle sa petite part d’histoire.

Jean Arthuis aurait pu prétendre à un maroquin : avec beaucoup de courage il est resté là, y compris les jours où c’était très difficile (applaudissements ++).

Thierry Benoît a dit devant moi à François Bayrou qu’il viendrait au Congrès annoncer qu’il ne resterait pas parmi nous. Je lui reconnais ce courage.

Le mouvement qui avait gagné notre pays [en février, mars 2007] est quelque chose qui ne s’explique pas. Si on avait continué, ce n’est pas 3 députés,…

Thierry a dit que François n’en a ramené aucun, il en est revenu 2. Non pas que nous soyons meilleurs, mais nous avons mis en application ce que nous avions fait depuis 5 ans. Constituer un groupe au Sénat. Voter la censure à l’Assemblée nationale. Nous étions sur la longue marche qui nous conduirait un jour à devenir nous-mêmes, et c’est ce que nous sommes en train de faire, ce soir, et demain. J’ai regretté que les amis avec lesquels nous avions mené de si lourds combats n’aient pas cru - parce que s’ils avaient cru,…

… ce sont 80 députés qui seraient revenus, parce que la dynamique n’aurait fait que monter.

Nous allons continuer. Les hommes et les femmes ne vont pas changer parce que le mouvement prend un autre nom. Et quel bonheur d’accueillir des hommes et des femmes qui nous disaient c’est extraordinaire ce que vous dites, mais lorsque vous dites votre nom, on a du mal à s’y retrouver….

[Nous pouvons maintenant leur répondre] après un long chemin qui nous a fait nous affranchir de l’UMP - et je comprends qu’il y ait un problème à la veille des municipales et des cantonales…

J’ai beaucoup aimé, Madame, que vous ayez dit qu’il fallait créer un Mouvement de masse. C’est à travers un mouvement de masse que nous ferons prêter attention à ceux qui aujourd’hui ne croient pas à la politique, aux jeunes, que nous ferons s’engager sur la voie du bénévolat, du militantisme.

Je ne vois pas là le moment du renoncement des uns et de l’arrivée victorieuse des autres : c’est le Mouvement de deux êtres qui se tendent la main en disant : grâce à vous, nous irons plus loin !"


Voir en ligne : L’allocution de Jean Lassalle le 2 décembre