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Il a cru voir un Noir

, 2 octobre 2007

Vu 1061 fois | 0 commentaire(s) | Noté 4.1/5 par 07 votant(s)

Avertissement : Achtung ! Attention, monsieur Bugier, vous allez passer les bornes au-delà desquelles il n’y a plus de limites ; vous allez être jeté aux chiens de garde, vilipendé comme un quelconque Finkielkraut.

Vous allez être poursuivi par la DSPP-SVAPK (Division spéciale de la police de la pensée – Service de vigilance antifasciste du politiquement korrekt).

Vous serez envoyé en camp de scoutisme et de rééducation crypto-trotskyste pour un stage intensif d’anti-racisme-sexisme-homophobisme, de désintoxication au sionisme, au différentialisme, au créationnisme et de désaddiction aux OGM, à l’électricité nucléaire et aux lectures insanes.

Oui, on voit bien d’où vous parlez, avec la lubricité de la vipère et le fiel du néo-conservateur, la casuistique du Jésuite, le machisme subconscient du verrat transalpin, l’eugénisme du Suisse alémanique, la bave de l’amateur de corridas. Vous serez condamné à porter un bracelet électronique en macramé bio, à deux années de réclusion dans une échoppe de commerce équitable et au port apparent des épinglettes Act up, RESF, CQFD, Attac et Bourdieu priez pour nous, sur un t-shirt de bure tissé dans une coopératives de lesbiennes de la banlieue d’Oulan-Bator.

Qu’en est-il ? Victime de votre sale manie de lire en commençant par la fin, de jeter Anna Karénine sous un train avant qu’elle n’ait cédé à la torpeur sexuelle de ses déterminants sociologiques, vous sursautez en lisant la conclusion de l’analyse de Stéphane Jugnot, "statisticien économiste (ENSAE)" -quoi ! vous oseriez remettre en cause la justesse de pensée d’un ENSAE !- dans les pages Rebonds de Libération (2 octobre) -saint Joffrin, priez pour lui.

Le prêche, intitulé "Statistiques raciales", s’achève en ces termes : « Ce n’est pas en collectant la couleur de la peau que l’on combattra réellement les discriminations. Elles naissent dans le regard de celui qui voit l’autre comme un Noir, comme un "basané". En le classant comme tel, on lui donnerait raison. »

Et alors ?

Alors : « Femme nue, femme noire Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté ! (…) Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau » ("Femme noire, femme africaine" in "Chants d’ombre", Léopold Sédar Senghor, 1945).

« Basané, e adj. Bronzé par le soleil, le grand air, ou naturellement brun. Un teint basané. » (Petit Larousse illustré, 2006)

Ma sœur à la peau de cuivre et de basane, aux noirs reflets luisants, aux joues de Soulages et au ventre de Rothko, j’aime à contempler le jeu de la lumière, des étoiles sur le soir et la nuit de ta peau, de la cour de promenade, à travers les grillages arc-en-ciel.

Noté 4.1/5 (07 votants)

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