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Les municipales 2008, piège et chance pour le MoDem

lundi 24 septembre 2007, par Olivier Berardi

Les élections municipales de mars 2008, et leur préparation concrète dans les communes, confrontent le Modem, formation politique jeune et inexpérimentée, à une rude expérience citoyenne.

Si nous ne voulons pas que cette échéance soit douloureuse, pour le véritable élan d’espoir qu’a constitué la candidature de François Bayrou et pour la voie qu’il propose, nous avons à résoudre un paradoxe.

Plus nous actualiserons et adapterons le projet politique de la campagne de François Bayrou, dans une affirmation à la fois de notre capacité de gouvernance locale mais aussi dans une dimension « tribunicienne » de contestation des freins et des immobilismes locaux :

- Plus nous augmenterons notre audience électorale.

Plus nous actualiserons et adapterons le projet politique de la campagne de François Bayrou au niveau local.

- Plus nous exploserons le paysage politique local et les vieilles alliances

Cela, la plupart des Présidents de Fédération, les élus, les cadres, voire une partie des adhérents ne peuvent l’admettre pour diverses raisons :

- Une incorporation manifeste d’un rôle de vassal auprès du RPR/UMP, depuis de trop longues décennies. Il est frappant de constater dans les propos et les paroles de certains, une mésestime de la personne morale UDF-MoDem.
- Les liens politiques, culturels et relationnels, avec les hommes et les femmes avec qui les combats électoraux ont été menés depuis plus de 50 ans.
- Un calcul humain et personnel, selon le vieil adage « On sait ce que l’on perd on ne sait pas ce que l’on gagne », doublé de la farouche intention de ne pas perdre ce que l’on a quelquefois thésaurisé depuis plusieurs décennies.
- Une peur quasi traumatique d’être « sous ses propres couleurs » dans une élection à scrutin majoritaire.

Les élections municipales, scrutin fatidique, vont obliger le MoDem à apparaître et à dire au corps électoral si son projet politique est réellement indépendant, authentique, juste et salutaire, pour les populations et les territoires.

Si nous voulons ensemble être des « prescripteurs d’opinions », nous avons à faire encore un « petit effort pour devenir démocrate… » et aimer toujours plus la liberté, quel qu’en soit le risque à court terme pour nos parcours et nos carrières.

Nous ne sommes pas simplement devant une nouvelle échéance et un nouveau combat électoral. Nous vivons un temps où il s’agit, ni plus ni moins, de construire et de proposer aux Françaises et aux Français une nouvelle offre politique de société.

N’acceptons pas que ce moment soit déprécié et ridiculisé.

Il est de notre responsabilité d’être présent à ce rendez-vous historique de l’histoire politique de notre pays.

On n’est jamais seul quand on porte un projet politique juste.