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ADN introuvable, millions en vue chez EADS

L’enquête de la semaine sur expression-publique

, 8 octobre 2007

Vu 1454 fois | 0 commentaire(s) | Noté 5.0/5 par 01 votant(s)

Convergence introuvable : l’ADN comme clone du CPE

"L’évolution des débats sur l’amendement autorisant le recours aux tests ADN pour les regroupements familiaux " a "déplu" à 39% des répondants de cette enquête sur l’actualité de la semaine - et "plu" à 13% seulement.

La cote "plu-déplu" du ministre Brice Hortefeux se dégrade : il a "plu" à 26% mais "déplu" à 51%. Les répondants lui reconnaissent de "poursuivre ses objectifs" (50%) plutôt que d’en manquer (15%), ce qui serait plutôt positif.

Mais que fait-il ? Il défend les "mesures introduites lors de la discussion au Sénat" - test limité à la recherche d’une filiation avec la mère, autorisation préalable d’un juge, etc. ? Or ces mesures ne satisfont qu’un répondant sur 5 : elles "adoucissent excessivement le texte initial" selon 29 à 32%, "le corrigent mais insuffisamment" selon 33 à 38%.

Les répondants restent favorables ou opposés au test ADN dans les mêmes proportions que les semaines passées : 50% se disent défavorables au test, et 45% se disent même prêts à signer la pétition de Charlie Hebdo (qui a dépassé les 100000 signatures).

Cela rappelle le CPE, présenté à l’époque par le gouvernement UMP comme la combinaison de 7 dispositions pour l’emploi des jeunes ; opposants comme partisans avaient bien vu "where was the beef" : le licenciement sans donner de motif. La démarcation est d’autant plus claire qu’elle est symbolique, qu’elle touche la nature du lien social - hier en entreprise, aujourd’hui en famille.

600 millions trouvés pour Airbus ? Un État qui ferait son devoir

Les deux meilleures nouvelles de la semaine, pour les répondants, sont
- "le rapport de l’Autorité des Marchés Financiers" concernant EADS : 57% plu, 8% déplu ;
- "la prise de position de Nicolas Sarkozy en faveur d’une taxation des stock-options" : 49% "plu", contre 4% "déplu".

Il y a 6 mois, en pleine crise d’Airbus, le débat portait sur les devoirs de l’État actionnaire. François Bayrou remarquait : "Lagardère a cédé une partie de ses titres à la Caisse des dépôts et consignations qui a enregistré une moins-value de 600 millions d’euros soit le montant d’investissement dont Airbus a justement besoin aujourd’hui pour se redresser."

Pour les répondants d’expression-publique, "scandalisés" (68%) par un "délit d’initiés manifeste" (78%), les actionnaires doivent être au moins condamnés au "remboursement des gains et [à] une amende" (83%) - si ce n’est de la prison (43%). Une feuille de route claire pour l’État, qui a dans cette affaire "une grande responsabilité" selon 62% d’entre eux …

Une ouverture réussie comme au rugby : un camp déstabilise l’autre

La plus grande partie de cette enquête hebdomadaire porte sur "l’ouverture" de Nicolas Sarkozy. Pour 60 à 62% des répondants, c’est une "tentative de déstabilisation de la gauche" qui "gêne beaucoup" le Parti socialiste ; les "personnalités de gauche qui sont entrées au gouvernement sont utilisées sans pouvoir influencer les décisions prises". Nicolas Sarkozy comme le gouvernement Fillon sont "de droite" (63 et 65% respectivement) plus que "de rassemblement" (30 et 26%). Seuls 29% voient la majorité "perdre sa cohérence politique".

Si une entrée éventuelle de Claude Allègre au gouvernement a des partisans, 68 à 70% s’y opposent s’agissant de Julien Dray ou Jack Lang. Fermez le ban.

Feuilletons

Les autres bonnes et mauvaises nouvelles portent sur des sujets récurrents des derniers mois :
- "L’élection de Dominique Strauss-Kahn comme directeur général du FMI", "positive" pour 51% des répondants contre 9% ;
- "La décision de Vladimir Poutine de conduire la campagne de son parti aux élections législatives, ce qui lui permettrait de devenir Premier ministre", "négative" pour 61% contre 8% ;
- "Le vote par le Sénat de la possibilité de revenir aux tarifs réglementés d’électricité et de gaz en déménageant dans un logement qui n’y était plus soumis" a "plu" à 48% contre 3% ;
- "La décision du CSA de continuer à ne pas comptabiliser les interventions télévisées du président de la République dans le temps de parole du gouvernement et de la majorité" a "déplu" à 48% contre 13% ;
- "L’entrée en vigueur du nouveau système des heures supplémentaires soumises ni aux cotisations, ni à l’impôt sur le revenu" continue à diviser l’opinion : 39% la jugent "positive" et 37% "négative". On peut être, il est vrai, favorable à l’allègement de charges sociales, tout en trouvant la défiscalisation inéquitable !


Pourcentages sur les 2948 premiers répondants du 6 au 8 octobre, s’exprimant sur l’actualité du 29 septembre au 5 octobre. Voir ici une présentation de cette source d’information et de ses grandes différences avec un sondage représentatif.

Chacune des enquêtes hebdomadaires d’expression-publique commence par un palmarès des événements qui ont plu ou déplu aux internautes répondant à l’enquête. Viennent ensuite la cote plu/déplu des personnalités politiques, et plusieurs séries de questions thématiques.

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