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A.-M. Comparini : "une Europe politique pour réunir les éléments de la paix"

Débat à Seignosse entre démocrates européens

vendredi 14 septembre 2007, par FrédéricLN

Le slogan "l’Europe c’est la paix" vaudra-t-il demain ? vaut-il pour tous ? Les représentants du MoDem, des LibDems britanniques et du Parti démocrate italien réunis au forum de Seignosse proposent de revenir à ce projet de paix alors que se multiplient les causes d’instabilité.

"L’Europe c’est la paix, mais la paix est là, qu’est-ce que vous nous proposez d’autre ?", a demandé quelqu’un à Anne-Marie Comparini. Devant plus de 300 militants venus au débat sur l’Europe organisé à Seignosse, l’ancienne députée enfonce le clou :

"La paix est là, mais la guerre a changé de nature. Les risques de conflits extrêmes existent à la porte de l’Europe - c’est l’un des continents où il y a le plus de risques ! Les guerres peuvent être alimentées par les tensions sur l’eau et l’énergie, par la faim en Afrique … Je recommande à la présidence française de bien intégrer que l’Europe est une construction de paix. Nous voulons une Europe politique qui conçoit toute son action pour réunir les éléments de la paix. Ça vaut aussi pour les politiques communes : politique énergétique, aide au développement, … pour un "capitalisme de Renaissance" qui place l’homme au cœur, l’économie du savoir, de l’innovation. C’est ainsi qu’on contribuerait à la paix sur notre territoire et autour."

Avant elle, le député libéral-démocrate britannique Nick Clegg témoignait de la même difficulté : "Pour les pays fondateurs, la construction européenne était une victoire de la paix ; pour les autres, une victoire de la démocratie. Mais pour les Britanniques, particulièrement les Anglais, l’entrée dans la Communauté en 1973 était plutôt un symbole de faiblesse après la perte de l’Empire britannique. Cette perception négative reste au cœur du scepticisme actuel envers l’Europe."

Pour Sandro Gozi, du Parti démocrate italien, "Notre politique étrangère est encore adolescente. Les déclarations interprétatives du "traité simplifié" de juin indiquent que les pouvoirs de la Commission ne sont pas modifiés, ni ceux du Parlement en la matière … Cela illustre la perte de notre esprit communautaire. Les prochaines élections de 2009 seront un moment-clé. Utilisons-les pour faire des propositions pour l’Europe !"

Marielle de Sarnez le rejoint sur ce point : "La politique étrangère est indispensable à une Europe qui veut peser demain. Aux prochaines élections européennes, parlons vraiment de l’Europe !".