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Croix rouges, ambulances, survivants

La revue de presse de Jacques Bugier - 22 octobre

, 22 octobre 2007

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Ambulance et chandelle

Jean Lacouture, chroniqueur d’ovalie dans La Croix (22 octobre), plaque l’ex-entraîneur et nouveau sous-ministre Laporte avec autant de style que d’efficacité :

« On n’aime guère hurler avec les loups, ni tirer sur une ambulance. Mais le pouvoir politique aura tout fait pour que le responsable de cette déconfiture soit jugé comme l’on fait d’un général vaincu ou d’un préfet houspillé par ses administrés. Comment se retenir de constater que le nouveau secrétaire d’Etat au sport se sera appliqué à rendre extravagante la promotion dont il bénéficie, vouant ses garçons à troquer l’inspiration contre la transpiration, le jeu contre la besogne, le feu contre la chandelle… »

Narcisse suisse

« Le populiste et xénophobe Blocher emporte la Suisse », titre Libération (22 octobre). Serge Enderlin, correspondant de Libération en Suisse, cite le politologue vaudois François Chérix :

« Soif de pouvoir inextinguible, auto-célébration narcissique, posture messianique du sauveur du peuple, désignation paranoïaque d’un ennemi extérieur (l’Europe) et d’ennemis intérieurs (les étrangers et les socialistes), attaques permanentes contre des institutions tournées en dérision. »

En exil intérieur

« Alzheimer, récits d’un exil intérieur » : passionnant et émouvant reportage de Pascale Kremer dans Le Monde 2 (20 octobre).

Deux portraits et entretiens : Claude Couturier et Marcel Brasey, atteints par la maladie de l’oubli, livrent leur quotidien, leur combat, leur calvaire.

Marcel : « Mes pensées s’envolent comme des bouts de papier. Toute la journée, je leur cours après. De temps en temps, j’en récupère une et je suis content. Quand il y en aura trop de perdues, j’ai peur que tout s’arrête. »

Claude : « Je suis dans un autre monde. Je suis comme déconnectée… Le cerveau en désordre. Ce sont des moments de néant. Je vis sans en être consciente. Je me perds… Enfin, ce n’est pas vraiment moi que je perds. C’est ce qui est autour de moi. Le temps, l’espace, les personnes. J’ai l’impression de perdre pied. Cela me donne presque le vertige. »

Superbes photographies d’Olivier Culmann : le rire à gorge déployée de Claude Couturier, 60 ans ; le regard bleu tendre de Marcel Brasey, 63 ans. Mme Couturier et M. Brasey consacrent tous deux une part de leur énergie et de leur générosité à s’exprimer et partager sur Internet : yahoogroupe vivremalgre_alzheimer, survivre-alzheimer.com.

Moi, Bayrou

Il est encore des citoyens qui prennent leur temps, pratiquent l’art du courrier et non du courriel, et font cette chose étonnante : réfléchir avant de réagir.

Ainsi de Pierre et Michelle Morice, habitants du Calvados et lecteurs de La Croix qui, ce 22 octobre, réagissent à une lettre parue le 4 octobre et ici même évoquée.

À qui évoquait le solitude, le coma politique et l’égotisme de François Bayrou, ils rétorquent :

« S’il est, bien sûr, relativement isolé dans le monde politique, c’est parce qu’il a eu l’honnêteté et le courage d’aller jusqu’au bout de ses convictions et de risquer effectivement la mort politique plutôt que de les renier. (…) Il [François Bayrou] n’éprouve pas, comme certains, cette fascination pour le pouvoir financier, cette vénération pour la réussite sociale, cet attrait pour les médias. Son "je" et son "moi" dont il est accusé d’abuser sont bien discrets par rapport à d’autres ! »

Noté 3.3/5 (03 votants)

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