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Didier Bariani : "Je vais rester parmi vous et avec vous"

Intervention au congrès UDF de Villepinte, 30 novembre

vendredi 30 novembre 2007, par FrédéricLN

Je vais voter la résolution que FB a présentée (++ : applaudissements), parce que je suis solidaire des rédacteurs, mais je reviens de loin !

Je vais rester parmi vous et avec vous (++)

Et cela pour trois raisons, François.

La première est la chance de vivre trois vies - radicale, UDF et démocrate - en une seule, un plaisir rare que je ne veux pas me refuser.

La deuxième, c’est [de me souvenir] comment Jean-Jacques Servan-Schreiber avait bousculé les radicaux pour qu’ils forment l’UDF, disant : "seuls vous ne serez rien si on ne fait pas l’effort d’aller avec les autres", pour cette fameuse affaire que Giscard avait appelée : Deux Français sur trois.

Si Jean-Jacques Servan-Schreiber était encore de ce monde, il serait avec nous aujourd’hui, j’en suis sûr ++.

Et la troisième chose : je ne crois pas aux extra-centristes.

Même si parfois je suis enclin à trouver à l’action gouvernementale des points positifs que certains d’entre vous ne lui trouvent pas - cette majorité présidentielle ne s’élargit pas mais se boursoufle de pseudopodes quotidiens qui, après les petits arrangements entre amis, verront les grands emmerdements entre copains, c’est la nature des choses.

Déjà 5 dénominations différentes pour les extra-centristes ! Ils sont de plus en plus nombreux à manger dans la même écuelle, et très honnêtement, je ne pense pas que le chef de l’État y voie un élargissement de la majorité. Ils sont pris par un délire de prolifération dans le centrisme qui n’est pas authentique, qui n’apporte rien. Je ne crois pas que créer une structure par jour apporte quoi que ce soit à la majorité. Ce qui vaut, c’est ce qui résiste.

Je reconnais à François Bayrou, après y avoir réfléchi, le droit, honnêtement, … de choisir l’appellation, la nature, l’authenticité, la volonté de son combat, et de s’en donner les moyens. À la vérité, ajouter des noms sur des organigrammes n’a jamais fait des voix. Nous avons la chance d’avoir quelqu’un qui pèse sur l’événement, et ne le subit pas.

… Trois d’entre nous, au Conseil de Paris, viennent des Verts, et font un effort de gentillesse, de compréhension, d’intégration, de culture en commun : il ne faut pas que nous soyons en retard sur la cohésion recherchée !

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