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Libération des bonnes nouvelles

La revue de presse de Jacques Bugier - 25 octobre

, 26 octobre 2007

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La bonne nouvelle !

Dans Les coulisses de Libé :

« A propos de la nouvelle formule… et de la difficulté d’alimenter les rubriques au quotidien : "C’est vachement dur de trouver une bonne nouvelle." Un rédacteur du service monde. »

Les rédacteurs de Libération se découragent trop facilement. L’exercice n’est pas si difficile.

Allons, un peu de bonne volonté !

L’humanité d’un président

Nous avons et nous avons eu, en France, de grands hommes d’Etat épris de culture et pétri d’humanité. L’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature, en témoigne dans le supplément "Livres et idées" de La Croix (25 octobre), au souvenir de sa rencontre avec François Mitterrand :

Il « ne m’accorda même pas un battement de paupières. Me regarda-t-il même dans les yeux ? Non, c’était une présence momifiée qui paraissait avoir été installée là dans le seul but de contempler à travers mon épaule je ne sais quel chapitre d’une histoire visible de lui seul. »

Les fidélités d’un député

Nous avons et nous avons eu, en France, des hommes politiques dignes et intègres. Nathalie Raulin en témoigne en rendant compte, dans Libération (25 octobre), du débat sur le financement des nouveaux groupements politiques à l’Assemblée nationale :

« Hué par son ex-fidèle, Maurice Leroy, député (NC) du Loir-et-Cher, Bayrou riposte : "M. Leroy, je vous ai entendu trop souvent brocarder en termes souvent injurieux les hommes aujourd’hui au pouvoir pour aimer vous en voir le serviteur !" La suite est tout en trémolos et claquements de pupitre. »

Un modèle social

Nous avons et nous avons eu, en Europe, un modèle de société fraternelle. Anne-Françoise Hivert, correspondante en Scandinavie, explique dans Libération (25 octobre) que "La Suède écoute enfin l’enfer des enfants placés".

« Le regard dans le vide, Britta Modin, 57 ans, raconte sa vie dans le désordre. Les souvenirs se télescopent. Noël 1952 à Stockholm. Son père, alcoolique, rosse sa mère. Le lendemain, Britta et sa sœur jumelle sont placées dans une maison d’enfants. Elles y resteront trois ans, avant d’atterrir chez une famille d’accueil à Mullsjö, dans le centre de la Suède. "Nous avons de la chance d’en être sorties vivantes", dit-elle. Pendant dix ans, les deux fillettes servent de souffre-douleur à la femme qui les héberge. "Elle nous traitait de bohémiennes, de putains. Elle nous frappait et disait qu’on était bonnes à rien. On pensait qu’on ne valait pas mieux." Cinquante ans plus tard, Britta souffre de douleurs multiples. "Les médecins ont découvert des fractures qui n’avaient jamais été soignées." »

L’espoir vient des cités

Nous avons et nous avons eu, en France, des quartiers si sensibles que la vie s’y améliore chaque jour, où le lien social se resserre. Jean-Marc Leclerc en tient chronique dans Le Figaro (25 octobre), "A Sevran, les balles sifflent même à l’école".

« Le 18 octobre, une demi-heure avant la sortie des classes, une balle a traversé une salle de cours de l’école François-Villon. Par miracle, aucun enfant n’a été touché. Au pied de ces tours que les habitants qualifient eux-mêmes de "cages à poulet", les riverains ont la conviction que ces tir est l’œuvre de l’un des jeunes trafiquants qui pourrissent leur quotidien.

"Ces petits voyous n’ont peur ni de la justice, ni de la police, ni de leurs parents", s’indigne une mère de famille, pressée de rentrer chez elle. Les animatrices du centre social ne sont guère plus rassurées. Fanta désigne un trou rebouché sommairement dans le mur de la salle de boxe. "Vous voyez, dit-elle, c’est une autre balle. Ils ont même menacé notre directrice !" Depuis, la pauvre femme refuse de parler par peur des représailles. "Les enfants sont plus à plaindre, assure son adjointe. Certains se sont mis à ramper dans la classe après le coup de feu." »

L’avenir en rose

Nous avons et nous avons eu, sur cette planète, des raisons de croire en un avenir meilleur. Traçant le portrait de Jean-Marc Jancovici, polytechnicien et conseiller de Nicolas Hulot, Stéphane Foucart résume à "gros traits" dans Le Monde (25 octobre) "le scénario redouté" par ce "pessimiste mais pas désespéré" :

"Dans un avenir tout proche - moins de trente ans -, la production mondiale de pétrole atteint son maximum, puis décroît inexorablement. Le prix de l’énergie s’envole, toujours plus vite. Les économies entrent en récession. Partout, les classes moyennes s’appauvrissent. Le réchauffement climatique s’en mêle : il achève de fragiliser les régions les plus pauvres du globe. Face à la pression migratoire qui s’accentue aux portes de l’Europe et de l’Amérique du Nord, les grandes démocraties sont tentées par la dérive autoritaire…"


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