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"Les États-Unis n’ont jamais disposé d’une telle puissance, et jamais ils n’ont été aussi peu capables d’influencer"

Barack Obama par lui-même - 1/5 - International, sécurité, énergie

, 12 novembre 2007

Vu 11209 fois | 2 commentaire(s) | Noté 4.9/5 par 010 votant(s)

Voir aussi ses opinions sur la société, l’emploi, l’immigration, l’éducation, les valeurs (2/5) ; les institutions politiques face à l’argent et aux médias (3/5) ; la citoyenneté et la responsabilité en politique (4/5) ; le Parti Démocrate (5/5).

Il n’a jamais été aussi important pour l’Amérique de jouer avec sagesse son rôle de leader, de projeter ses forces de façon habile, d’exercer son influence dans le sens de la liberté et la sécurité. Malheureusement, je crains que notre influence, hier si grande, ne soit en train de s’effacer, victime de politiques mal dirigées et d’actions impétueuses. Les États-Unis n’ont jamais disposé d’une telle puissance, et jamais ils n’ont été aussi peu capables d’influencer. 12 juillet 2004

Darfour : C’est pour notre sécurité nationale. Si nous avons de plus en plus d’États en lambeaux, de plus en plus de personnes déplacées, de plus en plus de réfugiés, c’est ce qui devient le terreau du terrorisme, [des épidémies et de] la pression à nos frontières. Dans un monde interconnecté, nous ne pouvons pas nous isoler de ces tragédies. Nous allons avoir besoin d’une stratégie pour traiter ces situations, parce que nous sommes la seule super-puissance qui reste, et le Darfour est l’épreuve de vérité. Nous avons raté un test au Rwanda, nous ne devrions pas en rater un autre. 15 février 2006

Je crois que [les Américains] le comprennent instinctivement, nous ne pouvons tous simplement pas imposer notre volonté par la force militaire à toute la planète. 29 octobre 2006

Il est temps de rendre leur pays aux Irakiens. 20 novembre 2006

Je ne fais pas partie des gens qui croient, cyniquement, que Bush n’y est allé que pour le pétrole. 2 octobre 2006

Notre dépendance continuelle vis-à-vis du pétrole est un danger, notre gouvernement le sait depuis des années. … C’est un danger qu’il n’a ni anticipé, ni voulu entendre, ni essayé sérieusement de contrer. Un danger que nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer. 15 septembre 2005

Du point de vue de la sécurité nationale, il n’y rien que nous puissions faire de mieux que de ramener le prix du pétrole à 25 dollars le baril. Ça couperait les jambes à une partie des élans fondamentalistes du Moyen-Orient. 30 octobre 2006

Battons-nous pour assurer que les inspecteurs des Nations Unies puissent faire leur travail …, et pour que des nations comme le Pakistan ou l’Inde n’utilisent jamais les armes terribles qu’ils détiennent déjà, et pour que les marchands d’armes de notre propre pays cessent d’alimenter les guerres sans nombre qui font rage sur la planète. 26 octobre 2002

[Nous devrions] libérer l’Amérique de sa dépendance au pétrole étranger. [Ça demande] qu’en 2020, 20% de notre électricité vienne de sources renouvelables comme le vent, la biomasse, la géothermie, et qu’une partie de notre carburant soit renouvelable, comme l’éthanol ou le biodiesel. 12 juillet 2004

Nous devrions avoir un Directeur de la Sécurité Énergétique pour superviser tous ces efforts. 28 février 2006

La seule chose aussi prévisible que la hausse des prix du gaz, c’est le court-termisme des réponses que les politiques y apportent habituellement [la détaxation]. 11 mai 2006

Nous dépendons, pour alimenter nos besoins en énergie, de quelques-uns des pays les plus fragiles politiquement du Moyen-Orient. Que ce soit des démocraties boiteuses, des régimes despotiques aux intentions nucléaires, des ports d’attache pour les madrasas qui sèment le terrorisme dans l’esprit des jeunes, ça ne compte pas. Ils ont notre argent parce que nous avons besoin de leur pétrole. 4 septembre 2006

Pourquoi faisons-nous de notre économie l’otage de quelques-unes des nations les plus hostiles du monde ? Pourquoi dépensons-nous 800 millions de $ par jour dans des pays qui n’ont pas à cœur nos intérêts essentiels, et qui financent les deux camps de la guerre contre le terrorisme ? 28 octobre 2006

Actuellement, nous n’inspectons que 3% de tous les cargos qui entrent chez nous. Des terroristes peuvent embarquer un container et l’amener au milieu du Loop [quartier des affaires de Chicago] sans grand risque d’être inspectés. Nos usines chimiques et nucléaires ne sont pas protégées, malgré leur vulnérabilité. Il y a un grand nombre de priorités, en matière intérieure, qui ont été négligées par le gouvernement Bush. 26 octobre 2004

Assurons-nous que nos soi-disant alliés du Moyen-Orient, les Saoudiens et les Égyptiens, arrêtent d’opprimer leur propre peuple, d’éliminer les dissidences, de tolérer la corruption et l’inégalité, et de gérer leurs richesses si mal que leur jeunesse grandit sans éducation, sans perspectives, sans espoir, recrues toutes désignées des cellules terroristes. 26 octobre 2006


Sélection de citations approximativement traduites de "Barack Obama in His Own Words", publié début 2007. Introduction générale de ce dossier ici

Noté 4.9/5 (010 votants)

La réponse de Sultan

Posté le 28 juin 2008, à 14h 33mn 32s
"Les États-Unis n’ont jamais disposé d’une telle puissance, et jamais ils n’ont été aussi peu capables d’influencer"

Bonjour

Et oui, le "Grand frere americain" avec Mr.Obama ou autre, c’est toujours le langage guerrier inspiré de l’americain invincible des films Hollywoodien alors que la réalité c tout autre. L’ironie c que ce grand pays n’impressionne plus les pays faibles (avec grand F) Somalie, Irak, Afghanistant et j’en passe, mais continu à impressioner les pays"alliés" de la vieille europe. Une chose est sure, le monde a toujours vecu et fonctionné sans les USA et continuera à le faire, le reste c la puissance mediatique redoutable qui matraque.Et ça c’est une autre histoire. Merci

La réponse de Max

Posté le 6 janvier 2008, à 02h 30mn 22s
"Les États-Unis n’ont jamais disposé d’une telle puissance, et jamais ils n’ont été aussi peu capables d’influencer"

Bonjour, Ce qui me plais particulièrement c’est la pertinence des réflexions de B. OBAMA qui se réfère aux causes des questions évoquée. Je suis également très intéressé par son parcours très atypique qu’il a l’air de très bien assumer. La majorité des américains sont-ils également près à assumer un tel parcours pour en faire leur président ? Ce serait certainement une véritable "révolution". L’avenir nous le dire (dans 10 mois)

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